2014 approche, une page poker se tourne (et pan, le nez dans les bibs!)

23 décembre 2013

Oui, je sais, ça fait des plombes… Ca fait même tellement des plombes que mon clavier est désormais un nid à bébé araignées et que même mes touches en plastique ont rouillé… Je pourrais vous dire que je n’ai aucune excuse mais je vais tout de même tenter de me justifier : ce début d’automne 2013 a été particulièrement pourri et ce, à de nombreux niveaux perso et du coup, je n’avais logiquement pas envie de vous pourrir aussi :)

Du coup, histoire de me changer les idées, j’ai été passer deux mois (il faut ce qu’il faut…) sous le soleil de Thailande, entre yoga, bouquinage dans le hamac, baignade dans une eau à 30° (raaaaah lovely…) et fresh coconuts à gogo ! Le tout bien loin des jetons et des tables de poker… Une destination que je recommande d’ailleurs chaudement à quiconque a besoin de prendre du recul : les gens sont accueillants, l’atmosphère est safe et détendue, les paysages sont magnifiques, la bouffe est l’une des meilleure au monde et cerise sur le gateau, c’est vraiment pas cher (une nuit en bungalow on da beach 10 euros, un pad thai 2 euros et une heure de massage thai qui déboite, 6 euros…) Du coup, en réalité, qu’avais-je à vous raconter de palpitant dans un blog qui est tout de même un blog poker ? Rien ! Voui, exactement ! Et pis j’allais pas non plus vous plomber en plein novembre avec ce type de photo très énervantes, héhéhé !

Parce que oui, c'est sûr que ça peut énerver... Surtout que cette plage était à 10mn de mon bungalow... ^^

Parce que oui, c’est sûr que ça peut énerver… Surtout que cette plage était à 10mn de mon bungalow… ^^

Le petit centre de yoga qui va bien...

Le petit centre de yoga qui va bien…

Bref, de quoi se remettre sur pied dare-dare!

Bref, de quoi se remettre sur pied dare-dare!

En fait, sans rentrer dans les détails, ajoutons aussi que la vie est pleine de surprises, même quand on a le moral in da chaussettes et que le champ des possibles semble réduit. Doux euphémisme. Surtout quand on sait qu’une des surprises en question fait désormais 500g et qu’elle attend patiemment son heure, bien au chaud in my bidou :) Bref, vous l’aurez compris, 2014 sera pour nous sous le signe des bibs et autres gigoteuses ! Et si je voulais relier ça au poker, je préciserais qu’elle a calculé sa venue fin avril, pile pour l’EPT de Monte-Carlo, pensant certainement que le mot « Grand Final » serait particulièrement adapté à la situation :D

Histoire donc de ne pas faire mauvais genre en m’asseyant à la table enceinte jusqu’au dents ("Elle gamboule l’argent de la layette", "Quelle tragédie d’être accro, tu vas voir qu’elle va accoucher à la table" ou encore "Bon, on va éviter de bluff le mammouth, faudrait qu’il perde les eaux, le cachalot…"), je vais donc me mitonner une année qui s’annonce très excitante pour l’avenir (en tatant le terrain pour monter un projet qui me plaise) avant de reprendre évidemment les voyages de temps à autre (vu les parents qu’elle a cette crevette, elle va de toute façon naitre en tirant une petite valise derrière elle…) et voir comment combiner une activité pro et le rôle de mummy ; bienvenue dans la problématique  de ces dernières décennies, I guess !

Pour ce qui est des projets et autres changements de vie, j’aime beaucoup par exemple l’idée qu’on eue Tristan et Gabriel avec leur camion spécial bonne bouffe hype ou tous les projets que j’entends à droite et à gauche chez de très nombreux pros pour qui jouer au poker n’est définitivement plus une fin en soi mais un tremplin pour créer de nouveaux business. Nico, Pedro et Lucille par exemple avec leur site Ranking Hero (sur lequel je vous invite tous à vous inscrire ; avec un compte FB, ça prend 1 minute et c’est juste top!), Fab avec Poker Finder (dont la nouvelle appli sort tout bientôt!), Ludo avec TicTrac (une appli permettant de synchroniser toutes vos datas persos pour optimiser votre vie) ou d’autres qui préfèrent garder leurs projets un poil secret avant de les dévoiler, une fois multi-millionnaires (ce que je leur souhaite évidemment).

Bref, je pense qu’ad vitam je me ferais plaisir en jouant quelques petits tournois pour le fun mais qu’il est temps aussi que je fomente de nouveaux plans et de nouveaux projets, que je souhaite pour ma part hors gambling et casinos. Avec une formation pro par correspondance dès janvier et une reprise des activités à l’automne prochain !

Sur ce, je vous laisse, il faut que j’aille bosser ^^ (Oui, ça risque de ne pas être évident dans les mois à venir, mais la nutrition et la healthy food sont des domaines qui me plaisent particulièrement!)

Tout ça pour vous dire qu’en cette fin d’année 2013, je vous souhaite de tout cœur de passer d’excellentes fêtes entourés de vos proches et des gens que vous aimez ! Je vous souhaite également que l’année qui se profile vous permette de suivre votre cœur tant que possible, de surmonter tous les obstacles qui vous barreront la route et surtout, vous réserve une tonne de belles surprises à venir :) Méga good luck, que ce soit à la table ou, surtout, partout ailleurs !

PS : Petit clin d’oeil à Philippe et Noémie ainsi qu’à Antonia et André! "Période des fêtes" n’aura jamais aussi bien porté son nom, n’est ce pas ? :)

Un autre bracelet Ladies cette années aux WSOP Europe? Mmhh… Vraiment?

19 août 2013

Voilà pour me faire pardonner de ne pas avoir donné mon avis à temps à Antoine Lafond pour son article (et AnneSofi aussi) et pour procrastiner perpétuellement des tâches que je finis toujours par oublier peu après qu’on me les demande :). Et puis de toute façon, l’article était trop long, non ? Voilà donc ce que je pense de ce nouveau bracelet Ladies qui sera programmé en octobre lors des WSOPE à Enghien-les-Bains :

"Même si je me réjouis de participer à ce tournoi (en plus, j’ai toujours aimé l’organisation et l’accueil de Barrière) et de la volonté générale de toujours faire venir plus de femmes dans le milieu du poker, je suis sceptique quant à l’idée d’en faire un bracelet Event. Évidemment, la victoire sera belle et l’heureuse gagnante sera aux anges, mais va-t-elle considérer qu’elle a gagné un bracelet ou la moitié d’un ?

Car en premier lieu, ça veut dire quoi "deux WSOP Ladies par an ?" Parce qu’il ne faudrait pas non plus oublier la traduction de WSOP : "Championnats du Monde de Poker"… Et donc, les nôtres ont lieu deux fois par an et l’athlétisme, une fois tous les deux ans? Hum…

Ce titre ne sera très probablement pas reconnu de la même façon que le bracelet du Ladies aux WSOP Vegas, bracelet qui est unique au vu, notamment, du nombre de participantes et de joueuses pros qui y participent… Ce qui ne l’empêche pourtant pas d’être déjà considéré comme un sous-bracelet (au même titre que le Senior) par certains crétins…

Si le tournoi aux WSOPE regroupait un très large field et toutes les meilleurs joueuses du monde, comme c’est (presque) le cas à Vegas, ce serait peut-être différent. Mais je crains qu’il n’y ait pas énormément de participantes pour ces WSOPE : il y a peu de qualifications online/live, le tournoi est cher et aussi, je pense que la date à laquelle l’événement est prévu n’est pas bonne. Celle-ci pourrait, malgré l’enjeu, dissuader de nombreuses joueuses vivant à l’étranger.

En effet, le Ladies est programmé tout seul en tête de file, le 11 octobre. Le 12oct/13oct, on trouve un tournoi à 1000 euros et le Main Event est prévu le 19 octobre, soit 9 jours après le Ladies (en comptant la journée du 11) ! Ce qui fait un total de 15 jours de tournois à Enghien, et je ne compte pas ensuite le WPT du Grand Prix de Paris à l’ACF du 25 au 30 octobre… Cela fait donc 3 semaines à passer à Paris ; ce qui est long pour des joueuses pros vivant à l’étranger et pour qui chaque nuit d’hôtel représente de longues heures de grind… Surtout s’il faut venir 72h avant la date prévue (si l’une d’entre elles pensaient jouer le 1k le 13) pour démarrer un tournoi avec 3000 jetons et une obligation de double up dans les deux premiers niveaux… Mais bon, c’est un point de détail.

Je pense donc qu’il y aura peu de joueuses et que celle qui gagnera, malgré sa joie de remporter la victoire et l’argent à la clé, refusera d’être présentée comme une gagnante de bracelet WSOP. Ce qui sera probablement mon cas si je gagne : je serais folle de joie et très fière mais intérieurement, je ne me considérerais pas comme "une gagnante de bracelet", puisqu’au final, pour le gagner, il m’aura "suffit" de battre une centaine de femmes, dont la moitié étaient des qualifiées venues des 4 coins de la France… Le tout sur seulement deux jours dont un Day 1 qui commence à 18h. J’ai pas dit que c’était facile mais pour rappel, à Vegas, c’est trois journées de 12h qui commencent chacune à midi… C’est quand même pas le même marathon et dieu sait à quel point garder un mental fort sur la longueur fait une grosse différence dans la notion de "belle victoire"…

Tu veux un bracelet toi aussi? Profite, y'en aura pour tout le monde! Et l'an prochain, pour un gagné, c'est un offert à la personne de ton choix !

Tu veux un bracelet toi aussi? Profite, y’en aura pour tout le monde! Et l’an prochain, pour un gagné, c’est un offert à la personne de ton choix !

Bref, autant je suis pour les Ladies pour plein de raisons, autant je trouve que le Ladies des WSOP à Vegas suffit en tant que "Ladies bracelet event". de même, il faut arrêter d’être hypocrite : quand "Monique je-Marche-sur-l’Eau" sera en photo partout avec sa première ligne Hendon Mob et son titre de "Championne du Monde" affiché en gros, on en reparlera… Je pense que certaines des joueuses qui ont applaudit l’arrivée de ce nouveau bracelet risquent aussi d’être les premières à préciser innocemment que "ouais mais ça comptait pas vraiment puisque c’était juste un 2 days event et qu’il n’y avait pas beaucoup de monde" si c’est une autre qui repart avec la breloque au poignet… Et soyez pas faux-cul les filles, on sait que c’est comme ça que ça va se passer : la victoire comptera (comme n’importe quelle victoire dans un beau Ladies) mais pas le titre… Du coup, le bracelet sera réduit à l’état de trophée standard sur la cheminée. Adieu la beauté de "Victoire dans les Championnats du Monde"…

Ca n’enlèvera évidemment pas le talent d’avoir gagné le tournoi (surtout qu’il y a de plus en plus d’excellentes joueuses et qu’il y a des chances pour que la TF soit d’un très bon niveau) ; c’est juste que je trouve que d’une façon générale, ça fait aussi perdre de la valeur aux autres. Ce qui vous me direz est déjà un peu le cas avec plus de 70 bracelets offerts par an avec les WSOPE et les WSOP Australie… Et peut-être aussi ai-je une estime trop haute de la valeur et de la beauté d’un bracelet… Mais que voulez-vous, "Championnat du monde", à mes oreilles, ça sonne plus comme un titre précieux à choyer qu’un titre de tournoi standard à brader. Il y a un moment où il faut aussi protéger la beauté du titre et de sa récompense, non? Et quoi de mieux pour faire rêver que de rendre l’objet rare et difficile à décrocher?

