Archive for the ‘Rencontres et voyage’ Category

Reportage photo à Las Vegas pour les WSOP 2014 (et la réponse à « Et c’est comment d’y aller avec un bébé? »

18 juillet 2014

Je pense qu’on a dû me poser la question 500 fois du coup, j’me suis dis… Allez zou, un post! Et comme j’avais la flemme d’écrire, allez zou, un reportage photo! (de toute façon, ne mentez pas, vous aussi vous avez la flemme de lire un long article 🙂 )

Tout d’abord, voici en vrac quelques insta-réponses (et non, c’est pas ce que j’appelle un long texte) :
. Oui, il fait très chaud, genre 50° au soleil l’après-midi
. Non, on ne peut pas rester dehors avec bébé, même à la piscine, sauf le soir (18-20h) et tôt le matin, à l’ombre évidemment.
. Non, à 2 mois on est pas en jet lag (parce que de toute façon on ne fait pas vraiment ses nuits) et oui, on se remet beaucoup plus vite que ses pauvres parents
. Non, le vol n’est pas un cauchemar (les tout-petits voyagent dans un lit et roupillent tout du long genre 1rst class les veinards). Mais c’est sûr qu’à partir du moment où ils marchent, c’est pas la même…
. Non, la clim’ ne les rend pas malade si on fait attention à bien les couvrir dedans (puis découvrir dehors, puis couvrir dedans, puis découvrir etc…)
. Oui, on peut passer dans les allées des casinos avec une poussette (à condition de ne pas s’arrêter et de ne pas circuler entre les machines)
. Oui, on peut aussi aller déjeuner/dîner presque partout avec la poussette (le port du casque bébé avec bandeau scratch est toutefois recommandé dans certains restos plus bruyants)
. Et oui, ces 2 semaines ont été topissimes pour tout le monde! 😀 (enfin au poker, pas trop, mais bon…)

Il faut dire aussi que nous étions bien installés : une large suite avec cuisine au 46e étage du Vdara, forcément ça change tout!

Il faut dire aussi que nous étions bien installés : une large suite avec cuisine au 46e étage du Vdara, forcément ça rend le séjour plus agréable… Mmmm…

Du coup, passer plus de temps dans la chambre n'est plus vraiment un moment relou :) (hellooooo la baignoire avec vue sur les Fontaines du Bellagio!)

Du coup, passer plus de temps dans la chambre n’est plus vraiment un moment relou 🙂 (hellooooo la baignoire avec vue sur les Fontaines du Bellagio!)

Grosse réunion de sharks dans le salon mais ne vous fiez pas aux apparences : le plus dangereux n'est pas celui qu'on croit mais bel et bien cette nouvelle espèce rarissime, le "Sharkus Nainus Pinkus", réputé pour son incroyable cruauté... Brrr...

Grosse réunion de sharks avec Dav’, Lud’ et Fab (4 bracelets et 3 titres EPT -Main et HR- à eux trois, ça pose…) dans le salon mais ne vous fiez pas aux apparences : le plus dangereux n’est pas celui qu’on croit mais bel et bien cette nouvelle espèce rarissime, le « Sharkus Nainus Pinkus », réputé pour son incroyable cruauté… Brrr…

Le midi comme le soir, personne ne nous a refoulé parce que nous avions notre mini-poussette, yeepee! Ici au Milos, le meilleur plan dej' de toute la ville (terrasse, petits plats méditerranéens délicieux et menu à 23$!) et l'Atelier Robuchon (faut bien lui aiguiser les narines à la crevette!)

Et le midi comme le soir, personne ne nous a refoulé parce que nous avions notre mini-poussette, yeepee! Ici au Milos, le meilleur plan dej’ de toute la ville (terrasse, petits plats méditerranéens délicieux et menu à 23$!) et à l’Atelier Robuchon (ben oui, fallait bien lui aiguiser les narines et le palais à Sharkie !)

Idem dans les allées des casinos, no problem (à condition de ne pas jouer la poussette à la main, mais bon...)

Idem dans les allées des casinos, no problem (à condition de ne pas se poser devant une machine à sous avec la poussette à la main, mais bon…)

Sinon, comme la ville fourmille d'immenses shopping malls à la déco exotique (ici au Venetian), se promener à l'air frais n'est pas réellement un casse-tête :)

Et sinon, comme la ville fourmille d’immenses shopping malls à la déco exotique et aussi grandiose que kitch (ici la « place St Marc » au Venetian), se promener au frais n’est pas réellement un casse-tête…

Vegas en crise? Mouhahaha! Cette année, un tout nouveau quartier a vu le jour avec rien de moins que la plus haute grande roue au monde, la "High Roller" et une rue piétonne sympathique avec des magasins bien branchés comme Kitson ou Polaroïd (qui proposent d'imprimer vos photos de tel sur tout support et avec tous les filtres instagram que vous voulez)

Vegas en crise? Mouhahaha! Cette année, un tout nouveau quartier a vu le jour avec rien de moins que la plus haute grande roue au monde, la « High Roller » et une rue piétonne sympathique avec des magasins bien branchés comme Kitson ou Polaroïd (qui propose d’imprimer vos photos de tel’ sur tout support -bonjour le selfie-mug- et avec tous les filtres instagram que vous voulez)

Et à propos d'"hipsterisation de la ville", rdv dans Downtown qui poursuit sa métamorphose branchée : cette année, hello le "Container Park" (boutiques/bars et restos dans un incroyable agencement de containers de cargo, le tout avec une mante religieuse qui crache des flammes en rythme sur "Who let the dog out, woh, woh, woh, woh?") Si, si. Mais y'a aussi le Beauty bar, le Commonwealth, le Thai, le Park on Fremont etc...

Et à propos d' »hipsterisation de la ville », rdv dans Downtown qui poursuit sa métamorphose branchée : le « Container Park » est ainsi sorti de terre par des mecs à l’imagination fertile (boutiques/bars et restos dans un incroyable agencement de containers de cargo, le tout avec une mante religieuse à l’entrée qui crache des flammes en rythme sur « Who let the dog out, woh, woh, woh, woh? ») Si, si. Mais pas loin, y’a aussi le Beauty bar, le Commonwealth, le Thai, le Park on Fremont etc…

Bon après, ça reste plutôt mal famé quand même... Entre les gangs de bad boys et les nanas qui tripotent des chipendales en plein air...

Bon après, ça reste plutôt mal famé quand même… Entre les gangs de bad boys qui errent dans les rues (Mad Fab, Mikedard le Barbare, Julox ze Brutox et Monster Steph) et les nanas chelous qui tripotent des Chippendales en plein air… (et qui préfèrent pour le coup garder l’anonymat)

 

Un peu au sud de Downton le "Art District" ne cesse de grandir lui aussi avec toutes ses galleries d'art, ses magasins de brocante tout droit sorties des films américains 50s...

Un peu au sud de Downton le « Art District » ne cesse de grandir lui aussi avec toutes ses galeries d’art, ses magasins de brocante tout droit sorties des films américains 50s, son atmosphère retro-hype et l’ovni Stratosphère en arrière-plan…

Le Bellagio reste sinon une vraie valeur sure avec sa piscine royale (une des plus belles)

Et pour un joli vent de fraicheur (à défaut de l’avoir aux tables de pok’…), rdv au Bellagio, la valeur sûre de Vegas : une des plus belles piscines de la ville, l’indémodable show des Fontaines, un jardin avec des vraies fleurs (fait suffisamment rare pour être salué) et une quasi-atmosphère de méditerranée…

popovitch

Et le molière du spectacle le plus nostalgie/kitch/cute est attribué à Gregory Popovich, un clown de la vieille école du cirque russe qui enchaine les acrobaties, les jongleries et surtout, les numéros avec des dizaines d’animaux dressés (et tous trouvés dans des foyers) : un spectacle familial aussi touchant que réussi!

rabbit

Quant à l’award de la soirée « OMG mais ça part totalement en couille là! », il est attribué à l’unanimité au tout nouveau « Rose.Rabbit.Lie » au Cosmo. Un nom à coucher dehors à l’image de cet hallucinant resto/boite/show qui propose des french tapas méga bons, des numéros de cabaret pendant le dîner, une déco juste décadente-retro comme on aime et qui au dessert se transforme en une boite-spectacle de grand n’importe quoi avec des peluches géantes, une mariée dépressive, une DJette en folie, des acrobates, un avaleur de sabre, le tout sur des gros beats electro… En clair, ZE new place to be!!! (après, ça a été direction le XS pour voir Deadmaus, ça aussi, une bonne valeur sûre de la night!)

drais

Et à propos de « new best place to be », les frenchies à Vegas n’auront pas raté le tout nouveau Drai’s Beachclub. La célèbre « after » au sous-sol est toujours là (relookée) mais un nouveau méga club/piscine a poussé sur le toit : la vue est aussi spectaculaire que le drink menu (où commander l’option à 500.000$ te ferait presque passer pour un pauvre). Mention spéciale au « 500 bottles of spray champagne » : oui, du champagne rien que pour jouer à la bataille d’eau. Standard.

jallais oublier

Ah et oui, j’allais oublier tiens… Bon ben j’ai fait 2 tournois : un donkament où j’ai bust sur un flip et le « monster stack » (10 millions $ prizepool) où j’ai bust avec AA vs AKo (aipf = monster tilt) Bref, on s’en fout.

en bref

En conclusion, ce séjour -à l’origine pas prévu- aura été différent des autres (c’est sûr que la soirée EDC qui finit au moment où la boulette se réveille, c’est pas trop une option… Tout comme la session de cash qui n’en finit pas, obv) mais ça aura été un gros kif pour tout le monde!

Allez, sur ce je vous laisse. Faut que j’aille dormir. 48h si possible (raaaaah).

Monologue du joueur tilté à Vegas : la cagoule de Damoclès

10 juin 2013

Mais qu’est ce que je fous, entre Charybde et Scylla, à attendre une récompense comme un chien guetterait un os qui lui tombe du ciel (« Oh, grand Dieu Tibia, exauce mes prières et perd une jambe »)? Pourquoi ne suis-je pas restée dans l’enseignement, le commerce, la restauration, la comédie, l’écriture, la médecine, l’astronomie ou la mescouillesation ? Et pourquoi ne pas avoir choisi, comme à peu près chaque humain que je croise, le chèque de fin de mois, l’allocation chômage ou un ambitieux « plan de carrière » ? Pourquoi avoir délibérément choisi de vivre avec une cagoule de Damoclès et l’aveuglement de celui qui ne sait jamais ce que demain lui réserve ?

Et qu’est ce que je fais à espérer gagner un bijou fantaisie si laid que même Paris Hilton n’en voudrait pas ? A rêver de putain de pierres précieuses qui n’existent qu’aux poignets des autres ? A écouter des mecs me parler en faisant une faute toutes les deux phrases parce qu’ils n’ont pas lu un livre depuis le collège -et encore, c’était les Précieuses Ridicules et ils ont oublié-? A galérer sur mes montagnes russes entre win et loose, entre « à jeu » et « demain la gagne », à m’éviscérer quand « et là, pan le 8, tout de suite », à crier quand l’abruti de service s’offre un backdoor ridicule, à prier pour gagner un stupide coin flip qui n’est pourtant que le premier de la longue série qu’il me faudra ensuite gagner derrière, à regarder ces gens sales, laids et vides envoyer des jetons comme John Wayne sortirait son flingue devant une caméra imaginaire, à écouter tous ces crétins qui, parce qu’ils ont chatté une fois plusieurs jours de suite ou parce que toi tu as joué un coup bizarrement, se prennent pour des génies dont la colonne vertébrale a tant grandit qu’ils ne peuvent plus te parler sans baisser les yeux…

Mais c’est quoi ce monde malade, fou, pathétique, frustré et haineux ? Quel est ce monde qui est mon quotidien en ce moment, et chaque matin où je me lève ? Et qui était ce mec, sans cheveux, sans cils et à moitié mort du cancer, qui est venu s’asseoir en cash game pas plus tard qu’hier et à qui j’ai tout pris parce qu’il était trop faible pour réfléchir et jouer correctement ? Est-ce qu’il jouait, de ses doigts tremblants, l’argent de sa chimio au poker ? Ou est-ce qu’il se savait déjà condamné ?

