Archive for the ‘Rencontres et voyage’ Category

Vegas-Brésil : le choc des titans

23 juillet 2010

En 48 heures, je suis passée de ça :

A ça :

Et de ça :

A ça :

On pourrait aussi ajouter :

. Des palmiers en plastique aux vrais cocotiers sur la plage : AVANTAGE BRESIL

. Des buffets orgiaques aux poissons grillés au barbecue : EX-AEQUO

. Des neons et paillettes au feu de camp : EX-AEQUO

. Des meilleurs DJ au monde en nightclub au concert avec le groupe local de « foro », la musique folklorique du coin, que j’avoue subir plutôt qu’aprécier (je crois qu’à mon top 3 des musiques hardcores pour l’oreille, c’est juste derrière le zouk carabéen et l’opéra chinois) : AVANTAGE VEGAS

. De trottoirs et casinos grouillants de monde à personne dans les rues dès la nuit tombée (dans le village de pêcheur où j’habite ; dans la grande ville pas loin, Fortaleza, c’est pas la même) Les fêtes s’enchainent ici d’une villa à l’autre : EX-AEQUO

. De coyotes qui traversent en silence les rues en marge du Strip aux perroquets hargneux qui poussent des cris stridents quand tu roupilles dans le hamac : AVANTAGE VEGAS

. De journées passées à arpenter les couloirs du Rio à des après-midi passés à bouquiner au bord de la piscine : AVANTAGE BRESIL (et de loin)

. De bruit incessant, de stress et d’agitation dans tous les sens à un calme olympien (limite, si on osait, on dirait que la mer fait trop de bruit quand on fait la sieste) : AVANTAGE BRESIL

. De poker à fond les manettes à plus de poker du tout : AVANTAGE VEGAS (quoique ça fait du bien aussi)

. De 50 degrés à l’extérieur et 17° à l’intérieur à une température légèrement venteuse de 25° : AVANTAGE BRESIL

. D’un sentiment d’avoir fait le tour à une envie de tout visiter de long en large tant l’endroit est beau : AVANTAGE BRESIL

En fait, il est difficile de comparer l’incomparable : j’ai trouvé mon yin et mon yang.

Vegas, c’est la ville du « bling and spew », où il est de bon ton de laisser quand clim’ à donf’ quand on quitte sa chambre, où il semble normal de se prendre un grand bain quotidien au milieu du désert et où chaque jour on jette avec désinvolture de quoi nourrir une famille de 50 personnes pendant deux ans. Et dans le village dans lequel je réside, juste pour donner un exemple (en dehors du fait que l’éclairage public la nuit c’est les phares des voitures), les pêcheurs gardent les vieux frigos rouillés pour les jeter en pleine mer et y attirer les langoustes (il parait que ça marche). De même, le seul restaurant ici, c’est Jorge, qui descend chaque soir de sa barque les filets pleins de sardines et qui les vend à même la jetée après une longue journée passée en mer.

Deux mondes… Rien à voir… Et l’occasion parfaite pour faire le point sur ces quasi-deux mois passés dans le paradis de la sur-consommation et du poker. Je suis revenue de Vegas gagnante (et épuisée) après avoir fait quatre cashes pour un montant total d’environ 13 000$. Mais la blague, c’est que comme beaucoup d’autres joueurs sponsos, si je n’avais pas eu 888Poker derrière moi, mes carottes étaient cuites (en même temps, c’est vrai aussi que je n’aurais jamais participé au Main Event ou au Ante Up).

Il ne faut pas se leurrer : Vegas n’a rien d’un Eldorado. Et si Eldorado il y a, c’est à 100% pour les organisateurs des tournois et les complexes casinos/hôtels. Rares sont les petits heureux qui reviennent à CDG le sourire du winner aux lèvres. Mais paradoxalement, rares aussi sont ceux qui affichent le visage du loser : la plupart des gens que j’ai rencontrés là-bas, joueurs semi-pros ou amateurs, ont prévu leur enveloppe et sont prêts à tout perdre de toute façon… (mais pourvu qu’ils aient eu l’ivresse avant…)

En fait, une écrasante majorité de joueurs pros, si on déduisait leurs buy-ins de leurs gains, seraient dans le rouge au moment des comptes finaux à l’issue des ces championnats du monde. Il faut vraiment faire une belle perf’ pour repartir positif. Surtout quand on prend en compte le Rhino, le Surrender et autres Atelier Robuchon. Parce que venir à Vegas pour gagner un bracelet ok, mais faire le moine à côté, non merci – faut pas pousser, c’est p’tet des championnats du monde, mais des tournois, y’en a quand même tout le temps, c’est pas comme les J.O. où faut attendre 4 ans avant de pouvoir recommencer ! -.