De façon plus générale, je pense que, comme en athlétisme pour garder la comparaison, il devrait y avoir un seul tournoi pour chaque discipline et chaque buy-in. Il n’y aurait donc qu’un seul "1000$ NLHE" mais d’autres variantes, de type "1000$ NLHE ante only" ou "1000$ NLHE Deepstack" ou "1000$ 6 handed Deepstack", ou encore, "1000$ NLHE hyper-turbo". Le tout avec des buy-in différents pour chaque discipline dont un 10 000$ Championship, comme avant. Et une tonne de variantes différentes ou de combo "PLO/PLO8", "Chinese tardi/Open face chinese" ou "Razz/Stud/Stud8" etc… Il y aurait donc une cinquantaine de titres de "Champions du Monde" mais ces derniers auraient un peu plus de valeur qu’aujourd’hui : ils auraient au moins le mérite d’être UNIQUES ! Vous ne pensez pas? :)

12e au Ladies, un ticket pour le Main, des soirées de folie : 10 moments forts "Made in Las Vegas" !

8 juillet 2013

Mon quotidien à Las Vegas ces derniers 15 jours aura été une longue succession de SNG one table au Rio, de sat’, de tournoi (j’ai bust avant-dernier niveau dans un 1000$ WSOP mais min-cash dans un Deepstack au Palazzo) et de parties de cash à l’Aria. J’adore cette poker room, même si, point essentiel à relever, leurs strawberry julius sont honteusement moins bons que ceux du Bellagio, et j’ai à chaque fois pris beaucoup de plaisir à y aller jouer (enfin surtout la fois où Céline était à côté de moi -je n’avais jamais autant ri à une table de cash !)…

En fait, j’ai l’impression que je suis à Vegas depuis 1000 ans tant j’ai vécu de choses en aussi peu de temps ! Voici toutefois 10 des moments les plus marquants que j’ai pu vivre ces deux dernières semaines :

1. Ma douzième place au Ladies suite à un gros coup de gamble

Et quand je pense que je ne voulais pas le faire ce Ladies… Quelle bétise énorme cela aurait été ! Et je ne dis pas ça du côté result oriented de la chose, mais juste parce que ces tournois sont absolument in-ra-ta-bles question value ! Certes, avec un stack de 3k au départ, il est rapidement impossible de développer plusieurs coups sans involve l’intégralité de son tapis mais le fait que beaucoup de nanas soit passives (c’est un fait…) et/ou, mauvaises, change vraiment la donne. Après, plus le tournoi avance et plus, évidemment, le niveau se sharkifie ; le field était d’ailleurs infesté de joueuses de cash game pro ou de nanas trahies par leur habileté à chip tricker.

Mais il faut regarder les choses en face : jamais de ma vie, dans un autre tournoi, je ne raise/3-bet/check-raise blind flop juste en fonction de la tête de mon adversaire. Genre jamais. En même temps, c’est aussi parce que j’avais des jetons et il m’est beaucoup plus difficile de monter des jetons hors Ladies… Il n’empêche que question lecture, j’étais beaucoup moins perdue qu’en face d’un robot ricain ou d’un papy texan…

Il est en effet évident que c’est parce que je suis une nana que j’ai réussi à mieux lire mes adversaires : entre filles on a forcément des codes communs de réactions et d’attitudes. Parce qu’autant dans les tournois mixtes, je me plante souvent/parfois dans mes lectures (Nuts ou Air ? Allez, air. Ah ben non…) mais là, je me sentais super à l’aise. Pour continuer à brag, j’ai fait trois check-raise bluff all in au flop sur des c-bet que je savais être ratés et un call river ace high à tapis, ce qui est suffisemment rare pour être noté ici. J’étais hyper fière !

Pour une raison bizarre en effet, en plus d’avoir eu de la chance (qui est TOUJOURS la raison numéro 1 d’un deep run en tournoi ; ne l’oublions pas), j’ai eu une petite voix très affutée lors de ce tournoi. Et je pense que c’est parce qu’il m’est beaucoup plus facile de m’identifier à des nanas et donc, de deviner ce qu’elles ont en main. De plus, le niveau n’est pas de folie (doux euphémisme), ce qui permet évidemment de prendre plus de risques.

Mes lunettes fétiches (Blue Shark Optics) qui me permettent non seulement d'observer ma table discrètement (enfin sauf quand j'ai une douche de lumière juste au dessus de moi) et qui, surtout, me permettent de voir le flop! (elles sont faites à ma vue et ça a tout changé pour moi!)

Mes lunettes fétiches (Blue Shark Optics) qui me permettent non seulement d’observer ma table discrètement mais qui, surtout, permettent à la grande myope que je suis de voir le flop ! (elles sont faites à ma vue et ça a tout changé pour moi !)

Voici par ex le coup du call avec "ace high". A ma droite est assise la lesbienne militante hardcore 100% cliché : cheveux courts, casquette, no make-up, ongles sales (parce que la manucure c’est trop girly, I guess), short et tatanes/chaussettes de camionneur, posture avachie jambes écartées (genre elle se gratte les couilles entre deux mains) et surtout, regard hargneux et franchement pas sympa. Je raise UTG avec AQ et deux nanas paient, plus elle de BB. Le flop vient hauteur 10 avec un tirage à carreau. Je bet, elle call. Turn : chichi. Check, check. Et river, re-bouse (le board est hauteur 10 sans couleur genre 4 T 7 2 6). Je checke et là, elle envoie 5k, soit la moitié du pot et mon tapis. Pour info, la moyenne à ce stade est de 8k et nous jouons donc un pot de 20k. D’un point de vue extérieur, le call semble enfantin (je l’ai raconté en braggant à Fab et il a rit genre "t’es mignonne") : elle a raté son flush draw et elle n’a pas AK (sinon, je l’aurais entendue avant, obv). Sauf que quand on est à la table, qu’on a des jetons et qu’on s’y sent bien, jouer tout son tournoi sur un coup comme ça en étant couverte, ben c’est moins évident qu’il n’y paraît… Je prends donc quelques minutes avant de call et de voir avec réjouissance son AJdd qui avait effectivement raté son nut flush draw. Et là, la table crie et hallucine pendant que la nana-mec part en vrille : elle m’a traitée de fish pendant 10 minutes, en me disant que c’était le pire call de l’histoire du poker et que j’étais vraiment nulle. Ce à quoi j’ai sourit en lui répondant calmement qu’il ne fallait jamais bluffer un fish ! ^^ (ce qui l’a encore plus énervée, of course!)

Bref, ce call m’a mis en forme, ensuite, j’ai fait un brelan juteux, des check-raise sur des c-bet juste à la gueule de la nana quand le flop se déroulait, j’ai chatté le coup de mon tournoi en gagnant un 40/60 all in que j’aurais du perdre (j’en revenais pas, j’ai cru que je rêvais…), j’ai re-chatté en touchant brelan vs TPTK sur un flop drawy (et là, c’est merveilleux parce que je vais systématiquement (re)raise all in, limite en overbet, car je sais que je serais payée par any paire – une joueuse moyenne me voyant automatiquement sur tirage) et j’ai monté une tonne de jetons derrière (= les jetons amènent les jetons…), bref, j’étais HUGE chip leader avec 350k quand la deuxième en avait 200k. Sauf que d’un coup, il s’est passé ça :

ladies

Explications : la nana, le deuxième stack de ma table, m’avait déjà 3-bet deux fois. Donc comme il est hors de question de fold, j’ai le choix entre "augmenter" la valeur de ma main en 4-bettant (quitte aussi à lui faire fold son AQ ou AJs) ou call hors poz’ et ré-évaluer au flop, ce que je déteste car je suis dans le noir et je vais devoir subir ce qui va se passer. Je décide donc de 4-bet et je la vois just call. Ce qui est, normalement, tous les jours synonyme d’over paire. Genre tous les jours. Sauf que pour une raison que je ne m’explique pas, ma petite voix sait qu’elle veut hit un flop et qu’on est en flip. Je n’ai pas d’autre explication si ce n’est que je suis certaine (tant que possible) qu’elle a AK. Le pot préflop fait alors plus de 100k, ce qui est presque l’average à ce moment là du tournoi. Et quand le flop vient hauteur 7, j’ai le choix entre check et la laisser bluff avec une main que je domine ou arrêter le coup, push, la faire fold et me contenter de ce qu’il y a au milieu, qui est alors un pot énorme. La question, c’est "Est-ce que j’ai envie de sweat un A ou un K turn/river, en sachant que je vais quand même gagner le coup environ 3 fois sur 4 ? Ou est-ce que je me contente de ce que j’ai, je grimpe à 450k et du coup, je déroule grave derrière à ma table où toutes les joueuses ont environ 100k ou 150k ?" Et j’ai fait le choix de stopper le coup en pushant, par protection. Je ne dis pas que c’est la bonne chose à faire, au contraire, c’est hyper frileux de ma part, mais c’est juste que vu les coups que j’avais perdus avant dans mon séjour, j’ai eu envie de calme ; pas d’un 70/30 où je meurs d’angoisse. De plus, une partie de moi se dit qu’elle aurait pu fold 99, voire TT, sur ce spot. Car non seulement on est pas dans un EPT, mais en plus elle est couverte et joue tout son tournoi sur cette décision, ce qui peut lui faire peur… Quelques nanas peuvent en effet décider de passer une moyenne over-paire sur ce spot si elle ne se sentent pas "safe". Car je ne suis jamais sensée avoir 88 sur ce coup après tout… En tout cas, si je m’étais plantée dans ma lecture et qu’elle avait retourné une over paire genre QQ ou JJ, j’aurais eu l’air très con, mais bon, il se trouve que j’avais raison. Elle avait bien AK. Sauf que c’était AK de pique, aka une très mauvaise surprise…

J’ai eu de TRES gros regrets en pensant à ce coup. Alors évidemment oui, si je l’avais gagné, on en aurait même pas parlé, ou alors on aurait dit "Wow, c’est quoi ce coup de dingo, nice hand!" … Mais il reste que j’aurais dû, après coup, just call son 3-bet, call flop, peut-être call turn et fold river comme une pussy… Et conserver un tapis petit/moyen mais correct à 20 left au lieu de me retrouver short. Mais bon… J’ai pas joué ce tournoi pour min-cash… Mais j’aurais vraiment voulu/dû faire cette TF. Du coup, bien que j’ai pris 10k$ (ce qui en soit est une somme énorme), ils me sont un peu restés en travers de la gorge… Bon, en même temps, j’ai notamment pu rembourser intégralement (et +) mon make-up  à mon cher stackeur, ce qui était une excellente nouvelle ! Mais ce n’est pas tous les jours que je vais être so close d’une TF WSOP… Bref, next et en attendant, GG Hermance pour ta première ligne HM (yeaaaah!) et VGG à Julie pour sa très belle troisième place !