VIEW

Ah, le poker est un milieu peu reluisant, et  c’est là sans aucun doute un tendre euphémisme, mais pour m’alléger, je me répète souvent qu’il n’est pas pire que tout le reste. La grande distribution ? Tous des enfoirés. Les banques ? Tous des monstres. Les politiques ? Tous des menteurs. L’industrie pharmaceutique ? Tous des assassins. Les fonctionnaires ? Tous des fainéants et des profiteurs. L’agro-alimentaire ? Tous des empoisonneurs. Les commerçants ? Tous des voleurs…

Le degré premier de l’intelligence primitive consciente est celui de « vouloir faire de l’argent quoiqu’il en coûte et avoir plus que le voisin » (le poker, le commerce, le business, la politique, les banques et, une fois de plus, toutes les catégories citées ci-dessus). Et ensuite, à l’étage de conscience supérieur, on trouve le « comment faire pour vivre mieux et entraîner toute la smala vers un monde différent ». Mais ça, à part quelques îlots artistiques ou militants qu’on prend souvent pour des illuminés, des rebelles adolescents, des Don Quichotte ou des grands enfants irresponsables (« Mais quand est-ce que tu vas enfin grandir ? »), l’écho d’une intelligence globale résonne dans le vide et tout le monde s’en fout. Surtout un joueur de poker d’ailleurs… (« Mais non, dis pas nimp’, moi je trie mes bouteilles et quand je brosse les dents, je coupe l’eau »)

Et maintenant quoi ? Et bien demain, comme tout le mois prochain, je retournerais m’asseoir parmi les crasseux, les rednecks qui puent la bière, les geek puceaux, les putes asiatiques à gros seins, les gros tas qui suintent la graisse des burgers de la cantine, les texans Terminator (« Because this is the rule »), les cagoulés frustrés, les riches aux grosses montres, les pros de 20 piges au regard condescendant ou les mongolitos au regard aussi vide que celui d’un primate sous lexomil.

Et pis y'a aussi les mecs normaux et zen, mais qui, du coup, peuvent pas s'empêcher de se foutre de ta gueule quand ils te croisent devant le Binion's

Heureusement, à Vegas, y’a aussi aussi des mecs normaux

Mais heureusement surtout, au milieu, il y a mes papys ricains, ces vieux de plus de 80 piges au regard à la fois si fatigué et si vivant (enfin surtout quand une blonde, française de surcroît, leur sourit poliment en arrivant à la table). Le fait qu’ils soient si près de la fin, qu’ils aient tellement vécu et qu’ils aient bouffé des déceptions/chagrins/douleurs par centaines dans leurs vies, fait qu’ils ont cette façon si particulière de voir le poker. Ce sont les seuls à avoir compris qu’elle était la place réelle de ce jeu dans la vie : l’insignifiance. Ce sont les seuls à sauter avec un sourire en coin, les seuls à encaisser les bad sans moufter et les seuls à avoir une forme d’empathie pour leur bourreau « Réjouis-toi petit, profite tant qu’il est encore temps ». J’aime mes papys, même si la moitié d’entre eux sont des vieux connards républicains qui sont pour la peine de mort, pour les femmes à la cuisine (« Make me a sandwich ! ») et pour le port d’armes à feu. Mais leur présence, étonnement, me calme et me fait plaisir ; pas parce qu’ils sont plus faciles à bluffer, mais juste parce qu’ils ont compris ce que personne d’autre, sauf un vieillard avec un pied dans la tombe, peut comprendre…

Et la moralité de tout ça ? C’est que ce dernier mois a réellement, mais réellement, été hardcore pour moi, et je ne parle pas que du poker, mais que si, d’un coup, je remportais une belle victoire, je redeviendrais cette gamine niaise et rieuse que j’aime tant et qui embrasserait son trophée comme on embrasse sa peluche préférée. J’aurais la mémoire courte et la résilience forte. Je dirais à quiconque insulterait le poker d’aller se faire foutre et je vanterais les mérites de ce « sport » si extraordinaire pour l’esprit. Je donnerais des interviews en disant que ma vie est la plus belle du monde, parce que je le penserais, et j’inviterais tous mes potes à dîner et faire péter les bouteilles dans les nouveaux bars branchés de Sin City.

Je me lèverais tous les matins avec le sourire de la win et je me dirais que décidément, heureusement que je n’ai pas décidé de rester dans l’enseignement (surtout pour mes pauvres élèves), le commerce (surtout pour mes pauvres clients), la comédie (surtout pour mes pauvres spectateurs), l’écriture (surtout pour mes pauvres lecteurs), la médecine (surtout pour mes pauvres patients), l’astronomie (surtout pour mes pauvres planètes) ou la mescouillesation (surtout pour les pauvres couilles de Fabrice, que je ne cesse de casser, et ce, inlassablement jour après jour).

D'ailleurs il ne se prive pas pour m'envoyer des messages plus ou moins subliminaux (spéciale dédicace à Michel et Steph, tx ! :) )

D’ailleurs il ne se prive pas pour m’envoyer des messages plus ou moins subliminaux (spéciale dédicace à Michel et Steph, tx ! 🙂 )

Et du coup, et bien demain, j’irais jouer. Encore. Et encore.

PS : Bilan première semaine à Vegas, joué tous les jours, win en cash, à jeu en one table SNG et loose en tournoi Venetian, Turbo Deepstack au Rio et Horse au Golden Nugget. Cumul : up 300$… Yeah. Pour rappel, mon objectif est de stocker assez pour l’année à venir. Allez, on va y retourner hein…

PS2 : Et dans le prochain blog, promis, je mets plein de photos. Et, allez rêvons un peu, je vous raconte une semaine de win totale. En théorie, ce sera donc le « Monologue du joueur happy à Vegas » 😀

De Deauville à Las Vegas : 15 jours hyper polarisés, nuts or beurks !

26 février 2013

Définition de « polarisé » : soit très bon, soit très pourri. Se dit aussi d’une main de poker : avoir « les nuts or nothing ».

Laissez-moi vous raconter mes 15 jours « nuts or beurks » en bref, z’allez comprendre la force du roller-coaster :

NUTS : Lors de l’EPT Deauville, mon déjeuner d’anniv’ surprise façon goûter avec Emilie, Nico, Coco, Fab et Ludo (merci les z’amis, c’était top !) et toute la journée qui a suivi (massage, fleurs, resto qui tue et soirée à l’02 ensuite)…

annivPetit jeu : sauras-tu deviner qui est qui? (en fait j’avoue : on avait vraiment l’air trop cons -mais du coup, on s’est bien poilés-, je me suis donc dit qu’un peu d’anonymat ne ferait pas de mal hahaha!)

restoFlash pub (parce que c’est aussi à ça que sert un blog) : on ne connaissait pas « l’Essentiel », un resto gastro franco-asiatique, mais ça va devenir notre QG tous les ans pendant l’EPT ! Pour résumer, de l’amuse-bouche au dessert, on s’est ré-ga-lés (et c’est suffisamment rare pour mériter d’être signalé, merci Chef) !

soireeUne belle brochette de fish à l’O2 ! (mais au moins, l’aquarium est remplit de champagne !)


BEURKS :
Avoir l’average en début de Day 2 au FPS (malgré une gravissime erreur de ma part lors du Day 1 : je tente de bluff turn un mec qui est commit, parce que je n’ai pas bien vu la taille de son stack). Et bust Day 2 en 3 mains D’AFFILEE ! Trois flips, merci et au revoir, on rentre à Londres !

claire_FPSTrès sympa ce début de journée, on s’éclate…


NUTS
: Le voyage aller à Vegas en business parce qu’ENFIN, on a pu se servir de nos miles ! Hourrah !

avionLe seul souci avec les voyages en business, c’est qu’on se dit qu’on ne retournera plus jamais en éco. Et pourtant… 🙂


BEURKS 
:
Lorsque nous arrivons en taxi à notre appartement à Vegas, plus d’électricité.
En même temps, ce n’était pas grave, car nous n’en avions plus besoin pour ouvrir la porte du garage : la batterie de la voiture était vide de toute façon.
En même temps, ce n’était pas grave, et j’irais même jusqu’à dire que c’était une bonne nouvelle que nous ayons oublié d’installer le prélèvement auto des factures EDF (= coupure immédiate), puisque sans cela, notre appart’ aurait pris feu.
En effet, j’ai oublié de mentionner l’explosion d’une canalisation d’eau usée au plafond entre les deux apparts qui a fait tellement de dégâts dans la cuisine que si l’électricité n’avait pas été coupée, ça aurait probablement créé un terrible court-circuit qui aurait foutu le feu partout.
En même temps, ce n’était pas grave, puisque c’est ce qui a permis aux assureurs de découvrir (après dépouillage/démontage de la cuisine jusqu’à l’os) une énorme tache de moisissure derrière l’évier et jusqu’au frigo, et qui datait des anciens proprios. « You’re very lucky, thanks to the leak, we found the mold ! » Pour ceux qui ne connaissent pas les ricains, depuis l’affaire des « moisissures tueuses », prononcer le mot « mold » dans un appartement revient à crier « bomb » dans un aéroport.
En même temps, ce n’était pas grave, car celle-ci n’était pas plus dangereuse que celle qui truffe le roquefort. C’est juste que la moisissure, ça sent mauvais.
En même temps, ce n’était pas grave, car grâce aux cuisses de poulet laissées au congélo (oui, ce même congélateur qui n’avait plus de courant depuis 6 mois), on ne sentait plus du tout l’odeur de moisi en entrant dans l’appart’…

Bref, nous sommes donc allés à l’hôtel en taxi (puisque la voiture était en panne). Jouer un peu au poker. Et j’ai bust d’un 250$ au Venetian sur un coup bien polarisé ; ça ne s’invente pas (le mec overbet push river avec soit full soit rien ; il a full et j’ai évidemment pris la mauvaise décision).


NUTS :
Sauf que le lendemain matin, nous étions à nouveau au paradis. En effet, à Vegas tout est possible, même faire du yoga au milieu des dauphins! Trois fois par semaine à l’aube, une petite salle sous l’aquarium géant du Mirage est ouverte pour un cours particulier vraiment particulier. Les 8 tapis sont installés entre trois grandes fenêtres donnant sur les bébêtes qui se marrent bien à nous voir prendre nos postures zen ridicules. Sauf que nous, on s’est bien marrés aussi puisqu’ils étaient tous vraiment en forme : vous avez déjà vu une partouze de dauphins vous ? Nous oui ! (dur dur d’ailleurs de se concentrer sur nos postures tant on avait tous les yeux scotchés sur National « dolphin porn » Géographic en direct).

