Les coulisses de la Press Room du LAPT : j’ai rencontré un shériff qui fait du coverage !

Ce qu’il y a de bien quand on est journaliste poker assigné aux coverages , c’est que l’on voyage beaucoup. Ce qui permet toujours de faire de nouvelles rencontres, et ce même si on se connait généralement tous en coulisses… Car si le nombre de journaliste ne cesse d’augmenter dans les Events comme l’EPT Deauville, lors des tournois américains, il n’y a jamais plus d’une petite vingtaine de journalistes, et ce sont presque toujours les mêmes depuis des années !

BJ (WPT) et Matt (Life's a bluff) : toujours là et toujours avec le sourire !

Lors du LAPT, nous sommes sur une estrade qui domine la pokerroom (et nous sommes cachés derrière l'écran qui annonce les niveaux)

Sauf que parfois, il arrive aussi de faire connaissance avec des personnes inhabituelles ; en l’occurrence un vrai Shériff ! Scott Diamond est une figure du poker qui se pointe parfois dans certains tournois pour alimenter son blog avec un semi-coverage. Car le poker est la passion de cet homme moustachu 100% ricain qui éprouve autant de fierté à exhiber son badge presse que sa carte de flic.

Scott, en plus d’être joueur et journaliste (notamment pour All In magazine et Pokerpages – lien vers un de ses articles dans lequel il explique avoir gagné un satellite par défaut car, alors qu’ils n’étaient plus que 3 en course, les deux autres ont commencé à se taper dessus avant d’être virés du tournoi !) ) est également à l’origine d’un chouette projet : Fallen Heroes, une association caritative qui s’occupe d’organiser des tournois depuis 2007 et dont les bénéfices sont reversés pour les bonnes causes. Cette année le tournoi de février au Commerce a regroupé 160 joueurs dont Mark Seif, Michael Mizrachi, JC Tran, Chad Brown, Chino Rheem ou encore Nam Le.

Et il n’est pas vraiment shériff. Il m’a expliqué un truc avec des élections, des députés, des circonscriptions et d’autres choses que je n’ai pas pigées du tout. En clair, il n’est pas au poste le plus haut : « Shériff », un job pour lequel il faut être élu par la population, mais « Deputy Sheriff », ce qui, au vu de l’accueil/déférence que lui réservent les gens qui le croisent, ne doit pas être mal non plus.

Un look de killer pour cet homme qui s'est déjà fait tirer dessus plusieurs fois

Je lui ai demandé si son métier était dangereux, surtout travaillant à Los Angeles, et il m’a répondu qu’avant d’avoir femme et enfants, il aimait l’adrénaline que lui procurait le métier. Qu’il était de nature extrêmement agressive et violente et que bosser tous les jours dans les guettos de L.A. lui plaisait… Et aussi que jouer au poker lui avait du coup permis d’apprendre à canaliser cette violence : on ne pête pas la gueule au mec qui beugle de joie en nous éliminant sur un gros bad beat… De même, il m’a raconté savoir d’instinct qui ment ou pas à la table : conséquence directe d’heures passées à mener des interrogatoires d’une main de fer.

Le plus drôle dans tout ça, c’est quand je lui ai demandé comment il était venu au poker et qu’il m’a répondu : « Je venais de me battre avec une femme très grosse, de plus de 150 kgs et qui m’était tombée dessus lors d’une intervention, me blessant gravement au bras et à l’épaule. J’ai donc été contraint de passer deux jours à l’hôpital devant la télévision. Nous étions en juillet 2003 et sous mes yeux, un quidam venu de nulle part, Chris Moneymaker, a remporté des millions de dollars. Et là, comme tout le monde à ce moment là, je me suis dit que moi aussi je pouvais faire ça… »

« Du coup, j’ai commencé à trainer autour des gros Events, histoire d’être dans le public et de vivre ces émotions fortes. J’ai aussi commencé à jouer un peu et un jour, alors que je me promenais au Bellagio en décembre pendant le WPT, je suis tombé sur Joe Sebok et Gavin Smith qui m’ont proposé d’intervenir en direct à la radio. Ils m’ont appelé « The Deputy » et le surnom n’est jamais parti. La passion non plus, même si je n’ai pas assez de temps à y consacrer. »

C’est aussi pour ça que j’aime le poker. Parce qu’il s’agisse de nerds boutonneux, de multi-milliardaires en quête de sensations fortes, d’une mamie qui préfère jouer que tricoter ou encore d’un shériff avide de millions, le poker ne connait pas de frontières dans les classes sociales, les genres ou les milieux professionnels…

2 Réponses to “Les coulisses de la Press Room du LAPT : j’ai rencontré un shériff qui fait du coverage !”

  1. ANO Says:

    Bonjour,
    je souhaiterai vous envoyer des infos poker. Pourriez-vous m’envoyer votre adresse mail? Mon e-mail: s.ringenbach[at]f2scom.com

    Merci!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s


%d blogueurs aiment cette page :