2. Le show du Cirque du Soleil sur Michael Jackson au Mandalay Bay

C’est pas compliqué, depuis que je l’ai vu, "Dirty Diana" (un titre que je ne connaissais pas… La honte, je sais) passe en boucle sur mon ordi. Et là, au moment où j’écris, je vais la relancer pour la quinzième fois…

Introducing le grand, l'unique... Rodin Jackson ! :D

Le groupe "On a le move dans la peau", featuring le grand, l’unique… Rodin Jackson ! :D

En résumé, pendant 90mn, ça n’arrête pas : les tableaux défilent avec magie, les acrobates se succèdent, les mâchoires se décrochent, les danseurs éblouissent la salle (mention spéciale au mini-Michael en caoutchouc), il y a des feux d’artifices, des spots, des trampolines, des poles dances, des trapèzes, des zombies qui thrillent la foule et puis d’un coup, alors qu’un artiste flotte à douze mètres, il se met à neiger… Mais genre de la VRAIE neige, le tout sur "Stranger in Moscow"… Bref, on s’est fait baffer pendant tout le show et, après avoir vu Kâ, Ô et Love Beatles, je peux dire que c’est celui-ci qui m’a le plus enthousiasmé !

3. Le sat’ pour le Main Event in da pocket !

Ok, on va faire simple (pas besoin d’en dire long pour poser le cadre) : l’average du tournoi était de moins de 15BB au bout de quelques heures et de 7BB au moment de la bulle… Aie aie aie… Du coup, vous me direz "Ok, c’est horrible, du coup, y’a aucun edge !" Sauf que c’est faux : de nombreux joueurs dans un sat’ ne savent pas se débarrasser de leurs réflexes de tournois, tout comme d’autres paniquent avec moins de 10BB et push avec any two alors qu’il faut savoir patienter jusqu’au bout puisque tout le monde est logé à la même enseigne…

J’ai par exemple vu, à 20 places du ticket, un mec avec l’average snap call avec A8o de BB un mec qui le couvre et qui push de SB. Alors oui, il sera quasiment toujours devant avec son as, sauf qu’il prend le risque de perdre un tapis moyen qui lui aurait permis d’aller plus loin et de trouver un meilleur spot ensuite pour, à son tour, attaquer les blinds… Il avait juste gardé ses réflexes de tournois : ici, le but n’est pas de monter du jeton mais juste de survivre et de jouer la sécurité…

Bref, j’ai passé la bulle en ayant oscillé entre 2,5 (= fold equity à la bulle-bulle contre le mec avec 2BB ma gauche !) et 8BB, j’ai fold QQ avec 6BB préflop (et j’avais raison puisque le mec qui avait open avait KK -il n’aurait jamais open avec moins car il avait l’average stack). Au passage, je tiens également à faire une spéciale dédicace au Québec, qui comprendra :). La bulle a duré une éternité et les mecs ont tous commencé à stall de folie à l’approche des tickets (=ne pas jouer pour attendre que les mecs aux autres tables bustent avant).

Soyez les bienvenus dans notre magnifique petite bourgade où tous les habitants ont le front qui perle et le ventre qui couine...

Soyez les bienvenus dans notre magnifique petite bourgade où tous les habitants ont le front qui perle et le ventre qui couine…

Et ça stallait tellement qu’il a finalement (et heureusement) fallu avancer le main-par-main. Sauf que, comme dans un cauchemar, les shorts n’arrêtaient pas de doubler… Au final, et après avoir perdu 4 litres de sueur, c’est Bibi qui remporte le dernier coup et bust le bubble boy puisqu’à notre table se trouve un mec all-in de BB. Du coup, nous sommes 4 à payer (bien que nous ayons entre 3 et 5BB chacun) et une flush plus tard, j’avais mon précieux sésame ! J’en aurais pleuré de joie tellement j’étais happy ! Jouer le plus beau tournoi du monde est une expérience extra-ordinaire et j’ai incroyablement hâte d’être à lundi !

4, 5,6 et 7. Les soirées avec les potes du circuit !

No perf’ dans le clan frenchie? Pas grave, après tout, on a jamais besoin d’une raison pour faire la fête, si? En plus, c’est pas comme si Vegas n’était pas devenue en l’espace de quelques années la capitale mondiale du clubbing… Du coup, on a solidement enchainé !

HUGE soirée avec une très grande partie du clan français réuni au Surrender, dans un cabana privatif avec WC, frigo et... jacuzzi rien que pour nous! Nous étions tous ravis de nous y retrouver et de papoter de tout, de rien mais surtout pas de poker ! (ou si peu...)

HUGE soirée avec une très grande partie du clan français réuni au Surrender, dans un cabana privatif avec WC, frigo et… jacuzzi rien que pour nous! Nous étions tous ravis de nous y retrouver et de papoter de tout, de rien mais surtout pas de poker ! (ou si peu…)

Et qui dit "Main Event soon", dit "Welcome Party à gogo avec les rooms ! Du coup, on a profité de l'accueil d'Everest-Betclic au Tao (et ses spécialités thaï hyper-yummy) et de PartyPoker au Pure, avec une terrasse qui donne direct sur le Strip ! Tout le monde aime ses Welcome Party car si elles donnent l'occasion aux qualifiés de découvrir Vegas, elles permettent aussi à tous les mecs du business poker de se revoir et d'échanger des discussions bien loin de l'ambiance boulot de Londres, Malte ou ailleurs !

Et qui dit "Main Event soon", dit "Welcome Party à gogo avec les rooms" ! Du coup, on a profité de l’accueil d’Everest-Betclic au Tao (et ses spécialités thaï hyper-yummy) et de celui de PartyPoker au Pure, avec une terrasse qui donne direct sur le Strip ! Tout le monde aime les Welcome Party car si elles donnent l’occasion aux qualifiés de découvrir Vegas, elles permettent aussi à tous les mecs du business poker de se revoir et d’échanger des discussions bien loin de l’ambiance boulot de Londres, Malte ou ailleurs !

Aaaah... L'inratable soirée Eclipse au Light le mercredi soir : une nouvelle boite hallucinante où tout le monde se la joue new-age et "je brille dans le noir", le tout au son de Nicky Romero ! (nota : j'ai passé la soirée sobre -à l'exception d'une petite bière, ok-  car je jouait le lendemain, mais qui a besoin de boire avec des potes et du bon son?  Car oui, ça a envoyé du lourd ! ^^

Aaaah… L’inratable soirée Eclipse au Light le mercredi soir : une nouvelle boite hallucinante où tout le monde se la joue new-age et "je brille dans le noir", le tout au son de Nicky Romero ! (nota : j’ai passé la soirée sobre -à l’exception d’une petite bière, ok- car je jouait le lendemain, mais qui a besoin de boire avec des potes et du bon son? Car oui, ça a envoyé du lourd ! ^^

Et puis il y a eu cette démoniaque soirée de ouf au Light avec tous les gros clubbeurs du milieu. Et là, comment dire... Ca s'est fini trèèèèèès tard, c'était trèèèèèèèèès génial et j'ai mis troiiiiiiiiiiiis jours à m'en remettre !

Et puis il y a eu cette démoniaque soirée de ouf au Light, avec tous les gros fêtards du milieu, le tout avec une table sur la piste, des acrobates partout, un DJ de dingo et des lumières dans tous les sens. Et là, comment dire… Ca s’est fini trèèèèèès tard, c’était trèèèèèèèèès gé-nial et j’ai mis troiiiiiiiiiiiis jours à m’en remettre ! (d’où cette blackout pic tout à fait à propos) :)

8. Le call que je regretterais looooooongtemps

J’aime énormément aller à Downtown ; il y règne une atmosphère aussi unique que désuète et magique. Alors quand en plus il s’y joue un tournoi à 1000$ au Golden Nugget, avec des tonnes de papys qui se sont qualifiés tout au long du mois précédent… (shark mode ON!)

Sauf qu’après avoir monté 40k (tapis moyen 18k), j’ouvre les as. Et je les joue comme une brêle du début à la fin. Pour le contexte, ayant late reg’, adieu les papys, bonjour les sharks qui arrivent au dernier moment : et on nous assoit tous à la même table… Je sais donc que les coups sont analysés par les bons joueurs de la table et que j’ai déjà raise de façon bourrine à chaque fois que j’ai eu une main forte, que j’ai ensuite montrée au showdown ou juste pour renforcer ma crédibilité. Donc je sais que j’ai imprimé ça dans leur tête : préflop, si je re-raise, ou pire 4-bet, c’est que j’ai un monstre. Maintenant pardonnez-moi si mon cerveau est un peu embrouillé et si je ne me souviens pas des coups façon ElkY mais ce dont je crois me souvenir, c’est qu’UTG open, un autre flat, encore un autre 3-bet cher et je fais le choix de flat de BB avec AA au lieu de l’isoler, histoire pour une fois d’être invisible. Sauf que malheureusement, même si son raise était cher, deux autres mecs qui avaient call mon raise ont également payé le sien, ce que j’aurais dû voir venir (l’average n’était pas assez bas pour que les mecs foldent ; ils ont trop de profondeur pour passer any hand moyenne+)… Le flop est alors venu 963 tricolore et le 3-better c-bet. Je raise et là, mon voisin de gauche part à tapis dans un gros overbet (genre j’ai raise 10k et lui, push 40k, soit à peu près mon tapis), faisant insta-fold le 3-better.

A ce moment là, j’inspire, je sais qu’il a brelan et je m’apprête à fold en regrettant de ne pas avoir isolé préflop, quite à afficher AA ou KK et faire fold le 3-better… Sauf que, rien à faire, AA sur 963 tricolore, ça sonne bien. Et d’un coup, je me mets en tête que le joueur qui est à tapis peut aussi décider de le faire avec TT ou JJ, puisque je ne sais pas comment il joue encore… Voire même 88, j’en sais rien moi. C’est pas comme si j’avais pas déjà vu ça à Marrakech ou ailleurs où un mec n’a aucune idée de s’il bluff ou value mais c’est juste qu’il aime sa main et le flop qui va avec… Et après 10 minutes de torture, incapable de jeter mes AA, je décide de payer pour voir un évident 99 chez mon voisin. Je me suis sentie tellement débile… Quel gâchis… Bref, je m’en veux encore de ne pas avoir réussit à lâcher mes as sur ce spot pourtant obvious ; c’est clairement un manque d’expérience qui me servira de leçon pour la suite !

9. La rencontre coup de foudre avec Michel Blanc et son petit arc de Cupidon tout mignon…

Et ça se passe de commentaires :D

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10. Ma WIN dans le Main Event !

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Ah non, ça par contre, j’ai dû seulement le rêver en fait… ^^

En même temps, Vanessa Hell (qui, pour rappel, avait ship son bracelet Ladies il y a trois ans) m’a promis que le petit lucky gnome qu’elle nous avait déniché à Dublin avait eu le temps de se gorger de magie blanche hyper puissante, et ce, pile pour mon Main…

Franchement, si je perds avec un fétiche pareil... ^^ (petite pensée pour Vaness' ; tu nous manques à Vegas!)

Franchement, si je perds avec un fétiche pareil… ^^ (petite pensée pour Vaness’ ; tu nous manques à Vegas!)

Allez, now c’est l’heure d’enfiler l’armure, de laisser tous les bads et toutes les déceptions derrière soi, de se charger de good vibes et d’énergie ET DE TOUT FAIRE PETER DANS CE MAIN EVENT !!!

Just another week in Sin City (avec plein de photos !)