DAUPHINSUn moment magique et merveilleux (si on ne prend pas en compte que le dauphin qui me parle est vraiment « ravi de me voir » et qu’il m’invite à les rejoindre -oui, le cadrage de cette photo est étudié-) 😀


BEURKS 
:
Quelques jours plus tard, nous arrivons à Los Angeles, enfin plutôt dans la charmante bourgade de Commerce, à plus d’une heure d’embouteillage de Venice Beach ou Malibu. Nous découvrons la merveilleuse vue panoramique depuis notre chambre :

parkingEn même temps, c’était ça ou l’autoroute… Alors bon…

normandyAh, c’est sûr que ça change du Normandy…

Une fois notre burger au gras dégusté, nous nous dirigeons motivés vers le casino de l’enfer, aka le Commerce, aka le pire endroit du monde pour jouer au poker, aka « quand t’arrives, tu te grattes« , aka « Ca pête, ça rote, ça crache » etc…

Pour vous résumer la chose, quand on gagne un gros pot, on a presque pas envie de toucher aux jetons pour les empiler chez soi. D’ailleurs, je n’ai pas chip-trické une seule fois. Mais j’ai vidé mon tube de désinfectant main. Et mes poches aussi d’ailleurs. Je me soupçonne d’ailleurs d’avoir jeté mes jetons pour pouvoir m’en aller plus vite…

commerceUne usine à rake, avec plusieurs centaines de joueurs entassés à la chaine, dans le vacarme et la crasse… 

chat_depressif

Le lendemain, hors de question de retourner dans la salle maudite des pauvres en bétaillère. Je fais donc péter la banque pour m’asseoir en 20/40 (Limit) pour la première fois de ma vie. Et j’ai l’immense privilège de m’asseoir dans une « room high stakes » à peine moins dégueu et où les jetons ne collent pas aux doigts. Je suis hyper motivée et chargée à bloc : je vais jouer avec une discipline de l’espace : jamais spew de bet en étant derrière, et toujours bourriner en value quand je suis devant. Le Limit est une variante très particulière, où la notion de bluff est différente, où la position est primordiale et où sortir de sa ligne de conduite conduit très souvent à l’échec. Comme dit Fab, c’est uniquement un jeu d’économie où chaque bet compte : il faut y jouer avec rigueur, jamais quand on est d’humeur gambleuse…

Première main que je joue : AK vs A9 dans monster pot sur 245A (ça a bourriné sévère préflop/flop/turn). River 9, je me contente de check/call son bet. Il a A9 et j’ai perdu plus de 250$ sur le coup. Un peu sonnée, je reprends mes esprits et continue la bataille. 88, TT, AT sur AsAd2s8h3s (contre A5 -miam- et Ks4s qui fait couleur river…), QQ sur AKx (=abandon) : j’ai perdu presque toutes mes grosses mains. Aucun flop, des tirages ratés. Comme une spirale infernale qui m’a coûté au final une blinde.

Mais, et c’est là où je m’en veux, j’aurais dû m’écouter. Dans la poker room du Bellagio, par exemple, je me sens bien et je gagne (mais je joue plus petit, 10/20 ou 8/16). J’y gagne pas des tonnes mais j’y gagne régulièrement. Et ici, dans ce casino maudit, j’aurais dû écouter le fait que je ne m’y sente pas bien. Ni chanceuse, ni à l’aise ; et c’est probablement un peu irrationnel mais je pense qu’être entouré de bad vibes amène la scoumoune. En clair, je n’étais pas à ma place et j’aurais dû mille fois prendre en compte ce facteur avant de m’asseoir à la table entourée de gens qui ne me ressemblent pas (enfin j’espère…).

Anéantie et sur-cagoulée, je rentre à la chambre pour regarder la fin des Oscars et c’est là que me vient une idée de génie : regarder « Amour » de Haneke, un film primé/césarisé de partout. Au bilan : une heure à s’ennuyer (c’est quoi cette direction d’acteur ? On dirait que les mecs sortent d’une séance d’orthophonie : on ar-ti-cu-le) et une heure à pleurer face à ce couple de petits vieux qui se meurt lentement. En même temps, le point positif dans tout ça, c’est que maintenant, je sais comment on change la couche d’une grand-mère paralytique.

Bref, si Fab ne m’avait pas ramené un emergency-cookie au chocolat (après avoir busté du Main Event à 10k avec AQ vs AT sur QT9…), j’aurais sauté par la fenêtre. Histoire d’atterrir dans les poubelles juste en dessous et de peaufiner le tableau d’une journée parfaite.


NUTS :
Intervalle zen dans un resto japonais le lendemain avec ElkY, Jenny No et Eugène au coeur de Little Tokyo. Un resto minuscule mais au menu shabu-shabu délicieux et gargantuesque : personne n’a pu en venir à bout !

shabu shabu - Copie

Il me reste encore une semaine sous le soleil de Vegas avec au programme de belles sessions de cash game au Bellagio tous les jours. Et punaise pourvu que je finisse en 100% NUTS ! (Mais même si je reviens cagoulée jusqu’à l’os et que je dois descendre de limites jusqu’en 4/8, ben on s’en fiche car une semaine à Vegas, de toute façon, C’EST TOUJOURS LES NUTS !) 🙂

Petit bonus pour la route : quand il vous arrive un (petit) bad beat, que ce soit au poker ou dans la vie, pensez à ça (spéciale dédicace à Kara qui l’avait postée sur son mur) :

t-rex
Perso, ça marche à tous les coups mouahahaaa ! 😀

Just another (month) in Vegas !

23 juin 2012

Punaise que le temps passe vite… Déjà presque un mois que je suis là, au milieu du désert, à me farcir des vieux texans alcolos, des gros geeks pédants et des analphabètes obèses, en me demandant perpétuellement ce que diable je fiche bien ici au lieu de boire l’apéro en Corse, au bord de la mer, à siroter un pastis peinard tout en demandant au cuistot où en sont les langoustes.

Et puis soudain, ça me revient:

Bon sang mais c’est bien sûr, je suis là pour égaliser le mur de mon salon.

Sauf que c’est plus facile à dire qu’à faire. Ca avait plutôt bien commencé, entre les sit’n’go one table et mon premier tournoi WSOP où je min-cash, et puis d’un coup, la scoumounite m’a frappée. Je l’ai pas vue venir, c’est juste qu’elle a surgit, comme ça, de nulle part. Qu’elle m’a tapée sur l’épaule et qu’elle m’a dit, « Claire, je m’ennuie, donc je vais te pourrir un peu. », « Oh ben non » « Oh ben si ».

Bref, pour commencer en douceur, j’ai bust de deux tournois Deepstack à 600$ du Venetian. Donc un coup où un mec inspiré décide de payer mon raise hors poz’ avec 67o. Le flop vient 5 8 9 avec deux carreaux. Et moi, ben j’ai A9 de carreau. Le tout dans un pot 4 fois supérieur à l’average. Bref, ce n’est qu’un exemple.

Au Venetian, en ce moment, c’est Carnaval. Oui, en effet. C’est la fête.

Mais, petite parenthèse ludique et fun, le Venetian offre heureusement aussi autre chose que du poker : le show mondialement connu du Blue Man Group. J’avoue que j’avais jamais été méga tentée, car aller voir des hommes peints en bleu qui jouent du tambour, ça m’excitait pas plus que ça (sans blague…).

Sauf qu’en fait, on y est allé avec des potes et on s’est poilés comme des fous ! Oui, en fait, le spectacle est très drôle ! Et le son est juste le meilleur que j’ai jamais entendu dans une salle de concert de ma vie. Ptet aussi que les 5 batteries simultanées y sont pour quelque chose…

Et ensuite, le lendemain, j’ai bust d’un deepstack quelconque je sais plus d’où. Ptet le Caesar’s où il y a les plus mauvais joueurs du monde. Un exemple. Un vieux moustachu raise et, venant d’arriver à la table et ne connaissant pas le gugusse, je 3-bet au bouton avec JTs. Il paie en râlant. Je c-bet sur le flop As high et il snap fold les dames en râlant : « Always, always the ace ! You wanted it? You got it ! Easy game ! Nice hand ‘mam… » Ensuite, il a joué deux coups : AA et AA. En deux heures. Et il a doublé et triplé car il y avait toujours une (ou deux) mains en face. Quand j’ai bust sur mon traditionnel 80/20 (TT vs 88, obv), il était énorme chip leader à ma table. Lol. Easy game en effet…

Du coup, j’ai été marcher dans la montagne pas loin (là, on est à plus de 2500m d’altitude et à moins d’une heure de Vegas)

Et le lendemain, j’ai bust d’un tournoi deepstack quelconque. Au Rio peut-être cette fois. Sur un flip. Voilà voilà…

Du coup, j’ai été faire un tour dans le désert pour méditer et surtout, pour manger un sandwich. Que Fab m’avait fait. Parce que oui, c’est comme ça chez nous. (mouhahaaahaaa) 😀

Et puis le lendemain, j’ai floppé couleur max en cash. Dommage.

Du coup, je suis retournée marcher dans la montagne. J’avais pas bien vu les chalets en bois. (« Oooh, les beaux chalets… »)

Et puis, comme en fait, la nature c’est sympa mais bon, ça paie pas le loyer, j’ai décidé d’aller buster d’un autre tournoi, le HORSE à 1500$. Je fais très peu d’events WSOP mais celui-ci, c’est un kif tout particulier. J’aime beaucoup jouer en mode cheval, et même si je sais que je ne suis pas un caïd de fou à la table, je me défends et en plus, je m’amuse. Sauf que voilà : j’ai eu tous les Rois/Dames/Valets/10 du paquet en razz et tous les 2 4 6 7 offsuit pourris du monde en Hold’em et en Stud. J’avais envie de pleurer. D’ailleurs, en fait, j’ai pleuré.

Le boulevard Horse ? Oh sorry, il est en travaux, il est fermé à la circulation. Comment ça, il y a des gens qui roulent dessus ? Ah oui, non, je voulais dire : « Il est fermé à VOTRE circulation ».

Du coup, marre des bad beats, on est sortis.

Le festival Electric Daisy est un must du must pour tout amoureux d’electro : pendant trois jours, au milieu du désert et dès la nuit tombée, plus de 300 000 clubbeurs fous envahissent un circuit automobile gigantesque pour faire la fête jusqu’au bout de la nuit au son de Clavin Harris, DeadMau5, Skrillex, Afrojack, Martin Solveig, Avicii ou Steve Aoki.

Et pis les filles ont un dress code tout à fait particulier. Là, c’est très soft puisqu’on ne voit pas le derrière. J’ai croisé au moins cinq nanas en string ficelle avec des grosses bottes en fourrure en dessous ! Mais si ! (et au dessus, ben deux mini-étoiles en plastiques, histoire de laisser planer un peu le mystère…) 🙂

Du coup, histoire d’oublier en dansant, on s’était décidé à la dernière minute pour y aller. Mais si nos potes avaient leurs tickets, nous pas (et c’était complet). Je vous la fait courte : on trouve pas de tickets au marché noir, on croise par hasard à l’extérieur des potes du circuit (miraaaaacle!), ils ont une des meilleures tables du festival, pile sur l’estrade face à la scène, on attend pour avoir la table, le vent est dingo, les palmiers fléchissent et on a du sable dans les yeux/narines/partout, le festival est annulé avant même qu’on ait eu la table, on se précipite à la voiture, on est dans les bouchons, on râle, mais…

On arrive juste à temps pour voir Calvin harris au Surrender ! On a dansé pendant deux heures non stop : ça a évacué les bad beats et tous les burgers de la semaine 🙂

Et puisqu’il est question de burger, impossible de ne pas faire une parenthèse sur le pire endroit de toute la ville. Ou peut-être du monde entier : le « Heart Attack grill ». Un fast-food hardcore où il faut signer une décharge à l’entrée : si vous mourrez par trop forte injection de graisse dans votre organisme, ce sera de votre faute. En clair, l’endroit propose des burgers à… 10 000 calories pièce ! Mais comment font-ils vous demandez-vous ? Et bien ils trempent les petits pains dans du saindoux. Et ils mettent une demi-plaquette de beurre dans votre milk-shake. Burp.

Mais le top dans tout ça, c’est que les mecs de plus de 160 kilos y mangent gratuitement. Histoire de peaufiner leur tapissage artériel, I guess… Sympa non ?

Bon, je sens que je vous ai plombés, donc faisons une pause sushi.

Pause sushi (les meilleurs restos japonais se trouvent à Vegas) Enjoy !

Sur ce, retournons à Downtown Vegas (là où ce trouve l’infame Heart Attack burger) car vous voyez Freemont Street ci-dessous ?

Et bien maintenant, devinez quelle est la nouvelle attraction de la rue la plus vieille de Vegas ?

Je vous donne un indice :

Zip, zip, zip, hourraaaaaaaah ! En effet, on peut descendre la rue en tyrolienne ! (et c’est très court mais très fun !)

Et, comme on ne fait pas les choses à moitié et qu’on était dans le coin, on a aussi découvert un musée de fou. Oui, un musée, à Las Vegas !!!

Le musée de la mafia ! Un endroit magique qui relate toute l’histoire de Vegas et de son appropriation par le syndicat du crime depuis le temps des cow-boys jusqu’à nos jours, en passant par les années « Dick Tracy style » 50 et les années « Flamingo style » 70 ! Passionant !