C’est en tout cas avec un plaisir non dissimulé que je vais paisiblement laisser mes batteries se recharger pendant quelques temps avant de remonter en selle fin aout pour le CPS en Croatie, un tournoi super peace, genre transition parfaite entre les vacances et le boulot (c’est drôle, avant de taper ce mot, j’ai longuement hésité, cherché en vain des synonymes ou d’autres mots : aussi fatiguant ce soit, j’ai pas vraiment l’impression de bosser, soyons honnêtes)

Tout ça pour m’excuser de la sporadicité – mais pas l’absence – de mes futurs post aoutiens et pour vous remercier encore de me lire si nombreux : il n’y a pas un commentaire que je ne lis pas alors merci encore ! (et nota, envoyez-moi par mail vos VDF, ça fait super longtemps que je n’en ai pas publié ! Et j’aime toujours autant les lire quand je les reçois !)

La folie des boites à Vegas

27 juin 2010

Je n’ai jamais été une crazy partygoer qui hante tous les soirs les clubs les plus branchés de la ville. En fait, j’ai même plutôt toujours évité les soirées en boite : on s’ennuie plus souvent qu’on ne s’amuse.

Mais Las Vegas, c’est pas pareil. Ici, et à l’image de la ville entière, les boites sont mutantes. C’est Eurodisney qui croise le Queen, le tout avec des liasses de dollars par millions pour arrondir les angles et créer the best of the entertainment.

Hier, nous avons testé le Surrender et le verdict est radical : c’est la plus belle boite dans laquelle je n’ai jamais été. Pourtant, en découvrant le XS (au Wynn juste à côté), je croyais avoir tout vu mais non : le Surrender est encore un cran au dessus…

Un décor qui laisse bouche bée : piscine aux couleurs changeantes, fontaines, palmiers, cabanons, jeux de lumières flashy et peintures vives pour rehausser le décor : un vrai palace de la (mille et une) nuit

Le seul hic, parce qu’il y en a toujours un, c’est que c’est cher. Hors de prix même. En arrivant, vous avez le choix : soit vous prenez un verre au bar et vous ne pouvez pas vous asseoir de la soirée (20$ l’entrée puis 15$ le verre), soit vous prenez une table au bord de la piscine (obligation d’une bouteille à 500$ pour 4 -plus taxes, plus 20% pourboire) soit vous prenez un bungalow privatif avec terrasse qui donne sur le Strip et balcon qui donne sur la piscine (une bouteille pour 3, soit + de 200$ min/pers).

Etant donné notre nombre, environ 25, nous avions opté pour la dernière solution et bien que ruinés, nous avons passé une excellente soirée ! Le mec chevelu aux platines n’était autre que Steve Aoki, un des meilleurs DJ du monde (mon dieu le remix de Lady Gaga avec Metallica, un truc de fou) et, alors que je faisais le tour du propriétaire, je tombe nez-à-nez avec une armée de bodyguards façon men in black : derrière eux se déhanchaient Paris Hilton et Leonardo di Caprio. Tranquille.

Bruno Launais et sa copine, Ludo Lacay, Antoine Saout (qui fêtait ses 26 ans) et moi : des sourires qui en disent long sur l'état d'esprit de la soirée !

Jules, Leo, Eric, Fab et moi, Germain, Julien et Matthieu : ou comment décompresser après les journées passées au Rio à bosser !

Bref, vous l’aurez compris, Vegas mérite sa réputation d’oiseau de nuit. Seule bizzarerie, la grande majorité des boites ferment à 4h du matin. Une décision bien étrange au vu du manque à gagner possible mais qui n’est pas non plus déplaisante : à 11h, les files d’attente pour entrer commencent, à minuit, les nightclubs sont blindés et à 5h, tout le monde est au lit (ou au Rhino, c’est selon 🙂 ).