19 juin 2013

En bonne touriste cagoulée, on va commencer par torcher le chapitre lié au poker et vous z’allez vite comprendre. Il y a quatre jours, en cash, j’ai call avec 99 (sur un tell de parole only, sinon je fold car le coup est 3-bet PF et le mec a joué, avant ça, très tight) sur un flop 8c 7d 5c un monster overbet en check-raise en face (genre il envoie 250$ sur mon bet à 35$) chez un golmon qui avait AhKd (et pan, roi turn).

Le lendemain, j’ai perdu un pot à 500$ avec 9s9h sur un flop 3h8h5h contre un mec ivre mort qui avait décidé de payer mon raise préflop avec 3-5o et qui me refait un monster overbet de la mort. Hier, pour continuer sur ma lancée, j’ai perdu un coup qui valait 1000$ d’équité en SNG (les mecs ont split even juste après que j’ai bust avec AT contre T9 AIPF, standard). Et aujourd’hui, c’était mon premier event WSOP et j’en avais pas dormi de la nuit tellement j’étais excitée d’aller le jouer : un 1000$ turbo dans lequel j’ai joué un peu plus d’une heure, TT vs QQ et voilà.

Pourtant mon plan était parfait ! Pas de chip trick en arrivant à la table, "yes, i'm French and i'm a tourist" et un peu de contre-tells de barbares et zou ! Et ben non. Je remonte à chaque fois en gagnant plein de petits coups mais je perds trop souvent les gros qui font la différence !

Pourtant mon plan était parfait ! Pas de chip trick en arrivant à la table, un petit "Yes, I’m French and I’m a tourist" bien rodé et un peu de contre-tells de barbares et zou ! Et ben non. Je remonte à chaque fois en gagnant plein de petits coups mais je perds trop souvent le gros qui fait toute la différence ! En même temps, ils ne perdent rien pour attendre ces moumoutons… Ma vengeance sera terrrrrrrrrrible !

Bon, maintenant que c’est fait et que j’ai bien whine comme il faut, passons aux choses qui nous intéressent vraiment : Ze real life in Vegas. Et que faire en dehors des tables, surtout quand, après tout, on n’a plus aucune raison d’y être, aux tables… C’est vrai ça, pourquoi aller perdre ses thunes régulièrement au poker quand à la place, on peut s’acheter de l’alcool/maillots de bains/bungalow en boites/alcool encore/restos entre potes/digestif ? :D

L'idée c'est de commencer doucement par une bonne chillade au soleil à la piscine de l'Aria, une des plus sympas du Strip. Histoire de contre-balancer le teint verdâtre que peut donner un séjour trop prolongé au Rio.

L’idée c’est de commencer doucement par une bonne chillade au soleil à la piscine de l’Aria, une des plus sympas du Strip. Histoire de contre-balancer le teint verdâtre que peut donner un séjour trop prolongé au Rio…

Et pour continuer dans la lignée bronzage/activité de plein air, direction le Lac Mead !

Et pour continuer dans la lignée bronzage/activité de plein air bonne pour la santé, direction le Lac Mead entre potes : on s’est régalés ! Et comme dit l’ami Mikedou : "C’est ouf, c’est la première fois depuis que je suis là  que j’ai pas pensé poker deux heures de suite!" Et voui !

Et tant qu'à bien faire, pour décagouler rapidement, autant boire la moitié du lac par les narines sur cette engin de la mort qu'on appelle "la bouée de l'enfer" et qui promet des vols planés dans tous les sens (mais je me suis faite acheter ; vous ne verrez donc pas les bonds ridicules de la bande)

Et tant qu’à bien faire, pour décagouler rapidement, autant boire la moitié du lac par les narines sur cette engin de la mort qu’on appelle "la bouée de l’enfer" et qui promet des vols planés dans tous les sens (mais je me suis faite acheter ; vous ne verrez donc pas les bonds ridicules des autres membres de la bande)

Les paysages montagneux se succèdent (enfin surtout à droite de l'image), laissant les spectateurs émerveillés par tant de grandeur...

Sur le lac, les paysages montagneux se succèdent (enfin surtout à droite de l’image), laissant les touristes émerveillés par la beauté de la nature… (mon dieu que je suis con…) [spéciale dédicace à ma cops Miss H. avec qui on se marre bien everyday ! :D ]

Mais bon, sur ce, Vegas c'est pas que la beauté de la nature ; il est parfois temps aussi de passer aux choses sérieuses et de fêter comme il se doit le bracelet mérité de notre poto belge Davidi le Grand, le tout dans la dernière boite à la mode de la ville, le Light, créé par Guy laLiberté

Mais bon, sur ce, à Vegas, il est parfois temps aussi de passer aux choses sérieuses et, en l’occurrence, en fêtant comme il se doit le bracelet mérité de notre poto belge Davidi le Grand, le tout dans la dernière boite à la mode de la ville, le Light, créée par Guy laLiberté

Et pourquoi la boite est-elle reliée au Cirque du Soleil me demanderez-vous? Et bien parce qu'il y a des... acrobates partout. (la nana que je suis a un peu honte d'avoir mis cette photo mais bon, en même temps, c'était comme ça sous notre nez et en plus, ça va réjouir mon lectorat masculin)

Et pourquoi cette boite est-elle reliée au fondateur du Cirque du Soleil, me demanderez-vous? Et bien parce qu’il y a des… "acrobates" partout ! (La nana que je suis a un peu honte d’avoir mis cette photo mais bon, en même temps, c’était comme ça sous notre nez all night long et en plus, ça devrait réjouir mon lectorat masculin) :)

Sinon, pour sortir et être dépaysé, j'aime aussi tout particulièrement Downtown, surtout que le quartier se hipsterise à vitesse grand V : y'a des chemises à carreaux, des barbes, des tatoos et des cols en V à tous les coins de rue !

Sinon, pour sortir et être dépaysé, j’aime aussi tout particulièrement Downtown, surtout que le quartier se hipsterise à vitesse grand V : y’a des chemises à carreaux, des barbes, des tatoos et des cols en V à tous les coins de rue !

Mais au petit matin, à la sortie des (tous nouveaux) bars branchés du coin, on peut aussi faire des rencontres... inattendues...

Mais au petit matin, à la sortie des (tous nouveaux) bars branchés du coin, on peut aussi faire des rencontres… inattendues…

Attendez, comme vous ne voyez pas bien, je vais zoomer :

Là, on voit beaucoup mieux, non? (et oui, à côté de caddie-man, c'est un demi-schtroumpf...)

Là, on voit beaucoup mieux, non? (et oui, à côté de caddie-man, c’est un demi-schtroumpf…)

Et juste à côté, il existe toujours ce fameux resto où les obèses de plus de 150kgs mangent gratos des burgers revendiqués comme étant "les plus gras au monde". Et une fois l'orgie terminée et le vomi au bord des lèvres, les "nurses" les sortent en les poussant sur des fauteuils roulants. Pas étonnant qu'ils peinent à recruter...

Et à quelques blocs de là, il existe toujours ce fameux resto où les obèses de plus de 150kgs mangent gratos des burgers revendiqués comme étant "les plus gras au monde". Et une fois l’orgie terminée et le vomi au bord des lèvres, les "nurses" les sortent en les poussant sur des fauteuils roulants. Pas étonnant qu’ils peinent à recruter…

Bon, comme je sens que j'ai plombé l'ambiance, faisons une pause Bellagio, et son jardin enchanteur en plastique : ses moulins, ses tournesols, ses papillons... Ké bonheur !

Bon, comme je sens que j’ai plombé l’ambiance, faisons une pause Bellagio, avec son jardin enchanteur en plastique : ses moulins, ses tournesols, ses papillons… Ké bonheur, ké fraicheur !

C'est bien beau toute cette vacuité, me direz-vous, me quid de la culture? Et bien pour ceux qui sont dans le mood, direction le Nevada State Museum, qui, comme son nom ne l'indique pas, vaut vraiment le détour ! Vous découvrez une tonne d'archive, artéfacts, antiquités (du XIXe mais quand même) et anecdotes sur l'évolution de cet état à l'histoire vraiment inintéressante! Ici, une vue d'une rue standard au début du XXe siècle (difficile de croire que ce n'était qu'il y a 100 ans !)

C’est bien beau toute cette dose de pschitt citron, me direz-vous, mais quid de la culture ? Et bien pour ceux qui sont dans le mood, direction le Nevada State Museum, qui, comme son nom ne l’indique pas, vaut vraiment le détour ! Vous découvrez une tonne d’archives, artéfacts, antiquités (du XIXe mais quand même) et anecdotes sur l’évolution de cet état à l’histoire vraiment inintéressante! Ici, une vue d’une rue standard au début du XXe siècle (difficile de croire que ce n’était qu’il y a 100 ans !)

Et vous pouvez même découvrir la tête des premiers habitants de Vegas il y a quelques temps...

Et vous pourrez même découvrir la tête des premiers habitants de Vegas…

D’ailleurs à ce propos, ils ont en exposition un animal absolument incroyable mais malheureusement disparu depuis longtemps.

L’histoire commence il y a quelques millions d’années avec Madame T-Rex qui tombe amoureuse de Monsieur Souris. Et là, contre toute attente, le miracle se produit et un petit bébé nait de cette union à la fois spectaculaire et merveilleuse. Prenez une seconde pour tenter d’imaginer la bébête, et ensuite, scrollez vers le bas pour découvrir ce petit animal miracle :

Et voici le Tyrasourius Rex, un animal aussi dangereux que méconnu, et qui a continuer à hanter le Désert des Mohave pendant plusieurs siècles, jusqu'à ce que les Indiens en déciment le dernier spécimen vivant en 1878 (ici, on ne voit pas bien, mais l'animal fait environ 1m de haut)

Et voici le Tyrasourius Rex, un animal aussi dangereux que méconnu, et qui a hanté le Désert des Mojave pendant plusieurs millénaires, jusqu’à ce que le dernier spécimen disparaisse mystérieusement à la fin du XIXe siècle…

Bon, sur ce je vous laisse, c'est l'heure pour moi d'aller faire du vélo dans le désert...

Bon, sur ce je vous laisse, c’est l’heure pour moi d’aller faire du vélo dans le désert en plein cagnard, histoire de rafraichir ce que je pressens être une jolie surchauffe d’ici peu…

Et puisqu'on parle de surchauffe... Ah elle est là la Team Everest-Betclic !

Et puisqu’on parle de surchauffe…(Ah elle est là la Team Everest-Betclic!)

Donc comme vous l’aurez compris, la vie est belle sous le soleil de Vegas et ce n’est étrangement pas la violence de ses rayons qui peuvent vous faire sauter un ou deux fusibles. Non, c’est bel et bien la violence du jeu et cette affreuse question : mais quand vais-je gagner à nouveau ? En même temps, étrangement, je me sens bien et la vie s’écoule avec douceur dès que je ne touche pas les cartes. Donc même si je ne comprends pas pourquoi je perds tous ces énormes coups cruciaux, je me dis qu’il y a bien un moment où ça va tourner !

Un grand merci en tout cas à tous de me suivre si nombreux sur ce blog et merci aussi pour vos commentaires et encouragement qui à chaque fois me font aussi plaisir :) !

