Yes I Cannes ! (ou presque)

Une table de massage, hotel 3.14 à Cannes. Les pouces de la thérapeute se promènent le long de la colonne d’une mystérieuse cliente blonde.

Le dos de la cliente : « Clacclacclaclacclac »

La thérapeute : « Mademoiselle, je ne sais vraiment pas ce que vous avez fait mais je n’ai jamais vu quelqu’un avec un dos aussi noué. »

La cliente : …

La thérapeute : « Parce que là, ce n’est plus une colonne que vous avez, c’est un chapelet de prière »

Le dos de la cliente : « Clacclacclaclacclac »

La cliente : « Disons que j’ai passé cinq journées un poil… stressantes… »

Un poil stressantes c’est rien de le dire. Je crois que j’ai encore perdu quelques kilos rien que par la contraction permanente de tous mes muscles pendant les cinq jours de bataille intensive que j’aurais livrés lors de ce Partouche Poker Tour.

Et encore, heureusement que le 3.14 à Cannes offrait un cadre propice à la détente... (youpi la piscine sur le toit !)

En effet, avant de pouvoir participer à ce qui est désormais un des plus importants tournois au monde, il m’aura fallu décrocher mon ticket lors d’un satellite qui ne fut pas de tout repos : à la bulle, avoir un tapis moyen était synonyme de 7 blinds.

Nous avions donc logiquement proposé de partager les 6000 euros offerts à la 12e place entre la 13e et la 12e place afin de libérer le jeu et surtout les petits tapis, afin qu’ils sautent plus vite. Mais un certain Thibavol, qui avait non seulement déjà son ticket mais en plus pas mal de jetons, avait refusé pour des raisons mystérieuses « C’est parce que je suis méchant » nous avait-il sorti. Ce qui nous avait fait beaucoup rire parce que « méchant » n’était pas vraiment l’adjectif à employer dans ce cas précis…

En effet, ses jetons lui assuraient d’office un ticket et le deal permettait tout simplement d’accélérer la chose en libérant instantanément les micros-stacks voisins. Bref… J’ai ship mon ticket quand même ce qui m’a rendue folle de joie : j’allais enfin participer au Main du Partouche pour la première fois !

Je suis arrivée hyper motivée et détendue, ce qui ne m’a pas empêchée de perdre la moitié de mon stack en floppant brelan max sur un flop avec tirage couleur qui rentre à la river… Mon adversaire, un corse d’une soixantaine d’année que je ne n’avais pas encore vu jouer, envoie un gros bet river. Je paie pour voir les nuts et me mords les doigts de ne pas lui avoir donné plus de crédit.

Sauf que ce même joueur va ensuite me rendre tous les jetons (avec les intérêts) en mettant en pratique son move préféré : l’overbet bluff  flop/turn. Genre 6k dans un pot de 4k avec une main médiocre. J’ai donc eu plusieurs fois à prendre des décisions pas évidentes, notamment un call à tapis avec top paire kicker moyen+ (AT sur As high flop -ou ptet AJ, me souviens plus), au turn, sur un board avec tirage quinte et couleur. Je paie uniquement car je le sens faible (et que ça fait 15 fois qu’il nous fait le coup) et remporte aisément le pot face à son A2.

Je vais ensuite devoir refaire un coup similaire le lendemain quand j’arrive à ma nouvelle table avec 42k (moyenne 55k). Je raise UTG avec AJ, un joueur paie et le flop vient A87 tricolore. Je c-bet, il paie. Le turn est un 9 qui ouvre les piques. Je continue à miser et il paie à nouveau. Et quand la river tombe, un petit pique, je décide de checker pour induire un bluff de sa part et prendre ainsi le plus de value possible. En effet, j’ai étrangement la conviction d’avoir la meilleure main et qu’en plus, il ne va pas se priver pour exploiter cette scary card au mieux en me poussant à tapis. Ca ne rate pas et il m’envoie immédiatement une salve qui me pousse à tapis. Je paie rapidement, certaine que oui, j’ai vraiment la meilleure main sur le coup (je le mets sur une main de type 9T) et qu’il faut que je suive mon instinct : il me montre 67, me permettant de doubler dès le départ !