Ce qui est finalement assez pratique quand on joue le lendemain à midi. Parce qu’on n’est pas non plus venu là que pour s’amuser hein ! Et faire la fête si la France gagne un autre bracelet, ça mettrais encore plus de sel à la chose : en avant mauvaises troupes, il y a du pain sur la planche 🙂 !

A lire si vous aimez les huitres !

22 avril 2010

Comment ça rien à voir avec le poker ? Mais pas du tout ! On le sait, par définition, un joueur de poker est épicurien et n’aime rien tant que bien manger, bien boire, s’amuser et autres plaisirs de la vie – dont les huitres font partie-

Je n’ai jamais été une fanatique du coquillage mais j’avoue que de temps à autres… Surtout quand on fait de ces chouettes rencontres qui vous en apprennent toujours plus sur la vie en général et la bouffe en particulier.

Je vous remets le contexte : Florence, un resto chic et branché au bord de l’Arno et… Marcel Lesoille (ci-dessous)


Mais qui est Marcel Lesoille me demanderez-vous en coeur ? Tenez-vous bien : le champion du monde d’ouverture d’huitres en titre avec 2064 huitres ouvertes en un heure !!! (ça s’invente pas, j’adore)

Ce monsieur et sa femme (aussi son agent) parcourent la France et le monde, invités dans les plus grands palaces pour faire déguster des huitres, le tout en offrant un spectacle 100% écailler de choc. Parmi ses plus célèbres clients : « Ma rencontre avec Nelson Mandela m’a particulièrement marquée et je n’ai jamais perdu contact avec Celine Dion. Dans le poker, je connais bien Patrick Bruel, un grand amateur, et j’ai déjà été à Las Vegas pour y proposer mes produits ! »


Une des phrases qu’il a prononcée m’a marquée : « Quand je tente de battre un record, je suis tellement concentré qu’il peut m’arriver de perdre trois kilos en une heure. Trois kilos ! La concentration me fait garder toute mon energie à l’intérieur et plus rien n’existe en dehors de mon couteau d’écailler et de l’huitre qu’on me passe. Quand je me coupe, je ne saigne pas sur le moment. Je saigne après, quand je me relache. »

Ca alors. Pourquoi moi, quand je joue, je suis pas comme ça ? Tellement focus que le monde disparait, que je sais exactement ce que je dois faire et que si je me prend un bad beat, je saigne pas ?

Ceci étant dit, je sais bien que ce post s’éloigne du sujet mais je voulais vraiment vous parler de cet homme aussi sympa que chaleureux, qui nous a fait déguster des huitres du feu de dieu (en nous apprenant que les Gillardeaux et autres papillons étaient des huitres modifiées par l’homme et … trisomiques ! Ca calme hein ? – il faut donc se tourner vers des plus petits producteurs, mais tous les trucs, astuces et anecdotes sont sur son blog)

Bref, dans les temps à venir, il ne serait pas étonnant que vous croisiez Marcel et sa femme sur un tournoi : imaginez qu’au break, on ait le droit à un stand proposant quelques belles huitres et autres crevettes au lieu du sempiternel jambon-beurre triangle ?  Quelle bonne idée ce serait !

Messieurs les organisateurs de tournois, si vous voulez rehausser le level de classe et d’originalité de l’évènement, pensez à contacter Marcel ! (page publicité ok, mais page publicité méritée et sincère)

Sur ce, pour info, demain je joue normalement le PPT Super Sat’ de Nice ; j’espère croiser nombre de vous là bas !

UPDATE :

Ca alors. Alors que je suis certaine d’avoir lu quelque part que les dates de Nice étaient le 23/24, je viens de voir que c’était le 24/25, alors que je dois être à Monaco le 25 au matin au plus tard… Raaah… Du coup, je crois que je vais venir jouer en cash demain aprem ou après-demain, voire faire un petit side… Snif.

Les coulisses de la Press Room du LAPT : j’ai rencontré un shériff qui fait du coverage !

2 mars 2010

Ce qu’il y a de bien quand on est journaliste poker assigné aux coverages , c’est que l’on voyage beaucoup. Ce qui permet toujours de faire de nouvelles rencontres, et ce même si on se connait généralement tous en coulisses… Car si le nombre de journaliste ne cesse d’augmenter dans les Events comme l’EPT Deauville, lors des tournois américains, il n’y a jamais plus d’une petite vingtaine de journalistes, et ce sont presque toujours les mêmes depuis des années !