Monologue du joueur tilté à Vegas : la cagoule de Damoclès

10 juin 2013

Mais qu’est ce que je fous, entre Charybde et Scylla, à attendre une récompense comme un chien guetterait un os qui lui tombe du ciel ("Oh, grand Dieu Tibia, exauce mes prières et perd une jambe")? Pourquoi ne suis-je pas restée dans l’enseignement, le commerce, la restauration, la comédie, l’écriture, la médecine, l’astronomie ou la mescouillesation ? Et pourquoi ne pas avoir choisi, comme à peu près chaque humain que je croise, le chèque de fin de mois, l’allocation chômage ou un ambitieux "plan de carrière" ? Pourquoi avoir délibérément choisi de vivre avec une cagoule de Damoclès et l’aveuglement de celui qui ne sait jamais ce que demain lui réserve ?

Et qu’est ce que je fais à espérer gagner un bijou fantaisie si laid que même Paris Hilton n’en voudrait pas ? A rêver de putain de pierres précieuses qui n’existent qu’aux poignets des autres ? A écouter des mecs me parler en faisant une faute toutes les deux phrases parce qu’ils n’ont pas lu un livre depuis le collège -et encore, c’était les Précieuses Ridicules et ils ont oublié-? A galérer sur mes montagnes russes entre win et loose, entre "à jeu" et "demain la gagne", à m’éviscérer quand "et là, pan le 8, tout de suite", à crier quand l’abruti de service s’offre un backdoor ridicule, à prier pour gagner un stupide coin flip qui n’est pourtant que le premier de la longue série qu’il me faudra ensuite gagner derrière, à regarder ces gens sales, laids et vides envoyer des jetons comme John Wayne sortirait son flingue devant une caméra imaginaire, à écouter tous ces crétins qui, parce qu’ils ont chatté une fois plusieurs jours de suite ou parce que toi tu as joué un coup bizarrement, se prennent pour des génies dont la colonne vertébrale a tant grandit qu’ils ne peuvent plus te parler sans baisser les yeux…

Mais c’est quoi ce monde malade, fou, pathétique, frustré et haineux ? Quel est ce monde qui est mon quotidien en ce moment, et chaque matin où je me lève ? Et qui était ce mec, sans cheveux, sans cils et à moitié mort du cancer, qui est venu s’asseoir en cash game pas plus tard qu’hier et à qui j’ai tout pris parce qu’il était trop faible pour réfléchir et jouer correctement ? Est-ce qu’il jouait, de ses doigts tremblants, l’argent de sa chimio au poker ? Ou est-ce qu’il se savait déjà condamné ?

VIEW

Ah, le poker est un milieu peu reluisant, et  c’est là sans aucun doute un tendre euphémisme, mais pour m’alléger, je me répète souvent qu’il n’est pas pire que tout le reste. La grande distribution ? Tous des enfoirés. Les banques ? Tous des monstres. Les politiques ? Tous des menteurs. L’industrie pharmaceutique ? Tous des assassins. Les fonctionnaires ? Tous des fainéants et des profiteurs. L’agro-alimentaire ? Tous des empoisonneurs. Les commerçants ? Tous des voleurs…

Le degré premier de l’intelligence primitive consciente est celui de "vouloir faire de l’argent quoiqu’il en coûte et avoir plus que le voisin" (le poker, le commerce, le business, la politique, les banques et, une fois de plus, toutes les catégories citées ci-dessus). Et ensuite, à l’étage de conscience supérieur, on trouve le "comment faire pour vivre mieux et entraîner toute la smala vers un monde différent". Mais ça, à part quelques îlots artistiques ou militants qu’on prend souvent pour des illuminés, des rebelles adolescents, des Don Quichotte ou des grands enfants irresponsables ("Mais quand est-ce que tu vas enfin grandir ?"), l’écho d’une intelligence globale résonne dans le vide et tout le monde s’en fout. Surtout un joueur de poker d’ailleurs… ("Mais non, dis pas nimp’, moi je trie mes bouteilles et quand je brosse les dents, je coupe l’eau")

Et maintenant quoi ? Et bien demain, comme tout le mois prochain, je retournerais m’asseoir parmi les crasseux, les rednecks qui puent la bière, les geek puceaux, les putes asiatiques à gros seins, les gros tas qui suintent la graisse des burgers de la cantine, les texans Terminator ("Because this is the rule"), les cagoulés frustrés, les riches aux grosses montres, les pros de 20 piges au regard condescendant ou les mongolitos au regard aussi vide que celui d’un primate sous lexomil.

Et pis y'a aussi les mecs normaux et zen, mais qui, du coup, peuvent pas s'empêcher de se foutre de ta gueule quand ils te croisent devant le Binion's

Heureusement, à Vegas, y’a aussi aussi des mecs normaux

Mais heureusement surtout, au milieu, il y a mes papys ricains, ces vieux de plus de 80 piges au regard à la fois si fatigué et si vivant (enfin surtout quand une blonde, française de surcroît, leur sourit poliment en arrivant à la table). Le fait qu’ils soient si près de la fin, qu’ils aient tellement vécu et qu’ils aient bouffé des déceptions/chagrins/douleurs par centaines dans leurs vies, fait qu’ils ont cette façon si particulière de voir le poker. Ce sont les seuls à avoir compris qu’elle était la place réelle de ce jeu dans la vie : l’insignifiance. Ce sont les seuls à sauter avec un sourire en coin, les seuls à encaisser les bad sans moufter et les seuls à avoir une forme d’empathie pour leur bourreau "Réjouis-toi petit, profite tant qu’il est encore temps". J’aime mes papys, même si la moitié d’entre eux sont des vieux connards républicains qui sont pour la peine de mort, pour les femmes à la cuisine ("Make me a sandwich !") et pour le port d’armes à feu. Mais leur présence, étonnement, me calme et me fait plaisir ; pas parce qu’ils sont plus faciles à bluffer, mais juste parce qu’ils ont compris ce que personne d’autre, sauf un vieillard avec un pied dans la tombe, peut comprendre…

Et la moralité de tout ça ? C’est que ce dernier mois a réellement, mais réellement, été hardcore pour moi, et je ne parle pas que du poker, mais que si, d’un coup, je remportais une belle victoire, je redeviendrais cette gamine niaise et rieuse que j’aime tant et qui embrasserait son trophée comme on embrasse sa peluche préférée. J’aurais la mémoire courte et la résilience forte. Je dirais à quiconque insulterait le poker d’aller se faire foutre et je vanterais les mérites de ce "sport" si extraordinaire pour l’esprit. Je donnerais des interviews en disant que ma vie est la plus belle du monde, parce que je le penserais, et j’inviterais tous mes potes à dîner et faire péter les bouteilles dans les nouveaux bars branchés de Sin City.

Je me lèverais tous les matins avec le sourire de la win et je me dirais que décidément, heureusement que je n’ai pas décidé de rester dans l’enseignement (surtout pour mes pauvres élèves), le commerce (surtout pour mes pauvres clients), la comédie (surtout pour mes pauvres spectateurs), l’écriture (surtout pour mes pauvres lecteurs), la médecine (surtout pour mes pauvres patients), l’astronomie (surtout pour mes pauvres planètes) ou la mescouillesation (surtout pour les pauvres couilles de Fabrice, que je ne cesse de casser, et ce, inlassablement jour après jour).

D'ailleurs il ne se prive pas pour m'envoyer des messages plus ou moins subliminaux (spéciale dédicace à Michel et Steph, tx ! :) )

D’ailleurs il ne se prive pas pour m’envoyer des messages plus ou moins subliminaux (spéciale dédicace à Michel et Steph, tx ! :) )

Et du coup, et bien demain, j’irais jouer. Encore. Et encore.

PS : Bilan première semaine à Vegas, joué tous les jours, win en cash, à jeu en one table SNG et loose en tournoi Venetian, Turbo Deepstack au Rio et Horse au Golden Nugget. Cumul : up 300$… Yeah. Pour rappel, mon objectif est de stocker assez pour l’année à venir. Allez, on va y retourner hein…

PS2 : Et dans le prochain blog, promis, je mets plein de photos. Et, allez rêvons un peu, je vous raconte une semaine de win totale. En théorie, ce sera donc le "Monologue du joueur happy à Vegas" :D

Main Event des SCOOP, Package APS, séjour à Evian : elle est là, la semaine de good run !

25 mars 2013

Il y a quelques jours, je décide de tenter le Main Event des SCOOP sur un coup de folie ; en effet, le online a généralement tendance à me faire tilter très vite et surtout, à m’ennuyer tellement que je ne peux m’empêcher, en plus de mes tables, de faire autre chose (lire un article, mater un zapping ou une série, glander sur des lolcats ou failbook etc…) et donc, de misclick, de rater des mains, de rater des infos, de faire des erreurs etc… Le pire étant quand je décide de cuisiner en même temps, voire de faire la vaisselle ou de ranger l’appart (ce qui ne m’arrive que quand je joue online d’ailleurs, hahaha!)…

De plus, je n’ai aucune gestion de bankroll online, je peux déposer 100€ et les utiliser en intégralité sur un tournoi one shot. Bref, je suis pas du tout la grosse joueuse online qui passe sa vie devant l’écran à grinder en mode robot… Mais là, pour une raison mystérieuse (ok, probablement que les 180 000€ à la gagne y étaient pour quelque chose…), je me motive, j’ouvre la room et je tombe sur un irrésistible sat’ à 2000 FPP. Et comme je n’utilise jamais mes FPP, je me dis que c’est le bon moment pour m’en débarrasser avant qu’ils ne soient périmés (ça me fait le coup tous les ans avec mes "air miles", donc dans le doute…)

Sur un malentendu, voilà que je ship mon premier sat’ (yeepee!) qui m’envoie direct sur le super sat’ à 10 000 FPP (méga-yeepeee!) et là, pour mon plus grand bonheur : je ship mon ticket à 500 euros !!! Branle-bas le combat, j’ai rarement joué un tournoi aussi gros de ma vie online (à part un 1000 qui était énorme l’an passé ou il y a deux ans) et pendant des heures, je lâche rien et j’ai la chance de monter des jetons tranquillement, en suivant toujours plus ou moins le tapis moyen.

Allez Claire, on reste focus et on déchire tout (et le roi de pique, tu peux le mettre dans la colonne à gauche)

Allez Claire, on reste focus et on déchire tout (et le roi de pique, tu peux le mettre dans la colonne à gauche)

Bref, tout se passe tranquillement et plutôt doucement pendant deux jours (oui, c’était long). Jusqu’à ce coup :

Oui, tout est parti préflop. Et oui, de BB avec KK, j'ai vu 3 mecs faire all in devant moi. Et, chose incroyable, ma main est restée devant !

Oui, tout est parti préflop. Et oui, de BB avec KK, j’ai vu 3 mecs faire all in devant moi. Et, chose incroyable, ma main est restée devant sans stress !

Là, mon coeur s’est arrêté. J’avoue que passer de genre 500k à 1,3 millions dans ce tournoi et à ce stade du jeu (je crois que nous ne sommes plus qu’une centaine left), ça sonne tellement dreamy que sur le coup, j’ai du mal à respirer. Fab (qui a terminé encore plus loin dans ce tournoi que l’an passé) n’en revient pas non plus et on commence sérieusement à se demander ce qu’on va bien pouvoir faire de tout l’argent qu’on va gagner… :)

Laissez-moi me rouler de bonheur dans mes jetons...