Ensuite, ma journée sera faite de petits coups gagnés ici et là qui me feront terminer le day 2 avec un tapis confortable de 172k, soit pile la moyenne. Puisque l’on parle technique, j’ai le souvenir aussi d’avoir joué un coup assez rigolo. Je relance avec une paire de 10, un joueur paie et un autre 3-bet au bouton. Je sens qu’il est lourd et décide, au vu des jetons au milieu, de just call, histoire d’emmener l’autre joueur et de voir ce qui va se passer au flop.

Ce dernier arrive A66, je check, l’autre aussi et le bouton c-bet. Sauf que j’ai vu à sa tête qu’il a détesté l’as. Et que son raise préflop représente soit AK, soit une grosse paire. Et je penche à 95% pour la grosse paire. Je décide donc de le check-raise, sachant très bien que je ne représente pas grand-chose (sauf AK que je jouerais pareil) mais que je le force à prendre une décision désagréable. En plus, c’est pas un joueur qui m’a l’air super dangereux ou expérimenté (sinon, je ne l’aurait pas fait). Donc soit le mec push, soit il fold. Il pourrait ptet aussi call (il aurait alors investi plus d’un tiers de son tapis) et voir si je me motive à continuer à bet au turn (ce que j’aurais fait, puisque j’avais la certitude qu’il avait peur de l’as). Il hésite et finit quand même par jeter sa main en râlant. Il me confiera plus tard avoir les dames…

UPDATE : Ah mince, à la relecture, on me dit dans l’oreillette que le joueur en question n’était autre que Tobias Reikenmeier (2,3 millions de dollars de gains au compteur). Ahahah. Nice read Claire, mouhahhaaaa ! (ça n’empêche que je savais qu’il n’aimait pas l’as quand il est tombé, na !)

Je voudrais maintenant faire une parenthèse sur un coup qui m’a indirectement forcée à ne plus jouer pendant une heure tant il m’a énervée. Voilà l’histoire : je suis assise pile à la gauche d’un jeune trentenaire habitué du circuit que j’ai l’habitude de croiser à Paris, Vegas ou ailleurs (et dont le nom est bien connu mais que je tairais ici). Nous échangeons quelques mots, papotons, je partage un gâteau que j’ai amené avec lui, bref, une relation logique de bon voisinage s’installe.

C’est alors qu’arrive un coup que j’ai à jouer contre un autre adversaire avec paire de 10 en main sur un board avec un As flop et un valet river. Il me fait une belle mise river après avoir payé mon c-bet au flop (j’ai check behind turn) et je me tâte à payer, pensant malgré tout avoir la meilleure main. Il me manque des informations ; j’ai besoin de lui parler. Je commence donc, de façon traditionnelle par lui demander s’il a raté sa flush et s’il veut que je paie.

Et là, à ma totale consternation, l’habitué du circuit sort en plein milieu du coup : « Mais elle a pas le droit de faire ça ! Mais non, c’est interdit de parler !» J’ai cru halluciner, mais non. Mon voisin pseudo-collègue du circuit, qui n’est pas dans le coup, se permet de m’interrompre pendant ma réflexion et pendant le déroulement de la main ! Ensuite, mon adversaire va s’empresser de dire « non, tout va bien aucun problème », mon voisin va en remettre une couche, moi aussi ; bref, toutes les conditions sont réunies pour que le croupier appelle le floor pour clarifier la chose = possibilité de pénalité pour moi.

La règle dont il est question fait évidemment polémique : instaurée par la TDA et au nom de la protection contre la collusion, elle interdit à deux joueurs en heads-up de se parler de la main en cours. Ce qui est complétement débile, particulièrement en cas de mise river et de réflexion en face. Un amendement, proposé par Negreanu (qui est le premier à se battre contre cette privation stupide d’un skill évident) devrait d’ailleurs faire revenir les choses dans l’ordre en autorisant toute forme de parole à la river quand on fait face à un bet.