BJ (WPT) et Matt (Life's a bluff) : toujours là et toujours avec le sourire !

Lors du LAPT, nous sommes sur une estrade qui domine la pokerroom (et nous sommes cachés derrière l'écran qui annonce les niveaux)

Sauf que parfois, il arrive aussi de faire connaissance avec des personnes inhabituelles ; en l’occurrence un vrai Shériff ! Scott Diamond est une figure du poker qui se pointe parfois dans certains tournois pour alimenter son blog avec un semi-coverage. Car le poker est la passion de cet homme moustachu 100% ricain qui éprouve autant de fierté à exhiber son badge presse que sa carte de flic.

Scott, en plus d’être joueur et journaliste (notamment pour All In magazine et Pokerpages – lien vers un de ses articles dans lequel il explique avoir gagné un satellite par défaut car, alors qu’ils n’étaient plus que 3 en course, les deux autres ont commencé à se taper dessus avant d’être virés du tournoi !) ) est également à l’origine d’un chouette projet : Fallen Heroes, une association caritative qui s’occupe d’organiser des tournois depuis 2007 et dont les bénéfices sont reversés pour les bonnes causes. Cette année le tournoi de février au Commerce a regroupé 160 joueurs dont Mark Seif, Michael Mizrachi, JC Tran, Chad Brown, Chino Rheem ou encore Nam Le.

Et il n’est pas vraiment shériff. Il m’a expliqué un truc avec des élections, des députés, des circonscriptions et d’autres choses que je n’ai pas pigées du tout. En clair, il n’est pas au poste le plus haut : « Shériff », un job pour lequel il faut être élu par la population, mais « Deputy Sheriff », ce qui, au vu de l’accueil/déférence que lui réservent les gens qui le croisent, ne doit pas être mal non plus.

Un look de killer pour cet homme qui s'est déjà fait tirer dessus plusieurs fois

Je lui ai demandé si son métier était dangereux, surtout travaillant à Los Angeles, et il m’a répondu qu’avant d’avoir femme et enfants, il aimait l’adrénaline que lui procurait le métier. Qu’il était de nature extrêmement agressive et violente et que bosser tous les jours dans les guettos de L.A. lui plaisait… Et aussi que jouer au poker lui avait du coup permis d’apprendre à canaliser cette violence : on ne pête pas la gueule au mec qui beugle de joie en nous éliminant sur un gros bad beat… De même, il m’a raconté savoir d’instinct qui ment ou pas à la table : conséquence directe d’heures passées à mener des interrogatoires d’une main de fer.

Le plus drôle dans tout ça, c’est quand je lui ai demandé comment il était venu au poker et qu’il m’a répondu : « Je venais de me battre avec une femme très grosse, de plus de 150 kgs et qui m’était tombée dessus lors d’une intervention, me blessant gravement au bras et à l’épaule. J’ai donc été contraint de passer deux jours à l’hôpital devant la télévision. Nous étions en juillet 2003 et sous mes yeux, un quidam venu de nulle part, Chris Moneymaker, a remporté des millions de dollars. Et là, comme tout le monde à ce moment là, je me suis dit que moi aussi je pouvais faire ça… »

« Du coup, j’ai commencé à trainer autour des gros Events, histoire d’être dans le public et de vivre ces émotions fortes. J’ai aussi commencé à jouer un peu et un jour, alors que je me promenais au Bellagio en décembre pendant le WPT, je suis tombé sur Joe Sebok et Gavin Smith qui m’ont proposé d’intervenir en direct à la radio. Ils m’ont appelé « The Deputy » et le surnom n’est jamais parti. La passion non plus, même si je n’ai pas assez de temps à y consacrer. »

C’est aussi pour ça que j’aime le poker. Parce qu’il s’agisse de nerds boutonneux, de multi-milliardaires en quête de sensations fortes, d’une mamie qui préfère jouer que tricoter ou encore d’un shériff avide de millions, le poker ne connait pas de frontières dans les classes sociales, les genres ou les milieux professionnels…

Le Commerce, c’est moche : la preuve en image

27 février 2010

Je vous disais hier que le Commerce Casino était le casino au monde que j’aimais le moins, question d’ambiance, de clientèle et de cadre. Voici donc quelques photos pour étayer mon propos :

Le Commerce est construit (volontairement ?) loin de tout et n'est entouré que d'autoroutes et autres parkings...