Et le lendemain, c’était reparti : cela faisait un peu trop longtemps que je n’avais pas perdu d’argent donc je me suis dit que ce n’était pas possible. Il fallait que j’y retourne. Hors de question de repartir du Rio les poches pleines ! Il fallait que je spew un peu ! Et en effet, et ce, avec une grande aisance et beaucoup de détente dans le geste, j’ai donné tous mes jetons au pire joueur de la table après deux heures incroyables. D’ailleurs, quand j’ai perdu le dernier coup (j’ai floppé brelan max contre tirage couleur au valet, les tapis partent au flop), la table a éclaté de rire : « There are thoses days, you cannot do anything… Except going back home… Right ? » Right.

Suis retournée dans le désert. En même temps, ça tombe bien, j’avais pas fini de compter les cactus.

Et pis en rentrant, suis passée devant un dragon en chocolat, donc j’écris ce post en finissant une tablette. Il parait que ça marche très bien : choco-power !

Bon, ok, je l’avoue, j’en rajoute un peu. Pas sur les anecdotes dessus (qui sont vraies) mais sur le fait que j’ai quand même gagné pas mal aux tables de sit’n’go quotidienne, ce qui m’a permis de maintenir la tête hors de l’eau. Je ne suis pas positive (faut pas pousser) mais je suis très peu négative : les dégats ont été amortis et je compte bien sur les trois semaines à venir pour enfin me faire souffler un peu…

C’est vraiment difficile de se lever tous les matins avec la rage de vaincre et l’envie de scorer, pour se prendre un mur quelques heures plus tard. C’est difficile de bien jouer tout le temps aussi quand on perd. Par exemple, et comme beaucoup de gens, je sais que j’ai tendance à payer plus souvent river quand je suis tiltée (« Ah non, il a pas encore fait flush backdoor ! C’est pas vrai ! » « Ben si, évidemment ») : je supporte moins l’idée qu’on puisse me bluffer donc je peux payer perdante plus souvent. Et ça, il faut vraiment que je surveille et que je garde une très forte discipline : hors de question de rentrer dans un cycle de loose qui se mord la queue.

En plus de bien jouer, il faut une chance inouïe pour aller loin dans un tournoi. Et il faut tenir bon quand elle n’est pas là. Encore tout à l’heure, après des heures de lutte et un tapis supérieur à la moyenne, je perds QQ contre KK. C’est comme ça, c’est tellement standard que ça fait partie du paysage. Les tournois à 235$ de 14h du Rio sont très beaux de part certains critères (niveau faible et nombre très élevé de participants – et donc, environ 50k à la win tous les jours) et difficiles de part d’autres (structure très rapide, peu de profondeur, rake très élevé) : il faut juste s’accrocher et remonter sur le vélo dès qu’on est tombé !

Je vais continuer à jongler entre le cash, les sit’n’go et les tournois. Et, bien entendu, les bons restos entre potes, les soirées funky, les shows, et tout ce qui fait de Vegas une des villes les plus dingues au monde. Et je retournerais p’tet dans le désert aussi. Mais cette fois, ce sera pour hurler ma joie d’avoir win un bracelet !!! (ou d’avoir fait un bel ITM, ça suffira 🙂 )

PS : Et si vous voulez suivre le coverage complet avec anecdotes, photos et toute l’actu de Vegas en direct, rendez-vous sur votre site d’actu poker préféré : Madeinpoker !

PS2 : Et surtout, n’oubliez pas l’Opération 1% aux WSOP pour l’Etoile de Martin ! Allez visiter le blog de cette asso formidable et envoyez-moi un message dans les commentaires ci-dessous pour me dire que vous aussi vous y participez ! Mille mercis pour eux !!!  (Fabien Perrot, Fabrice Soulier et Philippe Ktorza sont déjà IN : on va bientôt ré-actualiser la liste donc venez vous aussi 🙂 )

 

Le grand bric-à-brac du mois de mars

15 mars 2012

Il y a des mois comme ça où je ne poste pas de compte-rendus de tournois pour la simple et bonne raison que si je le faisais, ça donnerait ça :

Ou ça, mon rêve du moment :

Ou encore ça, message qui risque de bientôt se retrouver étrangement accroché au dessus de mon lit (par un boyfriend exaspéré) :

En résumé, vous l’aurez compris, ça runne sacrément bad dans la chaumière. L’enfer…

Je vous donne un exemple dans mon dernier tournoi : un 1000$ bounty que je m’étais accordée dans un side du WPT Los Angeles. Ce tournoi m’enthousiasmait particulièrement car outre le fait que je n’en joue plus beaucoup, il permettait d’être en freeroll assez aisément, chaque bounty valant 500$.

J’ai donc commencé par gaiement éliminer un joueur short stack sur un flip (« Hourrah, je suis en demi-freeroll ») avant de voir 500$ de bounty s’envoler avec AK (chez moi) contre A4 chez un joueur qu’évidemment je couvrais à peine. Du coup, non seulement les biftons se sont envolés dans l’espace mais en plus, je suis évidemment partie en orbite dans les trois mains qui ont suivi.

Ensuite, j’ai décidé de jouer un peu en cash game alors que normalement, ce n’est pas une discipline qui m’éclate. Mais bon, quand faut y aller, faut y aller… J’ai donc joyeusement commencé par perdre deux caves de 200$ chacune sur des coups inévitables avant de trimer six heures durant pour les récupérer. Et repartir au final avec un bénéf’ monstrueux de… 75 dollars. Youpi.

Du coup, pleine de bonne volonté, j’ai décidé d’ouvrir un compte sur un site de jeu online bien connu sur lequel je n’avais pourtant jamais joué auparavant. Il faut dire que j’ai un côté mono-maniaque et que je joue rarement sur deux sites différents en même temps. Bref, j’étais sur un site que j’ai décidé de boycotter pour de nombreuses raisons. Et c’est donc pleine de courage et d’enthousiasme que j’ai entamé quelques sessions récréatives sur mes nouvelles tables.

C’est également pleine de courage et d’enthousiasme que j’ai rapidement regarni mon compte après avoir joué une main (une seule : la première…) dans un gros 50 euros (le max que je joue sur internet) dans lequel je me buy-in en late reg’ : je 3-bet en poz’ un joueur avec AK, il paie, le flop vient K89 tricolore, il donk-push, je paie et il me montre Q7o. Turn : 6 et river : T. Très fun. Vraiment. Et c’est représentatif de tous les autres tournois (là, par exemple, alors que j’écris, je viens juste de perdre avec QQ sur 996 face à 97o).

Je précise maintenant que j’ai horreur de me saisir de ma carte bleue pour regarnir mon compte et que donc, je fais tout pour remonter sans avoir à puiser dans ma réserve perso et ressortir la CB. C’est donc pour cela que je me suis assise avec mes misérables 4 euros restants en cash game pour là aussi jouer une main, une seule : AQ sur Q27 tricolore (il avait 22). Et croyez-moi, sur le moment, la douleur est la même que si j’avais perdu 500 euros. Au poker, je n’existe qu’en deux modes : contente quand je gagne et furieuse quand je perds.

C’est d’ailleurs assez fou comme on peut pester tous les diables de l’enfer après avoir bust d’un tournoi à 20 euros online et comme il peut parfois arriver de sauter d’un tournoi en live à 500$ et se dire : « Bon, bah busto sur un flip, that’s poker… ». Et si je mets « on » c’est que je sais que je ne suis pas la seule…

Sur ce même site, et une fois après avoir re-cartouché 50 euros, je ne fais ensuite que des min/moyen-cash, ce qui me fait glisser lentement mais surement vers les profondeurs des tableaux abscisse/ordonnée, m’évoquant avec horreur la perspective d’un bocal à côté de mon screen name d’ici peu sous sharkscope. Un cauchemar.

Bref, énooooooorme whine doublé d’une lourde remise en question inévitable. Pourtant, quand je lis les articles techniques des magazines poker, je vois bien que je suis d’accord avec la majorité d’entre eux et qu’ils ne me parlent pas en chinois. Je vois bien aussi que je ne fais pas d’erreurs monstrueuses… Et que les coups sur lesquels je suis éliminée sont 100% standard.

Sauf que oui, je paie parfois à la river en sachant pertinemment que je suis derrière (mais j’ai brelan quand même, zut !), oui je manque d’agressivité, mais oui, pire que tout, je commence à avoir peur.

Je me suis fait outdraw tellement de fois ces derniers temps que j’ai tendance à interrompre rapidement (= au flop ou turn max) les coups même avec une main forte floppée de type TPTK. Et tant pis si je m’enlève les possibilités que mon adversaire tente de me bluffer ou que j’anéanti le rêve de se voir payer jusqu’à la river par une main moins forte. De plus, je pot-control à mort. Et je check souvent river là où je pourrais pourtant prendre un barrel de value… (« Si je bet, il va me raise ce con, j’en suis sûre ! »)

C’est je suppose le cercle vicieux du bad run qui s’auto-alimente d’erreurs que l’on a même plus conscience de faire.

Alors certes, il ne s’agit pas d’erreurs majeures ou de spew maladif mais à force de ne pas assez prendre de value ou de ne pas 2-barrel suffisamment en (semi) bluff, cela me conduit forcément à des situations où mon tapis, plus petit que ce qu’il devrait être, se retrouve à combattre en étant couvert…

Il faut donc que je reprenne confiance et que je retrouve l’énergie que j’avais l’an passé à la même date quand je m’asseyais fleur au bec dans des gros tournois, en sachant que de toute façon tous mes bluffs passeraient et que AK contre QJ, ça ne perd que dans des mini-pots. J’exagère un peu mais bon… Il n’empêche que je vais donc me remettre en question et passer quelques longues heures online, ce que je n’ai jamais fait avant puisque perso, j’ai toujours vécu (à tort) le poker sur internet comme un moment uniquement récréatif.

Et puis après tout, je n’ai pas pu m’empêcher d’aller voir la courbe du mec online-successful du moment, Roro, pour constater, non sans soulagement, qu’il était à peine à jeu au bout de 1000 tournois sur cette même room, le tout après avoir fait un joli plongeon dans les profondeurs des entrailles de la loose online à peine inscrit. Le tout avant de faire une remontée fulgurante, de tout déchirer et de monter 50 000$. Easy.

Je vais donc tenter de reprendre de la force au maximum pour m’asseoir à mon prochain tournoi remontée à bloc. Tant pis si je bust sur un bluff, tant pis si le mec m’outdraw avec sa double paire pourritos-miraculos à la river, je n’aurais pas peur. Evian et les FPS, prends garde à toi !

Sur ces paroles Coué-à-donf, laissez moi terminer sur une belle parenthèse de tout ce que j’ai aimé ces derniers jours :

. Le road trip en Californie avec Fab, enchainé juste après deux jours à Boston (et zou, d’une côte à l’autre…). Un vrai régal au soleil que nous avons enchainé juste après une semaine à Las Vegas :

Soirée dans le Downtown Los Angeles, entre les sushis pointus de la pagode du Yamashiro, le bar du mythique Chateau Marmont, la promenade sur Sunset Bvd et la soirée au Mondrian ; Hollywood me voilà !

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Journée à Santa Barbara, alias "la Suisse de Californie", ville où la vie est douce, paisible, belle et surtout, la plus chère des USA... Il faut dire que vivre à Disneyland au bord du Pacifique, ça a forcément un prix !

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On ze road, nous avons rencontré deux types d'animaux sauvages : le premier est gros, poilu, sent mauvais et se cache derrière les fourrés et le deuxième est un phoque de mer. 🙂

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Carmel est une ville comme je n'en avais jamais vue : un village de schtroumpfs millionnaires qui se font un point d'honneur de vivre en harmonie avec la nature. Du coup, par exemple, les éclairages publics sont interdits la nuit (pitch black) mais la journée, les dauphins jouent dans les vagues à 15 mètres de la plage !