Bref. De toute façon, cette loi est contestée et peu appliquée. La preuve veut que le croupier, qui est sensé faire le flic à la table, n’ait rien relevé. Non, il aura fallu que ce soit le cafard assis à côté de moi qui décide de le faire. Avec une justification imparable : « Si je peux pas le faire, tu peux pas non plus. »

Pfff, la nature humaine n'aura jamais fini de te surprendre, me disait-on. Ben tu m'étonnes. J'en apprends tous les jours...

Parce que la suite de l’histoire, c’est que j’ai payé, que j’avais raison et que la raison pour laquelle j’ai payé, c’est parce qu’évidemment mon adversaire s’est subtilement trahi en me répondant. Ce qui n’a pas plu du tout à mon voisin, visiblement très jaloux et énervé que je puisse prendre des jetons de cette façon et pas lui…

Ensuite, il s’est levé pour aller voir directement Matt Savage (« T’inquiète pas Claire, je parlerais pas de toi, j’ai pas envie que tu aies une pénalité »), et a directement parlé de moi. A moins qu’il ait employé le mot « she » pour parler de la seule nana assise à la table d’à côté… Ahahah. Cette règle est absurde et on est bien d’accord que ça crée des problèmes mais j’aurais aimé que celui que je prenais pour une connaissance sympa du circuit attende la fin du coup pour l’ouvrir. Ou qu’il ne l’ouvre pas du tout, évidemment…

Mais il ne faut pas trop en demander à des mecs comme ça (que quelques copines à moi détestent aussi par les remarques humiliantes qu’il peut leur sortir à la table). Ca m’a rappelé les mecs qui trichent en classe (mais attention, en plus, moi, je trichais pas hein !). Il y a ceux qui se disent qu’ils vont devoir bien bosser dans leur coin pour avoir une bonne note et qui se foutent bien de ce que font les autres et puis il y a ceux qui caftent au prof avec enthousiasme…

Bref, me voici donc en day 3, après une nuit de prébulle qui sera, par définition, mouvementée. L’autre soir au resto, j’ai résumé ça en une seule phrase : « Il n’y a rien que je déteste plus que de trimer comme un veau pendant trois jours et buster comme une moule à la bulle ». Encore pardon à Manu B, qui était assis juste à côté de moi et qui a éclaté de rire devant ma maladresse éternelle ; il avait sauté moins de 10 places avant l’argent…

Comme prévu, la bulle a été incroyablement longue et pénible. Et bien que j’ai eu à un moment un stack confortable, je ne pouvais pas me permettre de mettre la pression à table car j’avais deux bons joueurs assis devant des montagnes qui eux, se faisaient une joie de nous squeezer comme des oranges. Si je relançais, je savais que ce coup pourrait me coûter mon tapis. Du coup, je l’ai fait profil bas et j’ai joué de façon très mesurée…

J’ai eu un pincement au cœur en voyant Remi être éliminé à la 65e place puis Jean-Jacques à la 64e. J’aurais vraiment préféré voir des joueurs random prendre la porte… Quoiqu’il en soit, nous étions dans l’argent et désormais, seule la place en TF occupait l’esprit de tout le monde. Le million, le million, le million !

Ensuite, j’ai récupéré pas mal de jetons contre Willy Korchia dans ce coup : il limpe à 5k UTG+1, je raise à 16k avec AJ (décidemment, j’ai beaucoup joué AJ…), Tristan paie dans les blinds et Willy aussi. Le flop vient JTx avec deux trèfles. Check de Tristan et Willy, je bet 25k, Willy me raise à 60k et là, je décide que j’ai la meilleure main donc zou, à tapis pour 110k de plus. Willy finira par folder la même main que moi, me voyant sur une overpair. Ce coup le permet donc de terminer avec un tapis de près de 300k, pour reprendre le lendemain sur des blinds à 3k/6k.