Au milieu des voitures, un magnifique jardin vous invite à la détente...

L'entrée vous accueille majestueusement, dans un style "Cléôpatre teste le LSD" du meilleur effet

Derrière le Sphinx : la salle des high staker au poker (ça change du feutre de la Bobby's Room...)

Et quand les joueurs de tournoi ont faim, ils n'ont qu'à faire la queue pour un burger dans une ambiance "Graillon Party"

A moins que les joueurs n'aient envie de se dorer la pilule au bord de la piscine (si, si, tout au fond, derrière les barreaux)

Notez tout de même une cohésion dans la déco : même les couloirs sont bordés de colonnes gréco-lafoir'fouillaines et de plantes en plastique

Et le problème avec les fausses plantes, c'est qu'elles prennent la poussière... Surtout quand on les installe sous l'escalier (c'est d'ailleurs le cas)

Bref, petit conseil pour la route : si vous décidez de venir jouer un jour au Commerce, que ce soit en cash ou pour un tournoi (ça vaut le coup : c’est tout de même un mythe du poker cet endroit), dormez au Double Tree, à 500 mètres et qui offre du calme, une déco qui pique moins les yeux et une navette faisant l’aller-retour en période de tournoi.

Après, je vous l’accorde, les sensibilités sont toutes différentes et il peut aussi être fort appréciable de loger pile au-dessus de la poker room, histoire de pouvoir ramper peinard jusqu’à son lit au petit matin…

Les joueurs de Los Angeles me font flipper

27 février 2010

Je déteste le Commerce. Depuis la première année où je suis venue, à savoir l’an passé. Une seule fois a suffit pour me faire dire que cet endroit, bien qu’il accueille l’une des plus grandes poker room au monde, est le pire où jouer, question de clientèle et de cadre de jeu : tout est vilain (« gross » comme ils disent en anglais).

Demain, je vous posterais des photos du cadre abominablement laid qui compose le tableau : jardins luxuriants de plantes en plastique poussiéreuses, statues gréco-romaines en stuc, décoration méga-cheap, tableau de chevaux en furie etc etc…

Mais ce tableau idyllique ne saurait être complet sans les joueurs : soit ils sont sales et sentent mauvais (quand ils perdent un pot contre moi et me tendent leurs jetons, j’aurais presque pas envie de les prendre), soit ils sortent direct d’un clip de gansta rap, tatoos et jeans baggys en avant (et ptet même un flingue sous la ceinture)…

Notez les tatouages élégants sur les mains... Signe d'appartenance certain à un groupe d'amis (armés)

C'est sympa ton imprimé cage thoracique façon "sur la table du légiste" !

Bref, ce n’est pas un endroit où j’avoue me sentir bien. Je confie d’ailleurs que l’an passé ce casino loin de tout, dont je ne cessais de répéter qu’il « me filait des boutons » m’a déclenché au bout de deux semaines une crise de rubéole foudroyante, vous savez, cette maladie qu’ont les gamins en maternelle et qui vous couvre le corps de plaques rouges.

Parenthèse : il n’est d’ailleurs pas conseillé de repartir du casino à pied, ne serait-ce pour faire 200 mètres, car de nombreuses agressions ont déjà eu lieu.

Mais pour finir sur une note plus optimiste, sachez tout de même qu’il est possible d’y monter des sous et que nombre de joueurs qui y passent ne savent pas jouer. Ceci compensant cela…

De même, vous aurez peut-être aussi la chance de tomber sur des joueurs qui ne font pas peur du tout (ou tout du moins pas dans le même sens que les autres) :

Recto (quand le Père Noel s'accouple avec Maya L'Abeille)

Verso... (ça alors, sympa la queue de cheval !)

