Le WPT Invitational de Los Angeles comme si vous y étiez !

C’est avec un immense enthousiasme que j’ai aperçu les lumières de Las Vegas depuis le hublot de l’avion : oubliées les 11 heures de vol, ignorés les remous/trous d’air de l’atterrissage dus à une tempête bien installée depuis la veille : j’ai atterri à Sin City heureuse (et un peu nauséeuse, avouons-le) et très motivée à l’idée de partir 48h plus tard pour Los Angeles et son WPT.

Je n’étais pas revenue à Vegas depuis les derniers WSOP et je me suis souvenue immédiatement de ce qui m’avait tant manqué : les restaurants. Personne ne me croit quand à la question « dans quelle ville mange-t-on le mieux ? » je réponds en souriant « Sin City ». Nulle part ailleurs dans le monde on trouve en effet une telle concentration de bons restos. Et pas forcément les plus chers par ailleurs puisqu’un burger du In’n’Out (« sluuuurp… ») coute dans les 3 dollars…

Outre ce fast food bien connu de tous, j’apprécie tout particulièrement les établissements Italiens ou Japonais, qui proposent des rolls et autres préparations à base de sashimis particulièrement gouteuses et à prix fort raisonnables (ou pas).

Un cadre sublime, des plats délicieux, un service hors pair... What else ? (en photo : le Shibuya)

Mais Vegas étant avant tout la ville de la démesure et de la consommation à l’extrême, on trouve aussi une foultitude de restos à l’addition franchement relevée. Ainsi, il y a quelques jours, j’ai ainsi eu le plaisir d’essayer « l’Atelier Robuchon », au MGM et de pouvoir même féliciter le chef frenchie en personne qui était de passage dans ses prémices ! Si c’est pas la classe… En tout cas, je me suis régalée et ai donc ajouté un nouvel établissement à ma liste de restos anti-badbeat : ceux où le réconfort arrive dès la première bouchée comme une vague (d’exquise) guimauve …

Dans la liste nouveauté, j’ai également été visiter la toute nouvelle tour du Cosmopolitan (entre le Bellagio et le City Center), qui n’existait pas encore il y a un an et qui offre, en toute simplicité, des dizaines de boutiques, une douzaine de restos hallucinants de part leur carte et leur déco et des chambres au-delà du réel tant elles sont belles et bien décorées. Oui, mieux que celles du Encore. Il faut dire que la vue offerte par le lieu y fait beaucoup aussi…

Une vue sympathique depuis la terrasse du dernier étage du Cosmopolitan, non ?

Mais un des intérêts majeurs de ce tout nouveau casino (c’est bien connu, ça manquait à Vegas un nouveau casino, un nouvel hôtel, d’autres restos…) réside dans sa boite de nuit : le tout nouveau et flamboyant Marquee.

Après avoir vu le Surrender au Encore, je pensais avoir tout vu. Et bien non. Le Marquee est ma nouvelle boite préférée. Elle est construite comme le XS, avec un immense espace extérieur piscine/bungalows et une piste de dance façon scène de concert (avec écran géant derrière), le tout dans les proportions à l’allure plus intimistes que les deux autres boites du Wynn (mais toutes trois font dans les 6000 m2, oui oui…). Bref, moi qui ne suis pas une fanatique des boites, j’avoue que là, j’ai eu hâte d’y revenir pour célébrer une victoire ! (et je finis sur une spéciale dédicace à Thierry C., un mec aussi brillant que gentil : super rencontre !)

Par la même, je confirme que Roger Sanchez, malgré un nom à coucher dehors, est un très bon DJ sachant mettre le feu aux poudres !

C’est le moment où vous m’interrompez. Ce post s’intitule « Le WPT Invitational comme si vous y étiez» et je n’ai même pas encore mentionné Los Angeles. Mais j’y viens, vous allez comprendre.

Etant arrivé depuis 48h aux USA (9h de décalage horaire avec Paris), mon organisme n’était pas vraiment frais. Je qualifierais même volontiers mon cerveau de « franchement mou » depuis mon arrivée sur le territoire américain. Alors quand vous rajoutez à cet état général une soirée en nightclub (j’ai cru que je ne me motiverais jamais pour y aller mais en fait, une fois sur place, l’ambiance était telle que la fatigue s’est – presque- envolée), je vous laisse imaginer ma tête le lendemain matin, après 5 heures de sommeil et 5 heures de route jusqu’à LA. Le tout pour jouer le soir même dans ce fameux tournoi…

Parlons peu, parlons bien : je suis arrivée à ce tournoi, qui débutait à 20h, cuite comme un poulpe. L’œil hagard, la parole hésitante, une envie de dormir irrépressible et l’impression étrange de flotter dans un monde parallèle et étrange depuis que je m’étais extraite du lit.