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L'arrivée à San Francisco est spectaculaire et ravive de nombreux souvenirs de films, surtout quand on la parcourt en tramway (Bullit, l'Inspecteur Harry, Rock...)

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La ville a su garder un extraordinaire côté babacool et indé grâce à tous ses habitants arrivés en masse dans les années 70 et jamais repartis (ou jamais redescendus de leur trip sous acide). Du coup, les boutiques colorées fleurissent, tout comme les concerts improvisés ou les oeuvres de street art.

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La diversité des cultures y est également si présente qu'elle permet de voyager sans sortir de la ville : ici, afternoon tea au Japanese Garden et balade à Chinatown.

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Deux des symboles de la ville : le majestueux Golden Gate et... la soupe de coquillages sur le quai 39, servie dans un bol de pain. On pourrait croire que c'est bon, mais en fait, ben...

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Et le soir, la ville offre des moments qui n'existent pas ailleurs : repas 5 étoiles dans un resto gastronomique végétalien (ni oeuf, ni produit laitier, ni viande, ni miel) étonnamment savoureux, suivi d'un cocktail sans concession au Bourbon & Branch, bar avec réservation only + mot de passe et sans enseigne extérieur, hommage au temps de la prohibition (et non, la photo n'est pas floue ; elle est le juste rendu exact de ce que je voyais ce soir là) 🙂

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Sausalito, petit village situé de l'autre côté du Golden Gate est ce que Deauville est à Paris : un 21e arrondissement pour riches ayant envie de bien dormir, bien manger et vivre loin de l'agitation de la ville le week-end. Pari réussi : jamais aussi bien mangé !

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Et, last but not least, la cerise sur la gateau, le point final, le climax du voyage : le sublimissime casino Bay 101 à San José, aka le paradis sur terre...


. J’ai lu de bons bouquins dont l’autobiographie de Keith Richards
, que j’ai dévorée de bout en bout. Son parcours hardcore rock’n’roll est le miroir sans concession d’une succession d’époques mythiques : coinços fifties et swinging sixties à Londres, LSD Seventies aux States, Bling bling eighties en tournées mondiales, reggae roots Jamaïcan style nineties… En bref, à lire absolument, et ce, même si vous n’êtes pas fan du plus grand groupe du monde (ce qui était d’ailleurs mon cas ; je n’aime vraiment qu’une petite dizaine de leurs chansons).


. Et je viens juste de commencer un autre bouquin qui m’a l’air démoniaque : « Sous les néons, Vie et mort dans les souterrains de Las Vegas » par Matthew O’Brien aux éditions Inculte. Un livre qui m’a l’air dingo puisqu’il s’agit des péripéties de son auteur, homme aussi courageux que talentueux, qui un jour décide de prendre sa lampe torche pour aller à la rencontre des milliers de sans-abris qui occupent les larges canalisations d’eaux usées de la ville… Choc garanti.

. J’ai à nouveau plein de taf pour MadeInPoker avec toute l’équipe des potos du début : Fab, David, Jules et Steven ! On a décidé de reprendre les rênes il n’y a pas longtemps et on est bien décidés à tout déménager. D’ailleurs, pour lire toutes les infos croustillantes, venez liker notre page facebook ! On vous prévoit plein de concours, d’infos en exclu et plein d’autres news et itw que vous ne lirez pas ailleurs ! (d’ailleurs, j’ai adoré écrire le top 10 des bogoss du poker français, un peu d’humour dans ce monde de brutes).

Une belle brochette à nouveau réunie pour vous offrir le meilleur de l'actualité du poker ! (et oui, gros skill sur photopaint, je sais...)

. Du taf aussi pour Blue Shark Optics dont je suis très fière d’être l’ambassadrice ! Si vous ne savez pas encore de quoi je parle (malheureux !), rdv là pour le site internet et rdv aussi sur notre page FB ! Pour faire simple, il s’agit de la marque leader aux USA et il y a une bonne raison à ça : la qualité inégalée du produit. On m’aurait proposé de défendre les intérêts d’un produit mauvais, je vous garantis que je n’en aurais pas parlé de cette façon.

Mais là, j’ai une paire faite sur-mesure à ma vue (génial) et je me sens super confortable à la table. C’est agréable d’avoir un masque total sur les yeux, que personne ne puisse voir ce que je vois, tout en voyant comme en plein jour, contrairement à mes anciennes lunettes de soleil que je devais parfois ôter quand la lumière à la table était trop basse.

Le regard droit et la posture fière, elle regardait avec détermination et solidité en direction de la porte de sortie du tournoi, tout en retenant un vieux relent de burrito que lui avait servi Carlos, le serveur tatoué et moustachu du Commerce Casino.

Bref, c’est toujours agréable d’avoir à promouvoir des projets dans lesquels on croit ! De toute façon, de toute ma vie, je n’ai pas le souvenir d’avoir longtemps travaillé pour défendre une cause qui ne me motivait pas. A chaque fois, je me barrais dare-dare, les bras ballants et ayant affiché l’énergie d’une huitre face à des montagnes de mouise qu’évidemment je n’ai jamais gravies (« Vas-y toi plutôt, je te regarde… »).

. Et puisque l’on parle d’une cause enthousiasmante, je vous INTIME L’ORDRE de regarder cette vidéo Kony2012. Oui, celle qui dure 30 minutes et dont vous avez déjà forcément entendu parler via les médias ou les réseaux sociaux. En effet, le film a fait 80 millions de vues en une semaine, ce qui s’explique par l’incroyable message d’espoir qui s’imprime en toile de fond du reportage.

Cliquez sur l'image pour voir la vidéo ! Allez !

C’est un pléonasme que de dire que nous vivons dans un monde déprimant et dans lequel il est difficile d’entrevoir une lueur d’espoir. La lutte pour le pouvoir et l’argent est telle qu’elle anéantit des populations entières et la terre sur laquelle nous vivons par la même occasion. Et tout cela par la seule et unique volonté d’un très faible nombre d’individus soutenus par des masses stupides, crédules et aveuglées (Il faut voir les communautés pauvres du tréfonds des USA se battre avec véhémence contre la gratuité des soins de base à l’hôpital parce que c’est socialiste, donc communiste, donc « pas bien… »).

Et cette vidéo, malgré les critiques qui ont pu en suivre (la plus grande étant que cette sur-médiatisation pourrait au final nuire à l’arrestation de Kony, numéro 1 sur la liste des criminels de guerre de ce siècle, ou que certains intérêts économiques qui nous dépassent pourraient en pâtir), ouvre tout simplement la perspective d’un nouveau modèle économique : « Voici ce que le peuple veut vraiment, donc faites-le ».

Il va de soit que rien n’est tout rose et que les solutions idéales n’existent pas, mais cette association a au moins le mérite de proposer un système différent. Et un système auquel j’adhère et que je soutiendrais à hauteur d’un versement mensuel. Tout comme je le fais avec l’Unicef, dont je vous invite à regarder le site ici !

Bref, vous l’avez vu, j’ai été très busy 😀

Les 14 raisons indiscutables pour lesquelles je n’ai pas posté depuis longtemps

24 janvier 2012

En effet, j’avoue avoir quelque peu molli sur le clavier ces derniers temps mais ce n’est ABSOLUMENT PAS DE MA FAUTE… En effet, les éléments se sont déchainés furieusement contre moi, surtout depuis que je suis au Brésil, un pays dans lequel il ne fait vraiment pas bon vivre. Mais alors pas du tout. Voici donc les vraies raisons pour lesquelles je n’ai pas fait de post depuis quelques temps maintenant :

Parce que le bruit des vagues était vraiment trop fort :

(limite assourdissant en fait)

Parce j’ai ratissé toute la plage avec mes dents de devant en étant stupidement attachée à un très gros cerf volant :


Parce que j’ai fait une O.D. de bleu :


Parce que pour avoir quelque chose dans son assiette (en l’occurrence du poisson), ce n’était pas facile-facile :


Parce que pour avoir du lait frais le matin, c’était pas facile-facile non plus :


Parce que du coup, on a été forcés de manger des bébêtes affreuses et au gout vraiment répugnant (et le pire, c’est que c’était à volonté, trop dur…) :


Parce qu’avec tout le bruit des alentours, il m’était impossible de me concentrer :

Parce que ma voiture n’a pas cessé de tomber en panne :

Parce que je me suis fait attaquer par les animaux sauvages du coin :

Parce que je me suis perdue moultes fois au milieu de nulle part :


(mais alors vraiment nulle part…)


Parce que de toute façon, nous n’avions pas internet et qu’il nous était impossible de blogger ou de jouer online (pauvres Fab et Nico…):

Parce qu’il est vraiment impossible de faire sa sieste peinard l’après-midi et donc de se reposer en paix :

Et, cerise sur le gâteau, je n’ai même pas encore évoqué la mauvaise ambiance qui régnait entre nous tous…


Mais heureusement, tout a une fin et d’ici une petite semaine, je suis enfin à nouveau dans le froid et sous la pluie à Deauville ! Hourrah !

Sur ce, et plus sérieusement, étant donné que j’ai massacré tous mes adversaires lors d’impitoyables parties de poker (et oui, même ici, on s’est fait des petits tournois dans une ambiance de feu de dieu avec les potes du coin), tarot, yam’s, rami ou (plus basiquement) de trouduc jusqu’au bout de la nuit, je pense que j’ai toutes mes chances pour Deauville où je vais jouer le FPS et un ou deux autres sides ! Et là, vraiment et sans mentir, j’ai super hâte de retrouver la compétition ! A toute !

PS : En plus, j’ai bientôt une cool nouvelle poker à vous annoncer ! 😀

Merry Fishmas from Vegas ! (et l’expression n’est même pas de moi… la preuve…)

23 décembre 2011

Chers amis lecteurs, je vous souhaite à tous d’excellentes fêtes de fin d’année, entouré des gens que vous aimez et d’une belle dinde farcie sur la table !

Je vais pour ma part retourner quelques jours en France pour passer Noël en famille avant de revenir sur Londres pour le Nouvel An (d’ailleurs je ne sais toujours pas ce que je vais faire la dite soirée, lol) tout en marmonnant quelques incantations de fin d’année qui ressembleront probablement à : « Petit Papa Noël, offre moi la win sur des gros tournois. Ok, juste un tournoi, je prends aussi » ou « Pour la nouvelle année, je prends la résolution solennelle  de ne plus jamais perdre un 80/20 de ma vie. » Plus sérieusement, je vais juste demander à être aussi heureuse en 2012 que je l’ai été en 2011 ! 🙂

Chaque année c'est la surenchère dans les casinos : qui a la plus grosse (guirlande de Noël) ? (ici, le Bellagio)

Et comme le sapin ne suffit pas à éblouir, ils ont parsemé le jardin de quelques pingouins. Faisant du patinage artistique, tant qu'à faire 🙂

Et à propos de patinage, welcome au Venetian qui vous propose de chausser vos patinettes et vos moufles pour faire un tour aux côtés des gondoles à Venise (avec une vue sur le volcan du Mirage derrière) Vous avez dit n'importe quoi ? Non, non, Noël façon Vegas...

Cet arbre lui aussi est tout simple ; après tout, il ne fait que 25 mètres de haut et est composé de milliers de bulles lumineuses, le tout s'éclairant selon une dizaine de programmes différents (tiens, ça serait pas mal dans mon salon)

En même temps, ce qui est bien à Vegas (et qu'on a pourtant tendance à oublier), c'est que la ville est construite en plein milieu du désert... Et que dès qu'on prend un peu d'altitude, ce ne sont pas les sapins qui sont couverts de neige, mais les cactus !

Et enfin, quoi de mieux pour conclure ce post de Noël que cette grosse truite vous souhaitant un Merry Fishmas ? Hein ? 😀

Joyeux Noël à vous tous et à vos proches ! Chérissez ces moments car on sait combien la vie est courte ; alors EN-JOY !!!

EPT Berlin : street art, autobraquage, fitfess et dictature

8 avril 2011

UPDATE : Qui succedera à VDF_Fan (ça ne s’invente pas) pour la gagne et Decebale pour m’avoir scalpée dans mon tournoi bounty ? RDV ce dimanche 17 à 21h pour le prochain épisode sur 888 !