Après un agréable resto et une semi bonne nuit de sommeil, j’ai donc repris place à 47 joueurs restants pour le Day 4. Le premier Day 4 que je n’ai jamais joué, d’ailleurs… Jamais je n’avais eu une aussi belle profondeur de jetons en étant aussi loin dans les places payées : mention particulière de félicitations donc à l’organisation pour leur incroyable structure qui laisse la place à du vrai beau jeu !

Mais la journée va être particulièrement difficile… Je vais réussir à placer à 3-bet light (ça ne m’arrive que si le spot semble vraiment safe), un 3-bet/c-bet avec AQ sur un flop hauteur roi contre Emile Petit (qui joue par ailleurs très bien et qui en plus est très sympa -désolée Mec, je t’ai menti, mais on était à la même table), un raise avec paire de 10 pour prendre les blinds et voilà. Le reste n’aura été qu’une succession de 7-3, J-2 et autres cartes que l’on a envie de faire manger à son voisin. En plus, à ce niveau du jeu, les ouvertures sont rares… Donc j’ai attendu.

Et si je faisais ma tête de méchante N°1 ? Ca devrait les clouer sur place. Ou pas.

Puis vient le coup fatal, qui a donné lieu à débat. Je vous laisse juge.

Nous ne sommes plus que 35 et Ludovic Lacay vient d’arriver à la table. Il relance à 17k en début de parole (blinds 4k/8k), Pantaleo l’italien fou paie (au lieu de 3-bet, ce qui est son move préféré) et je complête de BB avec paire de 3.

Le flop vient comme une merveille : 3 7 Q tricolore. Ultra dry. Aucun tirage possible. Le pied intégral.

Je check, Ludo c-bet (je me dis qu’il va c-bet avec quasi any card) à 25k, Pantaleo paie (je pense qu’il a touché un 3 ou un 7, voire une dame toute pourrie, voire même hauteur as, voire un float total ; bref, je suis pas avancée mais j’enlève d’office 77, QJ, KQ ou AQ avec lesquelles il aurait tribet préflop) et je réfléchis longuement pour payer, comme je l’aurais fait avec Q9, QT ou QJ. Je n’ai à ce moment pas envie de relancer car au vu de mon image, j’afficherais encore plus de force qu’en just call. Même si je sais bien que toutes leurs alarmes s’allument quand je paie, j’ai envie de leur donner une chance de toucher quelque chose, genre double paire ou top paire, au turn. Car pour l’instant, je sens bien qu’aucun des deux n’a une main sympathique qui pourrait supporter un raise de ma part.

Le turn vient, un 4 qui ouvre les piques. Bon, c’est loin d’être la carte la plus scary du board. Je checke à nouveau, Ludo aussi et Pantaleo envoie 65k. Youpi hourra, je me vois belle et pars instantanément à tapis pour 110k de plus. Ludo réfléchit longuement avant de passer tirage couleur et gutshot avec 6 et 8 de pique. Et l’italien me snappe avec… 5 et 6 de trèfle pour une affreuse ventrale trouvée au turn. Ca ne double pas river et zou, au cashier.

Vous trouvez le coup standard et bien joué ? C’est aussi ce que je pensais. Avant que mon professeur préféré ne remette les choses en perspective… (« Claire, bien sûr c’est un set up et je peux pas dire que tu aies mal joué MAIS… »)

Voici l’explication : tout est question de prendre le maximum de value tout en prenant le moins de risque. Le problème, c’est que je suis première de parole et qu’en just call au flop, je montre de la force. Si je sais que Ludo, pas fou, va souvent check, l’autre, bien qu’il soit un peu taré, risque aussi de check behind aussi s’il ne touche rien. En ne faisant que payer, je donne deux free card à deux joueurs différents. Et je n’ai qu’un brelan de 3, pas brelan de dames… Même si leurs outs sont limités, ils existent et je prends le risque de bust facile une fois sur quatre. Et il faut prendre en compte dans les calculs que je suis deep dans un tournoi avec 1 million à la gagne : mes jetons valent plus cher que leur valeur réelle ; je dois protéger mon tapis.