Laissez-moi me rouler de bonheur dans mes jetons…

Sauf que environ 7 minutes plus tard, oui 7 minutes (c’est à dire que je suis encore en train de jubiler à la vue de mon monster stack), il se passe ça :

Un mec min-raise, comme d'hab, le Suédois reraise, et là, j'ouvre KK de BB. Comme dans un rêve. Ou pas. (Je n'ai jamais réussi à fold KK préflop, surtout contre ce type de joueur, mais je m'en suis beaucoup voulue d'avoir mis 100BB préflop dans ce coup: j'aurais pu trouver un meilleur spot plus tard et prendre le risque de fold... :(

Un mec min-raise UTG, et, comme d’hab, le Suédois Zidane (!) le 3-bet. Et là, j’ouvre KK de BB. Comme dans un rêve. Ou pas. (Je n’ai jamais réussi à fold KK préflop, surtout contre ce type de joueur, mais je m’en suis beaucoup voulue d’avoir mis 95BB préflop dans ce coup: au vu de la beauté de la structure, j’aurais ptet pu trouver un meilleur spot plus tard et prendre le risque de fold en attendant une main plus safe… Ou pas.

Raaaaaaaaaah...

Raaaaaaaaaah…

Bref, je me suis accrochée encore pendant quelques heures avant de bust 72e (sur plus de 2400 joueurs) pour un gain d’un peu plus de 2000€. Ce qui m’a à la fois fait plaisir (transformer 2000FPP en 2000€, c’est un kif) et immensément déçu. Bref. Tout ça pour dire que du coup, j’ai décidé d’aller jouer à la dernière minute le FPS d’Evian ! (quand je vous disais que ma gestion de bankroll était une cata :D )

Un petit bol d'air pur pour vous calmer de vos deux jours passés online?

Un petit bol d’air pur pour se calmer de deux jours passés online? Ouiiii!

J'adore le Royal à Evian. Difficile de dire le contraire, évidemment, mais je pense qu'il s'agit du plus bel hôtel dans lequel je n'ai jamais eu la chance d'aller !

J’adore le Royal à Evian et son charme désuet. Difficile de dire le contraire, évidemment ; il s’agit d’un des plus bel hôtel dans lequel je n’ai jamais eu la chance d’aller…

Bref, j’ai passé un séjour merveilleux au Royal mais une journée horrible lors du FPS. Pas besoin de détail, c’est juste la journée qu’on connait tous : card dead de la mort, aucun spot, aucun flop, tout qui rate. Bref, une journée vraiment rageante, surtout quand on prend en compte le niveau de certains joueurs du tournoi. Ca faisait longtemps que je n’avais pas vu ça…

Laissez-moi vous raconter trois mains de fou, vous allez voir (c’est une démonstration de fishitude) :

. Un gros moustachu relance à 2k avec 9,5k de tapis, flat un 3-bet à 7,5k avant de magistralement folder AQ face up sur un baby flop avec 2k derrière lui (hahahahaha!)

. Je bet river un tirage que j’ai raté et le mec JUST CALL avant de montrer AK sur JTxQx (j’avais KT  et n’étant pas sûre de la showdown value de ma main, j’ai trouvé le min-blocking bet très adapté à la situation, car en plus, ça peut faire fold AT, KJ ou AJ chez ce type de joueur stressé et dont c’est le premier tournoi live). Oui, le mec just call river. Et non, il n’y a ni flush ni doublette. Oui, il est méga max de la mort. Il aurait pu se prendre une pénalité mais des étincelles ont tellement brillé dans nos yeux à tous qu’aucun des joueurs de la table n’a voulu lui mettre la puce à l’oreille en sous-entendant qu’il ne comprenait rien à ce qu’il faisait. Du coup, on a tous poliment dit "Nice hand".

Ah oui, c'est ton premier tournoi en live et tu n'as pas relancé river parce que tu savais que je paierais pas?

Ah oui, c’est ton premier tournoi en live et tu n’as pas relancé river avec les nuts parce que tu savais que je paierais pas?

. Et là, le coup que je vais maintenant vous raconter, c’est le pompon absolu. Ma table casse et je comprends vite qu’un joueur fait la loi à la nouvelle. Il jette des piles de jetons de 5k dans des overbets monstrueux et n’a jamais aucune idée de pourquoi il le fait. Mais ça le fait marrer (et c’est tant mieux). Inutile de préciser que nous implorons tous le Dieu du poker pour qu’il nous envoie une main sérieusement nutsée ! Ce qui arrive très vite à un jeune à capuche qui ouvre KK et qui a le bonheur d’entendre "all in" sur un flop 552 dans la bouche de la baleine. Le mec avec KK paie l’énoooooorme check-raise/overbet et voit avec horreur la baleine lui retourner un 2. Sauf que la deuxième carte n’était pas un autre 2 (attendu) mais un K. Okayyyy. Du coup, la baleine chute à 25k et décide pour se refaire de joueur TOUS les coups comme un maniaque. Et vient ce moment magique :

UTG+1, qui est short, open push 5500 et lui, qui est UTG+2 snap avec 20k derrière en nous disant "Je suis léger mais je le sens bien". La SB décide alors de relancer à environ 20k avec AQ et notre ami baleine éclate de rire avant de fold… 8 et 3 offsuit. Oui, 8-3 !!! Et là, il nous sort "Ah je vous avais bien dit que j’étais léger!" Je n’avais pas beaucoup dormi la nuit précédente (on avait pris un vol de Londres a 8h du matin) et mes nerfs ont lâchés, j’ai eu un gros fou rire : impossible de m’arrêter !

fou rire

Bref, tout ça pour dire que je n’ai pas pris un jeton ni à la baleine ni à celui-qui-just-call-avec-nuts, et j’ai bust comme une bouse de ce tournoi ou vraiment, malgré toute la patience du monde, je n’ai pas pu monter un seul jeton et où j’ai finit par sauter avec AJcc sur 7c8c2h contre paire de 8 pour brelan. Voilà !

Et re-belote dans le side turbo ; je 3-bet l’autre chip leader de la table avec AQ, il just call hors poz’ avec paire de 6 (hum…) et le flop est venu A6x. Yeah.

Heureusement, on s’est vite consolés avec :

Les bains bouillonnants extérieur au Spa du Royal... Mmmmh !

Les bains bouillonnants extérieur au Spa du Royal… Mmmmh !

Et aussi avec :

Miaaaam les spécialités savoyardes qui vont bien ! Fondue aux morilles, tartiflette aux petits lardons, filet mignon sauce girolles... Sluuuuuurp!

Miaaaam les spécialités savoyardes qui vont bien à la Ferme des Alpes ! Fondue aux morilles, tartiflette aux petits lardons, filet mignon sauce girolles… Sluuuuuurp!

Et, cerise sur le cake, Fab a terminé 4e du Main Event, ce qui au final nous a signé un très beau week-end ! :)

Enfin, il y a maintenant près de 15 jours, j’ai vécu un moment fort sympathique à Londres ! En effet, nous avions été invités avec Fabrice par Bodog à jouer un sit’n’go aux côtés de sharks comme James Akenhead, Mc Lean Karr, James Dempsey ou encore Salman Behbehani et de fish qualifiés par la room, le tout en dégustant des petits fours et en profitant d’un généreux open bar comme seuls les anglais savent le faire. A la clé de ce sit’n’go de 20 joueurs se trouvait un généreux package pour l’APS Manille en janvier prochain pour deux personnes (billets d’avion, hôtel 5 étoiles, frais sur place et surtout, un ticket d’entrée chacun pour un freeroll avec 100k de prizepool et seulement 50 joueurs qualifiés ! Miaaaaam !).

Et là, j’ai run like heaven et, dans un enchainement digne d’un Walt Disney, j’ai win un flip contre Karr (zou, busto), fait un hero call de folie à tapis contre Akenhead (merci la confiance amenée par le champagne) et fait un monster bluff all-in en heads-up en 4-bet au flop parce que j’étais sûre que mon adversaire allait fold (et pour une fois, j’avais raison -#extraluciditéalcoolique), bref, une promenade de santé qui m’est tombée dessus quand je m’y attendais pas et qui m’a vraiment donné un coup de boost au moral!

Au delà du package, je crois que ce qui m'a fait le plus plaisir, c'est juste le fait de gagner quelque chose. J'avais oublié ce que c'était et même si ça reste un mini-truc, la sensation nous rappelle pourquoi on aime le poker (quand n'importe quel pro bad run pendant des mois, il en vient ,aturellement à détester le jeu et remettre en question sa passion...)

Au delà du package, je crois que ce qui m’a fait le plus plaisir, c’est juste le fait de gagner quelque chose. J’avais oublié ce que c’était et même si ça reste une mini-win, la sensation nous rappelle pourquoi on aime le poker (quand n’importe quel pro bad run pendant des mois, il en vient naturellement à détester le jeu peu à peu, non?)

Bref, la prochaine étape, ce sera le retour à Londres et pour le coup, je croise les doigts à fond pour run good encore un peu. Mais sur le temps only cette fois. Plus de neige. Plus de pluie. Plus de gris : non DU SOLEIL QUE DIABLE ! Parce que c’est sensé être le printemps depuis 4 jours boudiou ! :)

PS : Et pour finir en beauté, cliquez pour voir cette vidéo bien crétine mais bien poilante aussi (forcément…) !

De Deauville à Las Vegas : 15 jours hyper polarisés, nuts or beurks !

26 février 2013

Définition de "polarisé" : soit très bon, soit très pourri. Se dit aussi d’une main de poker : avoir "les nuts or nothing".

Laissez-moi vous raconter mes 15 jours "nuts or beurks" en bref, z’allez comprendre la force du roller-coaster :

NUTS : Lors de l’EPT Deauville, mon déjeuner d’anniv’ surprise façon goûter avec Emilie, Nico, Coco, Fab et Ludo (merci les z’amis, c’était top !) et toute la journée qui a suivi (massage, fleurs, resto qui tue et soirée à l’02 ensuite)…

annivPetit jeu : sauras-tu deviner qui est qui? (en fait j’avoue : on avait vraiment l’air trop cons -mais du coup, on s’est bien poilés-, je me suis donc dit qu’un peu d’anonymat ne ferait pas de mal hahaha!)

restoFlash pub (parce que c’est aussi à ça que sert un blog) : on ne connaissait pas "l’Essentiel", un resto gastro franco-asiatique, mais ça va devenir notre QG tous les ans pendant l’EPT ! Pour résumer, de l’amuse-bouche au dessert, on s’est ré-ga-lés (et c’est suffisamment rare pour mériter d’être signalé, merci Chef) !

soireeUne belle brochette de fish à l’O2 ! (mais au moins, l’aquarium est remplit de champagne !)