Berlin, qui accueillait pour la deuxième année son EPT, est à l’image de sa devise : la ville « arm aber sexy » (pauvre mais sexy). Et jamais auparavant une capitale européenne m’avait semblé si différente des autres. Extravagante, étrange, underground, snob, écolo, endettée, riche d’histoire (doux euphémisme), en devenir, surprenante : les adjectifs ne manquent pas pour qualifier cette ville immense dont les quartiers se suivent et ne se ressemblent pas.

Avant de papoter poker, laissons-nous allez à une petite parenthèse historique : 90% de la ville avait disparu sous les bombardements des alliés (!). En 1945, le pays sort de la 2e guerre mondiale complètement exsangue ; Berlin a elle aussi été victime de la folie d’Hitler. Une fois la capitale allemande partitionnée entre les états vainqueurs, l’Ouest se promène au rythme américano/européen tandis qu’à l’Est, une nouvelle dictature succède à la première au travers du communisme oppressant de l’ex-URSS.

Le Berliner Dôme (la plus grosse église de la ville), par exemple, a été copieusement bombardé pendant la guerre. Mais comme pour la majorité des autres édifices anciens, les dernières cicatrices visibles ont disparu...

Avant la construction du mur, en 1961, ce ne sont pas moins de 3,5 millions d’allemands qui fuiront de la pression soviétique pour passer du côté Ouest et ainsi retrouver un semblant de liberté. Les autres, devenus prisonniers de leur propre pays, subiront le régime soviétique jusqu’en 1989, date de la chute du mur. J’ai d’ailleurs appris avec surprise que cet évènement avait été provoqué par une gaffe du gouvernement : pour faire court, un politicien de l’Est va se tromper dans ses notes lors d’une conférence de presse et lire, sans se rendre réellement compte de ce qu’il fait, le compte-rendu d’une réunion n’ayant rien à voir avec la choucroute (des propositions de lois non votées et qu’il lit à moitié).

Il annonce ainsi à demi-mot que les habitants de Berlin Est pourront circuler librement à l’Ouest, et ce, prenant effet immédiatement. Ni une ni deux, les habitants hallucinés par cette fraiche nouvelle vont se précipiter aux portes du mur, fous de joie et d’incrédulité. Il est trop tard pour faire machine arrière et sous la pression de la foule, les gardes reculent et le mur tombe peu à peu. La suite on la connait : la réunification de la RDA et la RFA et la naissance de l’Allemagne telle qu’on la connait.

Mais les guerres et les échecs successifs ont mené le pays à la ruine : l’Allemagne est broke de chez broke. Encore aujourd’hui et malgré une économie stable, Berlin est une ville surendettée et qui reste très abordables pour les visiteurs. Elle me fait penser à Londres ou New York il y a quelques années, avant que le prix de l’immobilier ne s’envole et que le capitalisme ne les dévore. En effet, pour prendre un exemple, on trouve encore de nombreux squats anarchistes et/ou artistiques en plein cœur de la ville mais peu à peu, ces derniers disparaissent, rachetés par des investisseurs venus du monde entier et bien conscient d’être en face d’une des dernières capitales à gros potentiel d’Europe.

Une ville punk et anarchiste oui. Mais écolo aussi : allez, tout le monde à bicyclette ! (Ici, un des nombreux exemples de street art qui ponctuent la ville de couleurs et de formes diverses)

En fait, c’est très surprenant de sentir à quel point une ville peut rapidement évoluer. Les Berlinois disent que leur cité change de mois en mois. Et c’est vrai. Si le centre-ville est encore parsemé de terrains vagues, on peut se douter qu’il n’en sera pas de même dans quelques années. Les quartiers flambants neufs poussent de partout, comme ne témoigne celui de Potsdamer Platz où se déroulait le tournoi.

Ultra-moderne et flambant neuf, ce quartier hallucinant contraste avec les nombreux terrains vagues abandonnés des alentours

Parce que non, chers lecteurs, il ne sera pas question de vous imposer ici l’historique de la ville sans mentionner sur quelques lignes mon tournoi ! Après tout, il s’agissait tout de même d’un Main Event à plus de 5 000 euros où près de 1 000 joueurs étaient attendus ! C’est donc le cœur léger et enthousiaste que j’ai pris place dans cet évènement poker doublement réjouissant : non seulement je n’avais pas joué en live depuis Los Angeles fin février mais en plus, le tournoi était magnifique !

Les premiers niveaux ont été un régal : je suis passée de 30k à 42k sans même m’en rendre compte, seulement en petits coups qui passent ici et là et avec un parfait équilibre entre les coups volés et les coups gagnés plus honnêtement. Bref, un régal et une image à la table préservée puisqu’ils ne verront que les bonnes mains.

Mais d’un seul coup, la roue a tourné et les vents se sont mis à me souffler en pleine face. J’ai commencé par perdre 12k contre un short stack sur un board J 5 2 8 avec un tirage couleur : j’ai KK et lui, 55. Et le reste sera à l’image : je vais enchainer des mauvaises cartes (je n’ai d’ailleurs pas eu AK ou AQ de la journée) de type 8-3o, tenter de me maintenir et perdre ensuite un coup qui m’a bien agacée.

Je venais de relancer la main d’avant au bouton avec une banane puis de c-bet contre la BB sur un flop hauteur as. La SB, un italien bien macho, avait passé en râlant, persuadé que je volais. La main d’après, je reçois une main tentante au cut-off, Q-Js, et relance à nouveau. L’italien, de SB cette fois, me paie encore, visiblement remonté. Le flop vient à nouveau hauteur as sans tirage. Il checke et je c-bet à nouveau. Cette fois, il me relance. Persuadée qu’il a prémédité son move et qu’il me fait juste une démonstration de force, je décide de le min-raise (un poil plus) afin de lui prouver que oui, cette fois, j’ai bien l’as. Sauf que je me prends tapis en pleine face, que je folde évidemment et qu’il me montre un as (et qu’avec, il avait la double paire).

J’ai fait là une grave erreur de jeu et je m’en veux beaucoup. Outre l’erreur de lecture, j’ai occulté le fait que 10k perdu dans ce tournoi sont bien plus importants que 10k gagnés. J’ai pris un trop gros risque : je n’avais pas le droit de perdre 10k dans un tournoi avec une aussi belle structure et un prizepool aussi beau. Je me suis donc auto-braquée (pas besoin cette fois d’un gang armé qui déboule comme l’an passé) et on ne m’y reprendra donc plus (enfin j’espère).

Avant (sourire, bonne humeur, petit café...) / Après (stress, angoisse, pollution, votre cuir chevelu est agressé et vous ne savez plus quoi faire ?) Photos : Club Pok et Hugues Fournaise

Les trois heures qui ont suivi ont été un pur et simple cauchemar. Je n’ai vu aucune main. Même pas un J-10s. Que des poubelles. Je vais 3-bet all in avec un miraculeux KT une fois parce que le spot est beau mais le reste du temps, j’aurais les mains/poings/pieds liés et les yeux rivés sur un stack qui n’en fini pas de fondre. Finalement, je vais ouvrir AJ et vais 3-bet à tapis (j’ai encore de la fold equity) un joueur qui me montrera QQ. Et zou, auf Wiedersehen et back à l’hôtel…

Vient le moment d’en revenir à Berlin. Parce que je sais que l’Histoire vous passionne depuis que vous avez découvert cette matière au collège quand un prof aux cheveux gras et au gilet vert pomme en synthétique vous a sorti d’un ton autoritaire : « Ouvrez vos cahiers. Alors, le 12 mai 1673, a eu lieu une bataille… « (ron pschhhh vous dormez déjà). Voici quand même deux anecdotes qui auront marqué mon séjour :

. Almira Skripchenko et moi avions décidé de visiter la ville lors d’un tour organisé. Pour la petite histoire, la championne d’échec et de poker est née en Moldavie (ex-URSS) et a donc passée son enfance dans un univers bien loin du nôtre. Pour vous donner une idée, prenons un exemple concret. Quand vous étiez ados (et probablement encore maintenant) et que vous vouliez passer une bonne soirée entre potes, le programme était de trouver un film porno/horreur, le tout en fumant des pétards et en buvant des whiskys coca. Et bien Almira, elle, quand elle était ado, son plus grand plaisir transgressif était de trouver une VHS sous le manteau d’un cinéaste absolument banni par le régime genre Bunuel ou Tarkovski (le tout en mauvaise qualité et doublé par UN SEUL comédien en russe), histoire de pouvoir s’évader des programmes diffusés à l’époque par la propagande soviétique (qu’est ce que je me suis marrée quand elle m’a raconté ça !).

Tout ça pour vous dire que la dernière fois qu’elle était venue à Berlin, c’était avant la chute du mur et alors qu’elle était encore tout jeune et privée du droit de circuler librement en Europe de part sa nationalité. Du haut de ses 13 ans et entourée de soldats armés jusqu’aux dents, elle avait contemplé au loin la porte de Brandenbourg, en sachant qu’elle s’ouvrait sur un monde inconnu et une liberté bien loin de l’emprise de la dictature communiste. C’est donc avec une certaine émotion que nous avons solennellement franchi cette porte, désormais symbole d’une période révolue et lointaine.

La fameuse porte en question, autrefois symbole d'une ville coupée en deux (mais désormais, y'a un Starbucks en face... Ou comment passer d'une dictature communiste à l'hardcore capitalisme. Beuh... Triste monde...)

Almira est passée de l'autre côté du mur ! Yeah !

. J’aimerais aussi vous faire partager une autre anecdote : notre guide conduit notre petit groupe jusqu’à un parking au milieu d’HLM, non loin de la Porte de Brandebourg. Les bâtiments qui nous entourent sont laids et ne présentent visiblement aucun intérêt architectural ou historique. Mais pourquoi diable nous a-t-il arrêté ici ? C’est là qu’il se fait une joie, devant notre perplexité, de nous informer qu’Hitler s’est suicidé quelque part par ici, 18 mètres sous terre, le 30 avril 1945.

Et que la municipalité a eu le bon goût de murer l’accès au bunker et de ne mettre aucune plaque en bronze d’aucune sorte, de façon à ce que les néo-nazis et autres dangereux malades n’aient pas d’endroits où se recueillir. Le parking est en effet aussi grand qu’absolument banal et rien ne permet de savoir où est exactement le bunker qui lui servit de tombeau. De même, les restes du cadavre d’Hitler, d’abord trouvés par les russes puis donnés 20 ans plus tard aux américains, ont été jetés dans la Spree, la rivière qui traverse la ville, afin d’y disparaitre pour toujours et sans laisser de trace, pour les mêmes raisons. Et j’ai trouvé ça génial.

Un grafitti au message efficace et radical et qui illustre parfaitement ce chapitre

Voilà, vous pouvez respirer, j’en ai terminé de ma leçon l’histoire du jour ! Il est temps de passer à un autre sujet, infiniment plus léger et agréable… En effet, après une journée de poker intensif et deux après-midi de marche intensive, j’ai décidé de tester le SPA/fitness de l’hôtel qui, comme vous pouvez le constater, vaut carrément le détour !

Cet hôtel a vraiment su trouver les mots pour me motiver à aller faire du sport le matin ; quelle belle salle de fitfess ! 😀

Ensuite, une fois requinquée (et forcément remotivée), j’attaquerais le Ladies Event du 9 avant de m’envoler le 21 avril pour Dublin et l’Irish Open (mais cette fois, promis, je ne vous parlerais pas le l’IRA, du Sinn Féin ou du traité de Limerick. Quoique…)

Mais auparavant, hors de question de quitter Berlin sans être passé par la case « Berghain », votée « meilleure boite du monde » et qui, parait-il, est juste un des endroits les plus dingues que l’on puisse voir. On m’en a raconté des vertes et des pas mûres (et qui ont provoqué chez moi un phénomène rare d’autocensure sur ce blog) mais Berlin est après tout la capitale la plus punk du monde. Ce serait un crime de lèse-touriste que de ne pas y faire un tour non ? Surtout si c’est pour fêter un bon résultat (Goooo Fab, énorme chip leader à la fin du Day 2 !) ! Et promis, je vous raconterai la soirée (ou pas).