En effet, sur la route, une tempête de neige s’était mystérieusement levée faisant chuter d’un coup la température de plus de 10 degrés en seulement quelques kilomètres. En quelques minutes, la voiture s’était retrouvée prise dans un tourbillon de neige. En Californie. Le pays où dans les films hollywoodiens, on fête Noêl en slip et en se plaignant de la chaleur. Une fois ce triangle des Bermudes passé, l’arrivée au Commerce Casino s’est déroulée sans heurts, au fil des milliers de kilomètres de bétons des autoroutes qui quadrillent la ville sur trois niveaux et parfois huit voies de voitures qui roulent en fil ininterrompu d’un quartier de la ville à un autre.

Panique : ma valise compte quelques pulls et autres sweat shirt : pas de mouffles ni de bonnet ! Mais c'est quoi ce délire de tempête de neige à Los Angeles ?

Près de mille personnes étaient réunies au Commerce, le Casino le plus vilain/kitch/croûte du monde (plantes en plastiques, lumières néons, statues greques en stuc), pour jouer au poker. Sauf que sur les 500 qui participaient à ce freeroll dont les 200 000$ de prizepool sont offerts par un sponsor, beaucoup n’avaient jamais joué au poker. Ou alors vraiment très peu. J’ai vu des coups que vraiment, je n’avais pas vus depuis longtemps. Exemple : UTG limpe 400, Mid limpe 400, SB+BB checkent. Flop 8 9 J tricolore. Un limpeur envoie 7 700 et tapis avec KJ et c’est insta-call par la SB avec Q-4o qui possède 10k devant lui au total. Pas mal hein ?

Sinon, dans le même style, un joueur qui limpe/folde pour 200 alors qu’il a un tapis de 350. Ou alors un joueur qui open shove pour 1600 sur des blinds 100/200/25 et qui est insta-call par une joueuse milieu de parole avec 6-7s pour un tiers de son tapis… Bref. Des coups hallucinants et qui ont le mérite de faire perdre la tête aux joueurs réguliers.

"Vraiment sympa ce coup que tu viens de jouer. Tu m'expliques ?"

Cette année, les frenchies sont venus en force ! (de g à dr : A. Dreyfus, Fabsoul, Moi, N. Levi, D. Kitai : pas sur la photo, Emilie, Caro, G. Darcourt et P. Ktorza)

A l'heure où j'écris ce post, Almira, bien que jet laggée elle aussi, est en table finale à 6 avec son collègue Davidi, yeaaaaah (chess)babyyyy !

Du coup, j’ai joué dur tout du long de ce tournoi turbo : impossible de squeezer, surrelancer light, bluffer, c-bet en slip etc… A ma table, ceux qui limpaient payaient ensuite toute relance : normal, limper voulait dire « bien aimer sa main et vouloir voir un flop coute que coute». Mais bon, tout ceci ne m’a pas empêché de toutefois monter des jetons avant de sauter gaiement après avoir perdu notamment quelques tirages puis trois coups préflop : JJ vs KK, 99 vs 77 puis 22 vs AA une fois short. Bref, rien de palpitant et rien d’intéressant.

L’intérêt était plutôt dans le côté fun et hors des sentiers battus de la chose. Cette soirée était un véritable melting pot de pros et de joueurs du dimanche, tous de bonne humeur et prêt à passer un bon moment : qualifiés, animateurs TV, acteurs dans des séries que je n’avais jamais vues, comédiens rigolos (mais dont les blagues sont insaisissables même quand on est bilingues), producteurs, télé-réalité heroes, sportifs du cru (basketteurs, footballeurs…), chanteurs que l’on a pas vu depuis longtemps et autres personnalités habituées du circuit, à l’instar de Don Cheadle ou Jennifer Tilly. Et je peux vous dire que l’ambiance n’avait vraiment rien à voir avec un tournoi normal.

Il fallait faire la queue pour marcher sur le tapis rouge : pas un problème pour ces jeunes starlettes en plein rêve holywoodien !

Vas-y que je te hug, que je te hurle « How are you darling ? » (ce qui est probablement une marque de politesse, plus c’est fort : mieux c’est), que je te flatte « Oh my god, you look woooonderful ! », que je t’offre à boire, que je te fais la conversation et qu’accessoirement, je cherche à copiner avec Untel parce qu’il connait Machin ou Untelle parce qu’elle dirige le Studio Bidule.

Une vraie foire à la saucisse.

Et à propos d’andouille, mention spéciale à un de mes voisins de table, un pseudo-bogoss cocaïné jusqu’à la moëlle, qui, comme toute personne aux narines lourdement farcies, ne s’est pas rendu compte d’à quel point il était saoulant, collant, relou et, accessoirement, complètement inintéressant. J’ai cru comprendre qu’il était producteur, qu’il avait bossé avec Machin et Truc, qu’il avait une fille, et qu’il était là pour « Paaaaartyyyy ! Come on Guys ! Let’s have fun ! What’s your name again ?». Un vrai boulet. Pour la blague, c’est d’ailleurs lui qui avait limpé pour 200 puis fold avec 150 derrière. Bref.