Si je check-raise au flop, ce que je ferais avec AQ ou KQ, je peux encore être payée par ces mêmes mains en face (même si je sais que Pantaleo n’a pas cette main). Alors certes, je fais passer beaucoup de mains. Mais je peux aussi min-raise, me laisser de quoi fold (en apparence, obv) derrière et voir un des deux zozos m’envoyer son tapis en bluff, croyant voir de la faiblesse chez moi et pouvoir me faire passer une dame… On sait jamais…

Donc même si la probabilité que je ne prenne que 100k sur le coup est immense, il vaut peut-être mieux cette config’ que de laisser la possibilité à deux joueurs de me mettre un joli backdoor, même si je suis énorme favorite au flop. Ptet juste que le jeu n’en vaut pas la chandelle… Le coup joué en milieu de parole ou en heads-up n’aurait pas donné lieu à débat mais dans cette config’ précise et au vu des enjeux, et même si personne ne dira que j’ai mal joué, j’aurais du mettre en perspective ce brelan de 3.

En effet, étant donné que je n’avais pas eu de jeu depuis le début de la journée et que je n’avais pas fait un brelan de tout le tournoi, j’ai cru voir apparaitre un carré d’as. J’aurais du probablement remettre à sa place la vraie valeur de ma main et de sa possible fragilité.

Après, on est d’accord, ma façon de jouer se tient parfaitement et c’est en effet vraiment pas de chance que l’italien ait touché l’une des 4 cartes du paquet sur laquelle je pouvant m’empaler. Mais il n’empêche que ce move, bien que juste, était probablement trop risqué contre deux joueurs…  La gourmandise est un vilain péché parait-il (dit-elle en s’enfournant une glace ben’n’jerry pour décompresser).

Au temps des jours heureux : participer à l'ouverture de son chip bag en début de Day 4 est toujours bon signe !

Au final, je reste très satisfaite du parcours effectué ; honnêtement, je crois que je n’ai jamais aussi bien joué en tournoi. Je me suis sentie forte, posée, j’ai fait peu d’erreurs et surtout, je me suis sentie à ma place et pleine de good vibes. Aller jusqu’en day 4 m’a beaucoup appris, comme d’habitude, car nombre de joueurs que j’ai croisés à mes tables tout au long du tournoi m’ont vraiment impressionnés (mention spéciale à Tristan et son magnifique call à tapis – alors qu’il a plus que la moyenne à 45 left – avec deux paires sur un board avec 4 piques river).

J’espère donc avoir la chance de bientôt pouvoir rejouer à nouveau un tournoi aussi beau ! En route donc pour Malte et le WPT dans lequel je vais essayer de me qualifier la veille ! (= mode gestion de bankroll optimum ON !)

PS : Merci à Steven Liardeaux et Caroline Darcourt pour leurs belles photos et au groupe Partouche pour leur accueil et leur organisation !

PS : Pardon à la famille et aux potes pour ce post un poil technique mais ça faisait longtemps que je n’en avais pas fait un comme ça (= ça faisait longtemps que je n’avais pas été aussi loin dans un tournoi), et promis, dans le prochain, je mets les VDF qu’on m’a envoyées et je vous raconte ce que quelques joueurs qualifient de « plus beau coup de poker de l’histoire », une confrontation fantastique que peu de gens connaissent entre Michel Leibgorin (qui a ship le side à 1500 pour mon plus grand bonheur) et Devilfish il y a quelques années ! A très vite !

16 Réponses to “Yes I Cannes ! (ou presque)”

  1. xewod Says:

    Bel article et bravo pour ce super deep run Claire. En ce concerne ta main, effectivement, je pense qu’il faut que tu value au flop. Tu es en multiway et hors-position.

  2. franck Says:

    superbement écrit comme toujours, tu as pris du plaisir dans ce tournoi c’est certain. Nous allons croiser tous les doigts pour ta qualif WPT, mais ça va le faire!!!!