Bon, vous l’aurez compris, j’exagère aussi un peu le tableau mais globalement, le Commerce n’est pas un endroit agréable où jouer. Et c’est l’avis de très nombreux pros qui, en période de WPT, préfèrent se taper 45 minutes de taxis aller/retour jusqu’à un hotel sympa que de se prendre une chambre à l’étage du dessus. Ce qui n’enlève rien au fait qu’il puisse y avoir de belles parties, on s’entend…

Rendez-vous demain pour la visite guidée de ce havre de paix entre deux autoroutes, trois buildings abandonnés et quatres parkings !

Soirée de lancement de l’album de Marcel Luske

22 décembre 2009

La Fontana Room n’est pas que la salle où se déroule le WPT, c’est aussi une salle que l’on peut -moyennant grosses finances – privatiser au besoin. Et dans ce cas précis, si la salle s’est remplie de joueurs de poker, ce n’était pas pour un tournoi mais pour la soirée de lancement de l’album de Marcel Luske, aka « the Flying Dutchman ».

Marcel, fier comme un pape, pose devant les fontaines du Bellagio

Au programme de la soirée, fauteuils confortables, ambiance tamisée et intimiste, caméras venues spécialement de Hollande, cocktails faits sur mesure pour la soirée (Marcel avait crée le sien) et petite scène sur laquelle se sont succédés les musiciens de Luske avant que ce dernier ne vienne chanter trois morceaux, sous les holas d’un public ravis (et bourré).

Voici le cocktail crée par Marcel : gin, cointreau et citron pour une bière bleue (qui se laissait bien boire d'ailleurs)

Pas dupe, Marcel en a d’ailleurs joué, montant sur scène entre deux morceaux de son groupe et en sortant « Allez, je monte sur scène dans 10 minutes, le temps pour vous de reprendre un verre, voire deux… ». Le hollandais, qui voyait un de ses rêves d’enfance se réaliser enfin, a d’ailleurs enchainé les blagounettes sur scène, demandant par exemple aux nombreux joueurs de poker présents dans la salle de considérer cette soirée comme « un gros bad beat » s’ils n’aimaient pas sa voix.

Marcel s'éclate comme un gamin en poussant la chansonnette

Parmi les invités en effet, de nombreux joueurs, à l’instar de Minh Ly, Eric et Robert Mizrachi, Theo Tran, la très belle Lacey Jones, David Levy, Sam Farha, Fabrice Soulier, Lex Veldhuis, Tommy Vedes ou son compatriote hollandais Noah Boeken. Et tous ont joué le jeu, applaudissant à tout rompre, sifflant et criant comme s’ils étaient à un concert de Madonna.

L'album, produit par Pokerstars, comporte 13 titres dont 11 reprises

Et là, vous vous demandez, ok, c’est bien beau mais il chante comment le hollandais volant ? Et bien plutôt bien ! Si on oublie l’accent à couper au couteau (« Je sais que mon anglais n’est pas terrible mais il est toujours mieux que votre hollandais », a-t-il sorti), Luske a un joli brin de voix un peu éraillé et très crooner. Il aurait bien besoin d’un cours de chant pour savoir placer sa voix et mettre un peu de précision dans tout ça mais il chante juste et surtout, avec beaucoup de coeur.

Mais force est de reconnaitre que voir ce joueur entonner des chansons d’amour (« She’s like the wind » de P.Swayze, « Lady » de L.Richie etc…) après l’avoir vu jouer aux tables prête à sourire. Sauf que c’est fait avec une telle sympathie, modestie et générosité, qu’on ne peut que s’incliner face au courage qu’il a eu de sortir son album !

En tout cas, lui aussi a retrouvé le sourire. Car comme il me le confiait il y a peu, aux tables, il vit en ce moment un véritable cauchemar, incapable de gagner un coup. Souhaitons lui donc une belle carrière sur scène – en attendant de le voir revenir en force sur la scène poker – !

On rase gratis !

15 décembre 2009

A la fin du Day 1 du WPT Bellagio, Barry Greenstein a pris le micro et lancé son annonce :

« Je voudrais vous parler d’une amie à moi, joueuse de poker, qui n’a que 25 ans et à qui on vient de découvrir un cancer. Elle va devoir se raser la tête en prévision de la chimio, et j’ai organisé à 9h30 une petite soirée pour l’accompagner dans son geste. Tout le monde est invité à venir se raser la tête en signe d’amitié et de compassion pour elle. Venez nombreux ! »

C’est ainsi que Thuy Doan, la jeune fille en question, a vu débouler Tom Dwan, ElkY, Joe Sebok, Barry, Sorel Mizzi et des journalistes dans la suite prêtée pour l’occasion par Phil Ivey : une « villa » immense sur les toits du Bellagio et qui comporte son propre salon de coiffure !