Si je fais la comparaison avec une foire à la Saucisse, c’est parce que ce n’était chic, ni classe mais drôle à regarder. C’était une sorte de raout bruyant où chacun parle fort, mange en faisant du bruit, hurle, s’observe en coin, cherche à approcher les « superVIP », le tout avec trois personnes minimum au mètre carré.

En fait, ça m’a fait penser à un repas de Thanksgiving auquel une famille plutôt bourgeoise vous avait invité l’an passé. Un repas auquel nous étions arrivés bien habillés (comme à Noël), avec fleurs et champagne pour la maitresse de maison, obv. Le tout pour découvrir une maison pas rangée et au sol couvert de vêtements, jouets, chaussettes sales. Avec un buffet dans le fond de la cuisine qui proposait des plats servis direct dans les récipients en plastique/alu du traiteur, un caisson à binouzes et des fourchettes en plastique. « Help yourself ! Have fun ! »

Ah oui, c’est sûr qu’on s’est marrés. Surtout quand, une fois notre assiette terminée sur un coin de table (personne ne mange en même temps), on nous avait proposé de nous vautrer sur le canapé devant l’énorme écran plat dernier cri pour regarder tous ensemble un match de baseball (ou de foot, ça m’a pas vraiment marquée), à côté du tonton en chaussettes de sports qui se grattait les coucougnes en descendant de la bud light.

Sur le coup, je m’étais dit qu’ils avaient décidemment une étrange façon de célébrer leurs fêtes de famille mais j’ai appris que de nombreuses familles aux USA recevaient de la même façon : à la bonne franquette, dans les couverts en plastique, dans le chaos le plus total, le tout dans un bruit hallucinant (Mais pourquoi ils parlent aussi fort quand ils sont face à face ?).

Et cette soirée sous le signe du caritatif (nous avions le choix de prendre un rebuy pour 200$, qui irait direct à la charité ; de même les joueurs peuvaient donner une partie de leur gains à la fin) était logée à la même enseigne. Aucune classe ni atmosphère feutrée mais un joyeux bordel finalement plutôt réjouissant à regarder et surtout, organisation irréprochable, ce qui ne manquera jamais de m’épater chez les ricains. Malgré un chaos apparent total, chacun était à son poste, à faire son boulot, le tout avec une notion du service qui n’existe qu’ici. Une serveuse, même méga-débordée, va toujours prendre votre commande en souriant.

Ca a été la ruade au buffet (bon, sur la photo, on ne voit pas vraiment, je l'ai prise une fois le tournoi commencé). Quel pied de pouvoir grignoter des mignardises et autres bouchées gourmandes juste avant d'aller jouer : un apéro dinatoire qui devrait d'ailleurs être obligatoire avant tous les gros events...

Une fois éliminée, je vous passe sur le retour à l’hôtel via un chauffeur du Commerce qui nous a drivé un couple de jeunes texans bourrés et moi (le surréalisme est revenu : alors que j’étais morte de fatigue, le chauffeur a roulé 10 bornes dans la mauvaise direction avant de comprendre son erreur et de se marrer, d’ensuite s’arrêter pour une pause pipi dans les fourrés, puis j’ai entendu un mec siffler l’hymne nationale américaine avec son nez au téléphone (« Tiens écoute ! ») et, bouquet final, « Claire, can I please take a picture with you, me and Capone ? » Capone étant un nain de jardin miniature. Véridique).

Pour résumer, je dirais en tout cas que c’était une soirée plutôt fun et surprenante à laquelle j’ai été ravie de participer, même si j’aurais obviously préféré repartir avec une part du gateau ! Dès demain, je m’attaquerais à un des trois tournois que je prévois de jouer, un 350$, un 550$ et un 1100$, plus un satellite pour le Main Event à 10 000$. Je vous tiens évidemment au courant !

PS : Mon prochain tournoi bounty sur 888 aura lieu le 27 février à 21h : venez nombreux, c’est fun et c’est bon pour votre bankroll !!! Je fait d’ailleurs une précision sur le dernier : j’ai failli le gagner ! Damnit redamnit et reredamnit… D’ailleurs, rien qu’à y penser, ça m’énerve encore tiens… VGG en tout cas à  Gui_10 qui m’a battue en heads-up, remportant donc le bounty de 88 euros et la win pour la seconde fois depuis la création de ce tournoi !