La ville est réputée pour la folie joyeuse de ses soirées : on ne va donc pas se priver de tester ça une fois les tournois terminés ! (parce qu'on est raisonnables quand même... Là, par exemple, le tournoi n'a pas encore commencé !)

PS : J’ai récemment écrit un article pour Rue89, un site d’info que j’apprécie particulièrement pour son indépendance éditoriale et la qualité générale de ses articles. C’est donc avec un grand plaisir que j’ai accueilli la nouvelle de voir un article poker publié dans un magazine de presse généraliste ! Pour le lire, cliquez ici ! (si l’article est peut-être trop grand public pour nombre d’entres vous, allez direct aux commentaires : c’est très intéressant de voir les avis des gens sur un milieu qu’ils ne connaissent pas)

Un titre volontairement provocateur pour parler de la place des femmes dans le milieu du poker !

Los Angeles : 1, Claire : 0 (ou comment passer de joueur pro à touriste pro)

28 février 2011

Le Commerce m’a tueR.

Cet établissement affreux que tout le monde déteste et dans lequel j’entends, chaque année, les mêmes phrases (« Je ne reviendrais plus jamais », « Vraiment, on m’avait dit que l’endroit était horrible mais je ne pensais pas que c’était à ce point », « Chaque année je me dis que c’est la dernière mais chaque année, le tournoi est tellement beau que je craque, je reviens et je regrette » – Michael Binger- etc…), aura eu raison de moi et d’une petite partie de mon bankroll.

Je n’ai pas joué de gros tournois (un 300$, un 500$ et un 1 000$ plus le mega sat’) mais le résultat a été impitoyable. Impossible de monter de jetons, ou alors, impossible de les garder. Je ne vais pas m’étendre sur les ventrales qui se transforment en backdoor couleur (« Ah non, vraiment je ne te voyais pas là dessus… ») ou autres bad beats, car je sais que c’est plutôt relou à entendre.

Je vais donc juste vous raconter brièvement une main qui résume ma semaine de tournois ici : j’ai paire de 8 sur un flop 8 6 2 tricolore. Et un joueur paie mon tapis debout sur la table avec QQ. Jusque là tout va bien. Turn Q. Voilà. C’était vraiment très intéressant…

Tous les coups que j’ai joué s’étant terminés par ma ruine en jetons, j’ai logiquement préféré switcher en mode touriste. Après tout, tant qu’à faire, je suis à Los Angeles et il est probable que je n’y revienne pas de sitôt…

Miami ? Non, une partie de Long Beach, 30km au sud de Commerce (distance minimale entre le casino, super excentré, et n'importe quel quartier sympa de la ville). Je n'ai jamais passé autant de temps dans la voiture qu'à LA et ne sais d'ailleurs pas comment les habitants ne deviennent pas fous entre les distances énormes (la ville fait 70km x 50km, soit 1300 km2...) et les embouteillages permanents...

Et là, le Titanic... Euh non, le Queen Mary (314m de long, soit un des plus longs bateaux au monde, à quai depuis les années 1980 et transformé en hotel/restaurant). Pour la petite histoire, il parait qu'il est hanté ; du coup, des visites de nuits sont organisées , façon Ghostbuster. Pas fous les ricains...

Le bâtiment le plus design de la ville est sans aucun doute la salle de concert du Walt Disney Hall, construite par le génial architecte Franck Gehry

Downtown LA ressemble à un New York des années 70 sans âme et en plus dangereux... C'est vraiment un quartier à l'atmosphère particulière, où se mêlent immigrés mexicains, squats, boutiques de bling, robes de demoiselles d'honneur de toutes les couleurs, bijouteries cheap et buildings majestueux du début du 20e. Étrange, vous avez dit étrange ?

Et puis il y a aussi l’Universal Studio. Un parc à thème comme seuls les américains peuvent le faire. Y passer une journée, c’est perdre son adultitude et se laisser bercer par le talent US pour l’entertainement. Force est de constater que personne au monde n’est meilleur qu’eux quand il s’agit de distraire les gens et vendre du rêve… J’ai donc joué le jeu avec plaisir et passé une journée à me promener au milieu des studios, entre grands-huit, shows 4D de folie (3D + des effets de siège qui bouge ou de jets d’eau dans la tête 🙂 ). Et j’ai passé une super journée !

Je vous vois vous moquer 🙂 - Et encore... J'ai pas mise celle ou je pose fièrement à côté de Bob l'éponge ou du lion de Madagascar (sur la photo, ma cops Emilie)

Le but du parc est clairement affiché : en mettre plein la vue. Il est donc normal d'être spectateur d'un show avec un hydravion qui déboule au milieu du bassin et qui enflamme l'arrière de la scène de Waterworld !

On s'est aussi promenés au milieu du décor de "la Guerre des Mondes". A savoir un 747 découpé en tronçons, puis carbonisé à coup de lance flamme, le tout entouré de maisons et de voitures détruites par l'invasion extra-terrestre. Une fois de plus, tout est normal... (c'est très impressionnant à voir en tout cas). Un peu plus loin, on peut aussi découvrir des villes western, Wisteria Lane de Desperate Housewives, la maison d'Amityville, la Doloréane de Retour vers le futur, l'enclos à dinos de Jurrassic Park etc...

Voici donc en quelques photos le meilleur résumé que je pouvais vous offrir de ma semaine à Los Angeles… En fait, sensible comme je suis aux gens et à l’environnement, je n’aurais tout simplement pas dû y jouer du tout. Ca me servira de leçon.

J’ai l’impression que si je ne me sens pas pleinement à l’aise dans un lieu, je ne peux y faire une perf’ tant l’énergie que m’habite va être négative. En y réfléchissant bien, c’est vrai que jamais je n’ai fait de résultat dans un endroit que je n’appréciais pas ou à un moment où ma tête était occupée par des choses désagréables.

En même temps, impossible de passer à côté du fait que le tournoi du LAPC WPT est le plus gros des Etats-Unis après le Main Event : plus de 650 joueurs à 10 000$ de buyin. Et c’est vrai que ça aurait été stupide de ma part de ne pas tenter au moins le satellite, non ?

Je n’ai pas encore eu la force de m’assoir en cash game (mais je vais ptet essayer tout à l’heure, pour voir) car la salle de jeu est au-delà du réel : près de 100m de long et plus 30m de large… Je vous laisse imaginer le bruit qui y règne… Le tout dans un déco à la lumière néon et aux couleurs qui piquent les yeux. De plus, la clientèle du lieu est vraiment particulière : les gens y sont bien plus agressifs, méchants et moins zen qu’ailleurs. Il faut dire que beaucoup perdent dans cette usine à cash. Aux petites limites (genre 3/6 NLHE), l’ambiance est exécrable et il n’est pas rare de croiser des gens à la limite de la clocharditude et dont la saleté sous les ongles est proportionnelle à l’odeur qu’ils dégagent… Pas rare non plus de croiser les mecs des gangs alentours qui arrivent en vidant leur banane remplie de cash. Vous croyez que j’exagère ? Et bien même pas…

Après, c’est à chacun de voir ; nous sommes tous plus ou moins sensibles et il ne fait nul doute que certains joueurs venus ici en mode warrior, et qui passeront leurs journées à bosser à la table, pourront repartir satisfaits. Sauf sur un point, qui pour le coup fait l’unanimité : la nourriture. Un joueur m’a sorti cette phrase fine et délicate mais qui résume bien la situation : « J’ai l’impression de ch*** des bidons d’huile ». Pardon de vous faire partager ça mais la vérité n’est pas loin… Pour trouver un bon resto, il faut rouler 30 mn… (spéciale dédicace au DellaTerra, établissement tenu par Franco, un joueur de poker et où nous avons célébré l’anniversaire d’Almira comme il se doit !) Sinon, il faut aimer les pizzas molles, fades et grasses, les hot dogs à base de viande de bœuf chelou, les pâtisseries en margarine ou les salades de fruits en plastique. Beuh…

Vous l’aurez compris, c’est avec plaisir que je pars demain pour Vegas quelques jours. Avant de revenir début du mois à Londres !

. L’autre bonne nouvelle liée à mon retour sur le Vieux Continent, c’est aussi que je vais enfin pouvoir jouer à nouveau online sur 888 puisque ici, le logiciel (qu’il soit en .fr ou en .com) ne passe pas aux USA… Je pensais d’ailleurs que ce ne serait le cas que pour le .com mais la veille de m’inscrire dans mon tournoi bounty du 27, je me suis rendue compte que je ne pouvais pas entrer sur le .fr non plus (pour une raison étrange, j’étais persuadée du contraire). Après moultes coups de fils au support et autres tentatives, j’ai du me résoudre à l’évidence : je ne pouvais pas jouer dans mon propre tournoi bounty alors que j’étais devant mon écran… Je présente donc mes excuses à tous les participants (en même temps, c’est resté un tournoi sympa avec un petit overlay agréable), j’espère que vous avez eu le mot via Facebook (je ne savais pas comment prévenir autrement) et vais tenter de me rattraper dans le prochain. Pourquoi pas offrir deux bounty ou rajouter 88 euros en added money ? Je vous tiens au courant…

. Enfin, finissons sur une page de publicité. Le magazine That’s Poker de février est encore en kiosque et il ne vous reste qu’une semaine pour découvrir une longue interview dans laquelle je raconte plein de bêtises (mouhaaaa) !


Je ne sais pas encore quelle sera ma prochaine étape de tournoi. Je serais à l’Irish Open du 21 au 25 avril à Dublin mais pour ce qui est du mois de mars, je n’ai pas encore décidé !

Le WPT Invitational de Los Angeles comme si vous y étiez !

21 février 2011

C’est avec un immense enthousiasme que j’ai aperçu les lumières de Las Vegas depuis le hublot de l’avion : oubliées les 11 heures de vol, ignorés les remous/trous d’air de l’atterrissage dus à une tempête bien installée depuis la veille : j’ai atterri à Sin City heureuse (et un peu nauséeuse, avouons-le) et très motivée à l’idée de partir 48h plus tard pour Los Angeles et son WPT.

Je n’étais pas revenue à Vegas depuis les derniers WSOP et je me suis souvenue immédiatement de ce qui m’avait tant manqué : les restaurants. Personne ne me croit quand à la question « dans quelle ville mange-t-on le mieux ? » je réponds en souriant « Sin City ». Nulle part ailleurs dans le monde on trouve en effet une telle concentration de bons restos. Et pas forcément les plus chers par ailleurs puisqu’un burger du In’n’Out (« sluuuurp… ») coute dans les 3 dollars…

Outre ce fast food bien connu de tous, j’apprécie tout particulièrement les établissements Italiens ou Japonais, qui proposent des rolls et autres préparations à base de sashimis particulièrement gouteuses et à prix fort raisonnables (ou pas).

Un cadre sublime, des plats délicieux, un service hors pair... What else ? (en photo : le Shibuya)

Mais Vegas étant avant tout la ville de la démesure et de la consommation à l’extrême, on trouve aussi une foultitude de restos à l’addition franchement relevée. Ainsi, il y a quelques jours, j’ai ainsi eu le plaisir d’essayer « l’Atelier Robuchon », au MGM et de pouvoir même féliciter le chef frenchie en personne qui était de passage dans ses prémices ! Si c’est pas la classe… En tout cas, je me suis régalée et ai donc ajouté un nouvel établissement à ma liste de restos anti-badbeat : ceux où le réconfort arrive dès la première bouchée comme une vague (d’exquise) guimauve …

Dans la liste nouveauté, j’ai également été visiter la toute nouvelle tour du Cosmopolitan (entre le Bellagio et le City Center), qui n’existait pas encore il y a un an et qui offre, en toute simplicité, des dizaines de boutiques, une douzaine de restos hallucinants de part leur carte et leur déco et des chambres au-delà du réel tant elles sont belles et bien décorées. Oui, mieux que celles du Encore. Il faut dire que la vue offerte par le lieu y fait beaucoup aussi…

Une vue sympathique depuis la terrasse du dernier étage du Cosmopolitan, non ?