Doyle Brunson et Eli Elezra sont passés en premier, afin de pouvoir rapidement retourner squatter la Bobby’s Room (le poisson frais n’attend pas). Phil Ivey de son côté s’était fait raser la tête un peu plus tôt dans la journée.

Durrrr et ElkY, solidaires de Thuy Doan (au milieu)

Les joueurs s’étaient divisés en deux équipes et ont tiré au sort par les cartes laquelle d’entre elles se ferait raser. Sauf que bien que l’équipe d’ElkY ait remporté le tirage au sort, tout le monde a fini sous la tondeuse ! Le tout sous l’oeil des caméras de « Poker 2nite », le show présenté par Joe Sebok. Lacey Jones a d’ailleurs présenté le reportage (mais elle s’est bien gardée d’y laisser sa chevelure blonde).

Même si tout ceci sent un peu le coup de pub (merci les caméras), il s’agit tout de même d’un joli geste qui montre que même si la solidarité n’existe pas à la table, elle est bien présente en dehors !

Merci à B.J. Nemeth, journaliste infiltré et fraichement tondu, pour la photos de groupe et les infos.

Et, pour le plaisir, voici deux des participants, le lendemain de la fameuse « Tonte-Party » :

Barry "Nosfératu" Greenstein

Quand Bertrand rime avec rasé à blanc...

Vivement que ça repousse ! (et un vrai good luck à Thuy, pour qui le combat s’annonce être autrement plus difficile qu’un WPT…)

Mes photos WSOP 2009 préférées (part 2)

3 décembre 2009

Chaque année, des joueurs sont prêts à tout pour se faire remarquer. A tout, et surtout à n’importe quoi ! Voici une sélection des looks qui tuent :


Ce joueur n’aime pas la solitude. Il est donc venu avec tous ses amis.


C’est qui le chef ici ?


Le pire, c’est que je crois bien que c’est son look de tous les jours…


Certains font des collections de pingouins, de grenouilles ou de vaches. Lui, c’est les crocos.


Pamela Anderson a bien mal vieilli…


En même temps, il y a des pistes de ski à une heure de Vegas, si si !


Celui-là, vraiment, on peut dire qu’il a des gouts de ch*****


Benjo m’avait raconté que ce joueur était 100% taré. Un poil satanique, ultra superstitieux et complètement barge. Un jour de tournoi, il avait fait des pieds et des mains pour avoir la même place et la même table que l’année d’avant. Echec, évidemment, ce qui l’avait mis très en colère et parler tout seul en tournant en rond…


Ralph Perry est content de son sponsor. Et il veut que ça se sache.


Je ne sais pas ce que je préfère chez lui : sa pose façon « je suis trop décontracté », son sourire en coin ou sa moustache année 70 ?


Lui, c’est Techtonik Poussin

Je tiens en tout cas à remercier toutes les personnes ci-dessus pour le fun qu’ils apportent, parfois malgré eux, aux WSOP. Grace à eux, c’est vrai que les journées semblent moins longues. Et que c’est bon parfois de ne pas se prendre au sérieux quand on joue !

Ps : Photos prises pour le coverage MadeInPoker

Mes photos WSOP 2009 préférées (part 1)

3 décembre 2009

Voici une petite sélection des photos les plus rigolotes que j’ai prises cet été à Sin City lors des championnats du monde :


Les joueurs de poker sont des grands enfants. Même à plus de 40 piges, ils jouent encore aux cowboys et aux Indiens…


Le croupier le plus rock’n’roll de Vegas, yeah !


Le bad beat qui fait mal


Le choc des générations


Le choc des générations bis


Devilfish est réputé pour draguer lourdement n’importe quel membre du sexe opposé 24/24 et 7/7. Et là, il lit. Nous en déduirons qu’il n’aime pas le rose. (nota : sa voisine est Kathy Liebert)

Ps : Photos prises pour le coverage sur MadeInPoker