UPDATE : Je suis depuis 30 minutes au téléphone avec le support clientèle de 888 pour tenter de jouer mon bounty depuis les USA (je crois que je peux jouer ici mais l’inscription doit apparemment être faite depuis l’Europe). Raaaaaaah… Le support me tient au courant ! Il y a encore une heure de late reg’, je croise les doigts !

18 Réponses to “Le WPT Invitational de Los Angeles comme si vous y étiez !”

  1. mr4b Says:

    ça fait plaisir ce compte rendu🙂 et ça me rapelle des souvenirs du Commerce, qui, bien que kitch, est assez impressionnant de par sa grandeur, et son nombre de table de poker et de variantes asiatiques toutes plus bizarre les unes que les autres …🙂
    Have fun Claire, on vit un peu ça par procuration là :p

  2. Recette Cuisine Faile Says:

    J’adore le poker quand c’est raconté comme cela. Les « coucougnes » m’ont bien fait rire.

    Merci Claire pour ces bons moments de poilade.
    Longue vie au kitsch !

  3. D8 Says:

    les coucougnes c’est parceque ce blog est labélisé par l’accadémie française depuis sa victoire aux blogscars.
    sinon connaissant claire elle aurait bien évidemment pas été aussi classe et disctinguée!!!

  4. D8 Says:

    au fait normal le call avec Q4 sur un flop J98. Over card, tirage quinte, possibilité de brelan de 4 runner runner (celui là t’y penses jamais)
    ..
    Bref un call évident. Tu devrais réviser Harrington!!

  5. nico de saint malo Says:

    super article a chaque fois j’ai l’impression d’y etre ,je sens meme l’odeur du buffet!!!

  6. Rincevent Says:

    cuite comme un poulpe… une petite pensée pour Paul. RIP😦

    Bon je vois que ma haute loire profonde n’a rien a envié à ces saucissonades!

  7. EZEQK Says:

    Sympa de pouvoir se roder sur un évènement de ce type, avec saucisses ou pas, avant d’attaquer les tournois « sérieux ».

    Cuite comme un poulpe m’a bien fait sourire aussi.

    Bon séjour, have fun et GL pour la suite.

  8. carter Says:

    j’adore toujours des articles comme ca et j’ai bien aime « les coucougnes », les pseudos starlettes et le pseudo beau gosse cocaine jusqu’a a la moelle.
    a plus pour de nouvelles aventures

  9. TiTi PoKEr Says:

    T’as pas honte de nous faire saliver comme ça ??

    Précision, le baseball se joue avec un morceau de bois en main, et une petite balle, le football avec un gros ballon et se joue au pied, ou s’il s’agit du football américain, ils portent tous des casques et ont un ballon ovale🙂

  10. D8 Says:

    Bon je viens de lancer officielement la chasse à la Claire sur mon blog!

  11. D8 Says:

    Oui ce sont juste les blogueurs, histoire d’être élu par ses pairs… (paires?! pères? enfin bref tu vois ce que je veux dire!)
    J’estime que la crédibilité sera renforcée!

  12. Stéphane Says:

    Claire !? Pince-moi, je rêve ! Je me prépare à faire un hors-sujet complet et en public, mais c’est vraiment trop dur de résister. Et puis Facebook, pour tout dire, je ne sais pas encore comment ça fonctionne, ce machin. Mais…hmmm comment dire…tes copines du collège, le centre équestre, le canoë à l’étang, ce genre de petites madeleines préhistoriques, ça ne te dit rien ? Je te souhaite plein de succès, d’aventures, et surtout de continuer à réaliser ton rêve ! Pour vivre et donner de la densité au temps, il faut se mettre en danger, n’est-ce pas ? Stéphane

    PS: Je n’y connais absolument rien au poker. Ni à aucun jeu de cartes d’ailleurs (sauf de vieux restes de bataille et de kilo de merde). Et puis quand j’étais gosse, je n’osais déjà pas parier mes billes, alors de l’argent, oh my god !

  13. guillaume Says:

    Ah j’attendais le petit mot sur le dernier bounty😀

    Je suis donc prés à réiterer le même résultat sur le prochain tournoi.

    Avec la victoire 888 m’avait offert une entrée au 5000€ à 25€ de buy-in.
    Bien sur, comme de fait exprés, je termine à la bulle sur ce tournoi GRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR
    Je soupçonne quand même un non jeu sur la deuxième table lors de cette fameuse bulle. M’enfin……

  14. Kof Says:

    Quel CR !
    Je suis pas sûr que j’aurai aprecié ce genre de soirée, mais raconté par toi ça a de la gueule lol

  15. Lisou Says:

    Juste MERCI,
    parce que là je suis en cours où je m’ennuie comme un rat mort, et tes articles m’illuminent mon aprem! (« mais pourquoi elle se marre comme une baleine la blonde dans le fond? »)

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s


%d blogueurs aiment cette page :