Mais un des intérêts majeurs de ce tout nouveau casino (c’est bien connu, ça manquait à Vegas un nouveau casino, un nouvel hôtel, d’autres restos…) réside dans sa boite de nuit : le tout nouveau et flamboyant Marquee.

Après avoir vu le Surrender au Encore, je pensais avoir tout vu. Et bien non. Le Marquee est ma nouvelle boite préférée. Elle est construite comme le XS, avec un immense espace extérieur piscine/bungalows et une piste de dance façon scène de concert (avec écran géant derrière), le tout dans les proportions à l’allure plus intimistes que les deux autres boites du Wynn (mais toutes trois font dans les 6000 m2, oui oui…). Bref, moi qui ne suis pas une fanatique des boites, j’avoue que là, j’ai eu hâte d’y revenir pour célébrer une victoire ! (et je finis sur une spéciale dédicace à Thierry C., un mec aussi brillant que gentil : super rencontre !)

Par la même, je confirme que Roger Sanchez, malgré un nom à coucher dehors, est un très bon DJ sachant mettre le feu aux poudres !

C’est le moment où vous m’interrompez. Ce post s’intitule « Le WPT Invitational comme si vous y étiez» et je n’ai même pas encore mentionné Los Angeles. Mais j’y viens, vous allez comprendre.

Etant arrivé depuis 48h aux USA (9h de décalage horaire avec Paris), mon organisme n’était pas vraiment frais. Je qualifierais même volontiers mon cerveau de « franchement mou » depuis mon arrivée sur le territoire américain. Alors quand vous rajoutez à cet état général une soirée en nightclub (j’ai cru que je ne me motiverais jamais pour y aller mais en fait, une fois sur place, l’ambiance était telle que la fatigue s’est – presque- envolée), je vous laisse imaginer ma tête le lendemain matin, après 5 heures de sommeil et 5 heures de route jusqu’à LA. Le tout pour jouer le soir même dans ce fameux tournoi…

Parlons peu, parlons bien : je suis arrivée à ce tournoi, qui débutait à 20h, cuite comme un poulpe. L’œil hagard, la parole hésitante, une envie de dormir irrépressible et l’impression étrange de flotter dans un monde parallèle et étrange depuis que je m’étais extraite du lit.

En effet, sur la route, une tempête de neige s’était mystérieusement levée faisant chuter d’un coup la température de plus de 10 degrés en seulement quelques kilomètres. En quelques minutes, la voiture s’était retrouvée prise dans un tourbillon de neige. En Californie. Le pays où dans les films hollywoodiens, on fête Noêl en slip et en se plaignant de la chaleur. Une fois ce triangle des Bermudes passé, l’arrivée au Commerce Casino s’est déroulée sans heurts, au fil des milliers de kilomètres de bétons des autoroutes qui quadrillent la ville sur trois niveaux et parfois huit voies de voitures qui roulent en fil ininterrompu d’un quartier de la ville à un autre.

Panique : ma valise compte quelques pulls et autres sweat shirt : pas de mouffles ni de bonnet ! Mais c'est quoi ce délire de tempête de neige à Los Angeles ?

Près de mille personnes étaient réunies au Commerce, le Casino le plus vilain/kitch/croûte du monde (plantes en plastiques, lumières néons, statues greques en stuc), pour jouer au poker. Sauf que sur les 500 qui participaient à ce freeroll dont les 200 000$ de prizepool sont offerts par un sponsor, beaucoup n’avaient jamais joué au poker. Ou alors vraiment très peu. J’ai vu des coups que vraiment, je n’avais pas vus depuis longtemps. Exemple : UTG limpe 400, Mid limpe 400, SB+BB checkent. Flop 8 9 J tricolore. Un limpeur envoie 7 700 et tapis avec KJ et c’est insta-call par la SB avec Q-4o qui possède 10k devant lui au total. Pas mal hein ?

Sinon, dans le même style, un joueur qui limpe/folde pour 200 alors qu’il a un tapis de 350. Ou alors un joueur qui open shove pour 1600 sur des blinds 100/200/25 et qui est insta-call par une joueuse milieu de parole avec 6-7s pour un tiers de son tapis… Bref. Des coups hallucinants et qui ont le mérite de faire perdre la tête aux joueurs réguliers.

"Vraiment sympa ce coup que tu viens de jouer. Tu m'expliques ?"

Cette année, les frenchies sont venus en force ! (de g à dr : A. Dreyfus, Fabsoul, Moi, N. Levi, D. Kitai : pas sur la photo, Emilie, Caro, G. Darcourt et P. Ktorza)

A l'heure où j'écris ce post, Almira, bien que jet laggée elle aussi, est en table finale à 6 avec son collègue Davidi, yeaaaaah (chess)babyyyy !

Du coup, j’ai joué dur tout du long de ce tournoi turbo : impossible de squeezer, surrelancer light, bluffer, c-bet en slip etc… A ma table, ceux qui limpaient payaient ensuite toute relance : normal, limper voulait dire « bien aimer sa main et vouloir voir un flop coute que coute». Mais bon, tout ceci ne m’a pas empêché de toutefois monter des jetons avant de sauter gaiement après avoir perdu notamment quelques tirages puis trois coups préflop : JJ vs KK, 99 vs 77 puis 22 vs AA une fois short. Bref, rien de palpitant et rien d’intéressant.

L’intérêt était plutôt dans le côté fun et hors des sentiers battus de la chose. Cette soirée était un véritable melting pot de pros et de joueurs du dimanche, tous de bonne humeur et prêt à passer un bon moment : qualifiés, animateurs TV, acteurs dans des séries que je n’avais jamais vues, comédiens rigolos (mais dont les blagues sont insaisissables même quand on est bilingues), producteurs, télé-réalité heroes, sportifs du cru (basketteurs, footballeurs…), chanteurs que l’on a pas vu depuis longtemps et autres personnalités habituées du circuit, à l’instar de Don Cheadle ou Jennifer Tilly. Et je peux vous dire que l’ambiance n’avait vraiment rien à voir avec un tournoi normal.

Il fallait faire la queue pour marcher sur le tapis rouge : pas un problème pour ces jeunes starlettes en plein rêve holywoodien !

Vas-y que je te hug, que je te hurle « How are you darling ? » (ce qui est probablement une marque de politesse, plus c’est fort : mieux c’est), que je te flatte « Oh my god, you look woooonderful ! », que je t’offre à boire, que je te fais la conversation et qu’accessoirement, je cherche à copiner avec Untel parce qu’il connait Machin ou Untelle parce qu’elle dirige le Studio Bidule.

Une vraie foire à la saucisse.

Et à propos d’andouille, mention spéciale à un de mes voisins de table, un pseudo-bogoss cocaïné jusqu’à la moëlle, qui, comme toute personne aux narines lourdement farcies, ne s’est pas rendu compte d’à quel point il était saoulant, collant, relou et, accessoirement, complètement inintéressant. J’ai cru comprendre qu’il était producteur, qu’il avait bossé avec Machin et Truc, qu’il avait une fille, et qu’il était là pour « Paaaaartyyyy ! Come on Guys ! Let’s have fun ! What’s your name again ?». Un vrai boulet. Pour la blague, c’est d’ailleurs lui qui avait limpé pour 200 puis fold avec 150 derrière. Bref.

Si je fais la comparaison avec une foire à la Saucisse, c’est parce que ce n’était chic, ni classe mais drôle à regarder. C’était une sorte de raout bruyant où chacun parle fort, mange en faisant du bruit, hurle, s’observe en coin, cherche à approcher les « superVIP », le tout avec trois personnes minimum au mètre carré.

En fait, ça m’a fait penser à un repas de Thanksgiving auquel une famille plutôt bourgeoise vous avait invité l’an passé. Un repas auquel nous étions arrivés bien habillés (comme à Noël), avec fleurs et champagne pour la maitresse de maison, obv. Le tout pour découvrir une maison pas rangée et au sol couvert de vêtements, jouets, chaussettes sales. Avec un buffet dans le fond de la cuisine qui proposait des plats servis direct dans les récipients en plastique/alu du traiteur, un caisson à binouzes et des fourchettes en plastique. « Help yourself ! Have fun ! »

Ah oui, c’est sûr qu’on s’est marrés. Surtout quand, une fois notre assiette terminée sur un coin de table (personne ne mange en même temps), on nous avait proposé de nous vautrer sur le canapé devant l’énorme écran plat dernier cri pour regarder tous ensemble un match de baseball (ou de foot, ça m’a pas vraiment marquée), à côté du tonton en chaussettes de sports qui se grattait les coucougnes en descendant de la bud light.

Sur le coup, je m’étais dit qu’ils avaient décidemment une étrange façon de célébrer leurs fêtes de famille mais j’ai appris que de nombreuses familles aux USA recevaient de la même façon : à la bonne franquette, dans les couverts en plastique, dans le chaos le plus total, le tout dans un bruit hallucinant (Mais pourquoi ils parlent aussi fort quand ils sont face à face ?).

Et cette soirée sous le signe du caritatif (nous avions le choix de prendre un rebuy pour 200$, qui irait direct à la charité ; de même les joueurs peuvaient donner une partie de leur gains à la fin) était logée à la même enseigne. Aucune classe ni atmosphère feutrée mais un joyeux bordel finalement plutôt réjouissant à regarder et surtout, organisation irréprochable, ce qui ne manquera jamais de m’épater chez les ricains. Malgré un chaos apparent total, chacun était à son poste, à faire son boulot, le tout avec une notion du service qui n’existe qu’ici. Une serveuse, même méga-débordée, va toujours prendre votre commande en souriant.

Ca a été la ruade au buffet (bon, sur la photo, on ne voit pas vraiment, je l'ai prise une fois le tournoi commencé). Quel pied de pouvoir grignoter des mignardises et autres bouchées gourmandes juste avant d'aller jouer : un apéro dinatoire qui devrait d'ailleurs être obligatoire avant tous les gros events...

Une fois éliminée, je vous passe sur le retour à l’hôtel via un chauffeur du Commerce qui nous a drivé un couple de jeunes texans bourrés et moi (le surréalisme est revenu : alors que j’étais morte de fatigue, le chauffeur a roulé 10 bornes dans la mauvaise direction avant de comprendre son erreur et de se marrer, d’ensuite s’arrêter pour une pause pipi dans les fourrés, puis j’ai entendu un mec siffler l’hymne nationale américaine avec son nez au téléphone (« Tiens écoute ! ») et, bouquet final, « Claire, can I please take a picture with you, me and Capone ? » Capone étant un nain de jardin miniature. Véridique).

Pour résumer, je dirais en tout cas que c’était une soirée plutôt fun et surprenante à laquelle j’ai été ravie de participer, même si j’aurais obviously préféré repartir avec une part du gateau ! Dès demain, je m’attaquerais à un des trois tournois que je prévois de jouer, un 350$, un 550$ et un 1100$, plus un satellite pour le Main Event à 10 000$. Je vous tiens évidemment au courant !

PS : Mon prochain tournoi bounty sur 888 aura lieu le 27 février à 21h : venez nombreux, c’est fun et c’est bon pour votre bankroll !!! Je fait d’ailleurs une précision sur le dernier : j’ai failli le gagner ! Damnit redamnit et reredamnit… D’ailleurs, rien qu’à y penser, ça m’énerve encore tiens… VGG en tout cas à  Gui_10 qui m’a battue en heads-up, remportant donc le bounty de 88 euros et la win pour la seconde fois depuis la création de ce tournoi !

UPDATE : Je suis depuis 30 minutes au téléphone avec le support clientèle de 888 pour tenter de jouer mon bounty depuis les USA (je crois que je peux jouer ici mais l’inscription doit apparemment être faite depuis l’Europe). Raaaaaaah… Le support me tient au courant ! Il y a encore une heure de late reg’, je croise les doigts !