BEURKS :
Avoir l’average en début de Day 2 au FPS (malgré une gravissime erreur de ma part lors du Day 1 : je tente de bluff turn un mec qui est commit, parce que je n’ai pas bien vu la taille de son stack). Et bust Day 2 en 3 mains D’AFFILEE ! Trois flips, merci et au revoir, on rentre à Londres !

claire_FPSTrès sympa ce début de journée, on s’éclate…


NUTS
: Le voyage aller à Vegas en business parce qu’ENFIN, on a pu se servir de nos miles ! Hourrah !

avionLe seul souci avec les voyages en business, c’est qu’on se dit qu’on ne retournera plus jamais en éco. Et pourtant… :)


BEURKS 
:
Lorsque nous arrivons en taxi à notre appartement à Vegas, plus d’électricité.
En même temps, ce n’était pas grave, car nous n’en avions plus besoin pour ouvrir la porte du garage : la batterie de la voiture était vide de toute façon.
En même temps, ce n’était pas grave, et j’irais même jusqu’à dire que c’était une bonne nouvelle que nous ayons oublié d’installer le prélèvement auto des factures EDF (= coupure immédiate), puisque sans cela, notre appart’ aurait pris feu.
En effet, j’ai oublié de mentionner l’explosion d’une canalisation d’eau usée au plafond entre les deux apparts qui a fait tellement de dégâts dans la cuisine que si l’électricité n’avait pas été coupée, ça aurait probablement créé un terrible court-circuit qui aurait foutu le feu partout.
En même temps, ce n’était pas grave, puisque c’est ce qui a permis aux assureurs de découvrir (après dépouillage/démontage de la cuisine jusqu’à l’os) une énorme tache de moisissure derrière l’évier et jusqu’au frigo, et qui datait des anciens proprios. "You’re very lucky, thanks to the leak, we found the mold !" Pour ceux qui ne connaissent pas les ricains, depuis l’affaire des "moisissures tueuses", prononcer le mot "mold" dans un appartement revient à crier "bomb" dans un aéroport.
En même temps, ce n’était pas grave, car celle-ci n’était pas plus dangereuse que celle qui truffe le roquefort. C’est juste que la moisissure, ça sent mauvais.
En même temps, ce n’était pas grave, car grâce aux cuisses de poulet laissées au congélo (oui, ce même congélateur qui n’avait plus de courant depuis 6 mois), on ne sentait plus du tout l’odeur de moisi en entrant dans l’appart’…

Bref, nous sommes donc allés à l’hôtel en taxi (puisque la voiture était en panne). Jouer un peu au poker. Et j’ai bust d’un 250$ au Venetian sur un coup bien polarisé ; ça ne s’invente pas (le mec overbet push river avec soit full soit rien ; il a full et j’ai évidemment pris la mauvaise décision).


NUTS :
Sauf que le lendemain matin, nous étions à nouveau au paradis. En effet, à Vegas tout est possible, même faire du yoga au milieu des dauphins! Trois fois par semaine à l’aube, une petite salle sous l’aquarium géant du Mirage est ouverte pour un cours particulier vraiment particulier. Les 8 tapis sont installés entre trois grandes fenêtres donnant sur les bébêtes qui se marrent bien à nous voir prendre nos postures zen ridicules. Sauf que nous, on s’est bien marrés aussi puisqu’ils étaient tous vraiment en forme : vous avez déjà vu une partouze de dauphins vous ? Nous oui ! (dur dur d’ailleurs de se concentrer sur nos postures tant on avait tous les yeux scotchés sur National "dolphin porn" Géographic en direct).

DAUPHINSUn moment magique et merveilleux (si on ne prend pas en compte que le dauphin qui me parle est vraiment "ravi de me voir" et qu’il m’invite à les rejoindre -oui, le cadrage de cette photo est étudié-) :D


BEURKS 
:
Quelques jours plus tard, nous arrivons à Los Angeles, enfin plutôt dans la charmante bourgade de Commerce, à plus d’une heure d’embouteillage de Venice Beach ou Malibu. Nous découvrons la merveilleuse vue panoramique depuis notre chambre :

parkingEn même temps, c’était ça ou l’autoroute… Alors bon…

normandyAh, c’est sûr que ça change du Normandy…

Une fois notre burger au gras dégusté, nous nous dirigeons motivés vers le casino de l’enfer, aka le Commerce, aka le pire endroit du monde pour jouer au poker, aka "quand t’arrives, tu te grattes", aka "Ca pête, ça rote, ça crache" etc…

Pour vous résumer la chose, quand on gagne un gros pot, on a presque pas envie de toucher aux jetons pour les empiler chez soi. D’ailleurs, je n’ai pas chip-trické une seule fois. Mais j’ai vidé mon tube de désinfectant main. Et mes poches aussi d’ailleurs. Je me soupçonne d’ailleurs d’avoir jeté mes jetons pour pouvoir m’en aller plus vite…

commerceUne usine à rake, avec plusieurs centaines de joueurs entassés à la chaine, dans le vacarme et la crasse… 

chat_depressif

Le lendemain, hors de question de retourner dans la salle maudite des pauvres en bétaillère. Je fais donc péter la banque pour m’asseoir en 20/40 (Limit) pour la première fois de ma vie. Et j’ai l’immense privilège de m’asseoir dans une "room high stakes" à peine moins dégueu et où les jetons ne collent pas aux doigts. Je suis hyper motivée et chargée à bloc : je vais jouer avec une discipline de l’espace : jamais spew de bet en étant derrière, et toujours bourriner en value quand je suis devant. Le Limit est une variante très particulière, où la notion de bluff est différente, où la position est primordiale et où sortir de sa ligne de conduite conduit très souvent à l’échec. Comme dit Fab, c’est uniquement un jeu d’économie où chaque bet compte : il faut y jouer avec rigueur, jamais quand on est d’humeur gambleuse…

Première main que je joue : AK vs A9 dans monster pot sur 245A (ça a bourriné sévère préflop/flop/turn). River 9, je me contente de check/call son bet. Il a A9 et j’ai perdu plus de 250$ sur le coup. Un peu sonnée, je reprends mes esprits et continue la bataille. 88, TT, AT sur AsAd2s8h3s (contre A5 -miam- et Ks4s qui fait couleur river…), QQ sur AKx (=abandon) : j’ai perdu presque toutes mes grosses mains. Aucun flop, des tirages ratés. Comme une spirale infernale qui m’a coûté au final une blinde.

Mais, et c’est là où je m’en veux, j’aurais dû m’écouter. Dans la poker room du Bellagio, par exemple, je me sens bien et je gagne (mais je joue plus petit, 10/20 ou 8/16). J’y gagne pas des tonnes mais j’y gagne régulièrement. Et ici, dans ce casino maudit, j’aurais dû écouter le fait que je ne m’y sente pas bien. Ni chanceuse, ni à l’aise ; et c’est probablement un peu irrationnel mais je pense qu’être entouré de bad vibes amène la scoumoune. En clair, je n’étais pas à ma place et j’aurais dû mille fois prendre en compte ce facteur avant de m’asseoir à la table entourée de gens qui ne me ressemblent pas (enfin j’espère…).

Anéantie et sur-cagoulée, je rentre à la chambre pour regarder la fin des Oscars et c’est là que me vient une idée de génie : regarder "Amour" de Haneke, un film primé/césarisé de partout. Au bilan : une heure à s’ennuyer (c’est quoi cette direction d’acteur ? On dirait que les mecs sortent d’une séance d’orthophonie : on ar-ti-cu-le) et une heure à pleurer face à ce couple de petits vieux qui se meurt lentement. En même temps, le point positif dans tout ça, c’est que maintenant, je sais comment on change la couche d’une grand-mère paralytique.

Bref, si Fab ne m’avait pas ramené un emergency-cookie au chocolat (après avoir busté du Main Event à 10k avec AQ vs AT sur QT9…), j’aurais sauté par la fenêtre. Histoire d’atterrir dans les poubelles juste en dessous et de peaufiner le tableau d’une journée parfaite.


NUTS :
Intervalle zen dans un resto japonais le lendemain avec ElkY, Jenny No et Eugène au coeur de Little Tokyo. Un resto minuscule mais au menu shabu-shabu délicieux et gargantuesque : personne n’a pu en venir à bout !

shabu shabu - Copie

Il me reste encore une semaine sous le soleil de Vegas avec au programme de belles sessions de cash game au Bellagio tous les jours. Et punaise pourvu que je finisse en 100% NUTS ! (Mais même si je reviens cagoulée jusqu’à l’os et que je dois descendre de limites jusqu’en 4/8, ben on s’en fiche car une semaine à Vegas, de toute façon, C’EST TOUJOURS LES NUTS !) :)

Petit bonus pour la route : quand il vous arrive un (petit) bad beat, que ce soit au poker ou dans la vie, pensez à ça (spéciale dédicace à Kara qui l’avait postée sur son mur) :

t-rex
Perso, ça marche à tous les coups mouahahaaa ! :D

Deauville-Baghdad : sous les bulots, la triche…

5 février 2013

Moi qui avait prévu, après deux mois (presque) sans poker, de vous mitonner un petit post sympathique de retour, en direct de Deauville façon "Tout ce que j’aime retrouver sur le circuit" ou "Mon top 10 de tout ce que je préfère sur cet EPT de bord de mer", ben je crois que je peux m’auto-farcir…

En effet, au vu du climat actuel et des questions que tout le monde se pose, je me vois mal vous faire l’éloge de mon plateau d’huître de lundi ou de vous pondre un whine infini sur mes malheurs à la table (quoique, je ne saurais résister à la tentation de vous raconter mes bad beats)…

Car voilà, ce serait comme faire le reporter de guerre qui part à Baghdad et qui revient avec une chronique de "Où manger le meilleur kebab de la ville". Je ne peux donc pas publier sur ce blog sans, semble-t-il, évoquer cette situation désagréable dont tout le monde parle ici : l’affaire de triche façon "Kem’s" de la finale du PPT.

Il est vrai en plus que tout le monde en parle. Je n’étais pas à la table du FPS depuis plus de 15 minutes que des mecs randoms s’envoyaient des  "J’avais deux paires oeil-menton" ou faisaient gesticuler leurs bras comme des fous épileptiques, dès qu’ils entraient dans un coup. Et la table, évidemment, riait de bon cœur. Parce que voilà comment la majorité des joueurs évoque l’affaire : en riant. En fait, tout ceci est en train de devenir une énorme private joke (qui n’est plus très private d’ailleurs) dans toute la communauté.

Sauf que tout le monde ne rit pas non plus…

Y’a aussi ceux qui, comme moi, sont finalement assez tristes et déçus de tout ça. Parce que je ne ferais pas exception en disant que j’appréciais moi aussi JP pour toutes ses qualités humaines et que oui, il était très aimé de tout le monde, toujours poli, souriant, sympa et généreux (mais bon, ce n’est malheureusement pas de ça dont il est question ici)…

Et puis enfin, y’a ceux qui font sacrément la gueule, pestent et enragent : tous ceux qui vivent du poker (joueurs pros ou amateurs, journalistes, businessmen etc…) et qui ont conscience du mal que peut faire cette affaire sur notre image qui est déjà lourdement chargée…

Après, halléluia, il nous faut relativiser l’impact que cette histoire a pour l’instant aux yeux du grand public, puisque nous avons l’immense chance de "faire une Farrah Fawcett".

- Farrah Fawcett est morte
- Ah bon ? Quand ?
- Hier, le même jour que Michael Jackson
- Ah ouais, ok, j’en ai pas entendu parler…

En effet, remercions le merveilleux monde du foot de nous offrir ce qui s’annonce comme l’un des plus gros scandale sportif de tous les temps, pile au bon moment. Les journalistes des médias généralistes ayant donc à manger pour les semaines à venir, ils vont probablement nous laisser un peu de temps d’y voir plus clair avant d’exposer la chose sous les spotlights de façon bourrine et de juger le poker de façon rapide et caricaturale : poker = drogue = triche = prostitution = fange du monde = "cool, on va faire de l’audience au 20h".