  3. Hesiode Says:

    Ouaiiiisss !!! Un post qui n’hésite pas à balancer des noms !! ça j’aime !!!

  4. fatal62 Says:

    Bravo Claire pour ton parcours sur ce tournoi et comme je le dit toujours la critique est facile quand le coup est terminé mais dans ce cas la il te servira pour la suite et une nouvelle perf a suivre la lecture de tes posts sont tres agreable à lire …………

  5. Didier Lnd Says:

    Bravo pour cette belle perf et merci pour ce post sans langue de bois !

    Au risque de te décevoir, même avec ton air de méchante… je te trouve juste… canon !

    GL pour Malte !

  6. D8 Says:

    Déjà dit 45050 fois, mais je le redis, superbe parcours.
    Le set up final tout tient à la position en fait. Si t’avais joué en position tu pouvais just call la mise de 25K, puisque tu savais qu’en cas de double check derrière tu pouvais envoyer la sauce..
    Alors qu’oop tu risquais en effet les deux free cards…
    Mais bon, je crois que j’aurais fait la même chose que toi!!

  7. D8 Says:

    Ah au fait, par soucis d’honneteté je dois te mettre une copie de la lettre que j’ai adressé à la fois à Partouche, à l’internationnal board de poker, et à l’Arjel

    Messieurs,
    Je tiens à me plaindre de façon totalement officielle. Il semble qu’une bimbo blonde, melle C.R ait osé parler à son pauvre adversaire qui venait de tenter de la bluffer. Cette méthode totalement déloyale est indigne de notre jeu. En plus, cette dame avait tenté de soudoyer et corrompre ses adversaires en leur offrant des gateaux, probablement empoisonnés d’ailleurs.
    Je vous rappelle que selon l’article 5245 code 47 alinéa 7A du code de la binséance il est totalement interdit de chercher à communiquer avec ses adversaires.
    J’espère que vous convoquerez mademoiselle C.R, et surtout lui retirerez ses gains injustement perçus.
    Je vous remercie d’ailleurs de verser ces gains sur mon compte bancaire, le 04 224 74 158-45 de la caisse d’epargne de Bourzille le panier.

  8. viedefish Says:

    Ahahah Fred, enorme ta lettre!😀 (fourbe traitre, je le savais!) Bon, sur ce, je te vois quand sur le circuit? Bientôt j’espere! Biz

  9. TiTi PoKEr Says:

    Belle leçon de théorie sur ce coup du brelan floppé.

    Puis, cmme d’hab, superbe narratin d’une semaine pas si banale que ça🙂.

    GL pour la suite

  10. lessims Says:

    Quel poker z(h)ero ce Thibavol😉

  11. Stefal Says:

    Ta joie au sortir du satellite faisait vraiment plaisir à voir. Un des moments forts de cette semaine cannoise.

  12. viedefish Says:

    UPDATE : J’ai croisé Thibavol qui m’a donné une explication à sa décision : comme il avait déjà son ticket de part son sponsor, il avait demandé à l’organisation ce qui se passerait s’il shippait celui là et ils lui avaient répondu qu’il serait inscrit pour l’an prochain, ce qui ne intéressait pas. Du coup, il visait la 12e place et les 6k. Sauf que l’organisation avait fait une erreur et qu’il pouvait très bien demander son ticket en cash… Mais qu’il ne le savait pas. Voilou ! (me disait aussi que ça n’avait pas de sens sinon)

  13. KKof Says:

    Nice CR comme d’hab, tu nous fais la même en couleur à Malte,GL.

  14. mat Says:

    joli post… le debut d’un nouveau good run !
    super sympa le gars qui va te denoncer, ca me rapelle le zozo que je connais qui me demande le time apres 70 secondes au 1k WPT Paris alors que l’on me demande mon tapis river au bout de deux niveaux apres que j’ai check-call deux streets et ouvert le pot !

  15. Conseil poker en ligne Says:

    J’adore te lire, tes articles sont toujours bien écrit et très agréable à lire.

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