Mais il faut en effet reconnaître que même si peu est dit en public, ça jase et ça gueule sévère dans les coulisses… Il me semble donc impossible que l’affaire s’étouffe lentement dans les prochaines semaines : on va droit à l’enquête et au procès (ou pas) mais tout le monde a hâte d’avoir le maximum d’éléments pour se faire une idée et enfin tourner cette page fort désagréable. Quoiqu’il en soit, une petite voix me dit que jamais on ne saura exactement ce qui s’est passé, qui a fait quoi et surtout, quelle était l’énorme partie immergée de l’iceberg reliée à cette affaire…

Donc en attendant que tout ceci décante (et qu’importe finalement l’issue de tout ceci), j’avoue qu’en tant que joueuse, ça m’a un poil préoccupée aussi : l’essentiel est que cette histoire soulève des questions et des points importants à travailler/consolider pour assurer l’avenir de notre passion à tous. En clair, l’envie d’avoir des exigences commence à me gratter sévère : il nous faut blinder l’avenir au lieu de décortiquer un passé qui ne nous offrira probablement aucune réponse. 

J’ai donc envie d’être plus chiante et plus intransigeante que jamais. D’où la création de "la nouvelle charte du joueur pro qui veut jouer en live sans flipper d’être pris pour un pigeon". Ou, plus simplement, la "C.H.A.T.T.E", aka "La CHarte Anti-Triche Totalement Exigeante". 

lion

Suite aux derniers développements des affaires en cours, NOUS, JOUEURS PROS ET AMATEURS, EXIGEONS DESORMAIS :

. Des sièges moelleux, inclinables, avec accoudoirs, chauffants (sur option, et en cas de clim’) et massants, genre avec deux boules qui remontent le long du dos (PS : vade retro esprit pervers, y’a rien de chelou dans ma phrase)

. Des massages gratuits de 10 minutes pour tous

. Des boissons à volonté (et pas que des softs, faut pas déconner)

. Avec les casse-croûtes assortis (certains casinos le font d’ailleurs déjà et qu’ils en soient bénis)

Ok, je dérive doucement. On retourne dans le vif du sujet :

Premièrement nous exigeons :
Des floors compétents et impitoyables avec les rêgles : ce sont les mêmes pour tous.
Encore tout à l’heure, Fab me racontait que lors d’un tournoi récent, un croupier qui distribuait les cartes avait stoppé sa distribution pour appeler un joueur pro à venir s’asseoir afin que sa main ne soit pas brûlée. Ce geste, qui part pourtant d’un bon sentiment à la base, est inadmissible. En effet, que va-t-il se passer quand Randomator va voir sa main brûlée juste après parce qu’il n’était pas non plus assis à temps pour récupérer ses cartes ? Poser des règles strictes et identiques pour tout le monde est un gage incontournable de respectabilité d’un casino. Pas de favoritisme mais des hommes là pour faire respecter l’ordre d’une façon très droite, jamais complaisante et toujours impitoyable : on veut des BatFloors.

Deuxièment :
Une couverture totale des tables et de la zone de tournoi avec des caméras, avec un personnel compétent à l’autre bout des écrans. Le tout avec conservation des bandes pendant une durée suffisamment longue (en cas de besoin de re-visionnage) du tournoi si possible mais surtout à partir de la demi-finale ou, de façon obligatoire, de la finale. On se doute bien que les organisateurs ne vont pas garder trente fois 72h de rush dans les placards et se creuser une grotte en Norvège comme Google pour le data-stocking…

Troisièmement :
Que tous les employés d’un tournoi soient au courant de toutes les dernières techniques de triche hi-tech (ou pas) afin de mieux buster les fourbes. J’ai entendu dire qu’il existait par exemple des encres invisibles pour marquer les cartes (ensuite, ces dernières sont lues avec des lentilles/lunettes spéciales). Et que l’on pouvait les acheter partout online (flippant hein?). J’ai donc envie d’exiger qu’un floor embusqué porte ses lentilles quand il déambule entre les tables. Et que les coupables, s’il y en a, soient immédiatement virés de tous les casinos de France et de Navarre.

Quatrièmement :
Que la jetonnerie soit adaptée, voire à terme, programmée avec des puces incrustées pour éviter tout "ré-injectement" ultérieur d’un tournoi à un autre. Ca semble un peu XXIIe siècle et surtout, ça coûterait une blinde… Mais l’idée est kiffante et elle serait possible quand il ne reste plus que quelques tables en fin de tournoi. De même, il faut impérativement des jetons différents pour les sat, les sides et les Main Event. Ca devient de plus en plus fréquent, mais ce n’est pas encore automatique.

Cinquièmement :
Des mélangeurs automatiques (et donc, qui recomptent les cartes) présents à gogo autant que possible. Même si sur un grand tournoi, pour raisons de budget, seules quelques tables en sont équipées (surtout en TF), c’est toujours mieux que rien. Ca permettrait d’éviter toute possibilité de manipulation, qu’elle vienne du joueur ou du croupier.

Si ces cinq mesures étaient appliquées (ce qui est souvent le cas dans certains casinos de Vegas, par exemple) , il ne fait nul doute que les tricheurs devraient se décourager un tant soit peu avant d’envisager de raser leurs pigeons. Sauf que bon, on rejoint un peu le pays de Candy : ça coûterait une sacrée blinde aux organisateurs tout ça… Mais si rien que les quarts de finales étaient couverts de cette façon, ce serait pas mal non ?

Ce serait d’ailleurs un excellent point de communication pour de nombreux organisateurs de tournoi, qui pourrait même aboutir à une création d’une forme de "label" garantissant des mesures pointues et spécifiques pour protéger les joueurs. Les joueurs exigeraient donc la C.H.A.T.T.E avant de poser leurs fessiers royaux sur des sièges de tournoi : après tout, ce serait logique, non ? :)

En bref, c’est donc aux organisateurs de tournois de jouer aux justiciers (non-) masqués et de décider de prendre la route de la transparence et de la rigueur la plus totale : ils ont tout à y gagner, dont la confiance d’un public de passionnés, souvent bourré aux as et qui en plus, n’a qu’une seule envie : dépenser leurs sous chez eux les yeux fermés. Sur le papier, c’est une idée de comm’ qui ne se refuse pas… Ce serait donc un investissement lourd à la base mais dont les retombées seraient très juteuses et profitables à tout le monde…

De même, et en parallèle, je tiens à préciser  que le peu d’histoires de triches (parce qu’il est bon de rappeler que sur le circuit pro WPT, WSOP et EPT, ça reste à priori infiniment marginal) que j’ai entendu depuis 5 ans que je suis sur le circuit, touchaient aussi bien le online que le live…

Mais bon, comme il est question ici d’une affaire en live, parlons de ça. Toutefois, j’apprécierais que les rooms online communiquent un peu plus sur leur méthodes de traque des tricheurs et leurs résultats… Car on sait que si le côté "barronage" (un complice posté derrière l’adversaire), "Je te fais des signes" ou, plus simplement "On se joue pas" existe depuis que le poker existe, et présente un côté presque archaïque limite "Commedia dell’arte", la triche online peut inclure des techniques super hardcore de complexité… Le sujet est encore plus tabou que le live, et pourtant, il touche beaucoup plus de monde et donc, beaucoup plus d’argent…

Je voudrais revenir aussi sur l’idée qu’il ne faut pas oublier d’où vient le poker et sa mauvaise réputation. En résumé : "On ne peut pas arriver sur une ancienne décharge pour construire sa maison et gueuler parce que ça pue quand on ouvre les fenêtres". Attention à ne pas sortir cette phrase hors contexte : je ne dis évidemment pas que "c’est comme ça, alors ferme ta gueule". Non, je dis juste que grâce à de nombreuses personnes de bonne volonté, tout bouge tranquillement et s’oriente dans la bonne direction mais il ne faut pas non plus oublier qui jouait au poker il y a 20 ans dans les arrières-salles enfumées…

Mais bon, non seulement le donquichottisme est un moteur merveilleux mais en plus, il arrive parfois même à faire tomber un moulin (à moins que ce soit un coup de vent extérieur ou une grosse "Deus ex Machina" pelleteuse, mais au final, du moment qu’on a le résultat…).

De plus, et pour clore le sujet, c’est dans le circuit du poker pro que j’ai appris ce que le mot "avoir une parole" voulait dire. L’immense majorité des joueurs pros que j’ai rencontré et que je cotoie au quotidien sont des gens droits, intêgres et de vrais amoureux du jeu. Beaucoup sont capables par exemple de prêter une somme énorme à une connaissance du circuit sans sourciller et sans aucune garantie, et se les voir rendre quelques jours plus tard comme si de rien n’était ; parce que faire confiance à quelqu’un veut vraiment dire quelque chose (et la trahir, aussi…). C’est aussi un milieu qui compte de nombreuses personnes avec qui j’adore passer du temps, pour parler poker ou juste refaire le monde pendant des heures. Voilou.

Maintenant, assez parlé de choses importantes.

(avant, petite parenthèse philo avec une phrase que j’aime tout particulièrement :  "Quiconque a sondé le fond des choses devine sans peine quelle sagesse il y a à rester superficiel" Nietzsche. Voilà, comme ça, ma transition vers la fin de cet article est faite…)

Finissons donc sur trois notes positives et légères :

anaisAnaïs Lerouge est officiellement un vrai pirate : elle s’est encore emparée, pour la 3e fois (!) du titre Ladies ! VGG à toi ; u rock girl :) (pour info, ici, c’est le bar de l’O2, dans le casino, où se retrouvent tous les joueurs le soir : un piège absolu où le "Allez, non vraiment c’est mon dernier verre et je rentre" est voué à l’échec à 100%…) 

crountch[interlude on ze beach] Crountch, crountch, crountch : le bruit des coquillage broyés est plus jouissif que celui du papier bulle qui éclate sous les doigts :)

ben_restoEt pour finir, un gros VGG aussi à Benjamin Pollak qui remporte le contrat Betclic à 100k ; et zou, un autre prétexte pour faire la fête ! 

Rendez-vous dans quelques jours pour la suite de cette étape Deauvillaise dans un autre post où, cette fois, vous n’échapperez pas au récit de mes bad beats ! :) (mais promis, j’y mettrais aussi plein de bétises et de photos sympas)

Un gros GL aussi à tous les potes qui sont encore dans la Main !

Petite sélection de films et docus à voir absolument !

5 décembre 2012

Oui, je sais, rien à voir avec la choucroute…

Mais étant donné que ce blog est greffé sur mon niveau de bankroll ; en ce moment, vous aurez le droit à des posts à 50 euros max. Pas de "Comment j’ai ship le WPT Prague avec majesté" ou de "Comment massacrer un field de 800 sharks sans cartes et uniquement en bluff" (spéciale dédicace d’ailleurs à l’ami Fred D8, Roi des bloggeurs après une perf’ magnifique à Mazagan : on est tous vraiment heureux pour toi : Méga VGG !)

Non, bien que je sois effectivement à Prague (avec pour but de faire des sat’ et de jouer un peu en cash),  dans ce post, vous aurez le droit à des recommandations de vidéos qui m’ont récemment bouleversées. Ce qui, après réflexion, est probablement mieux pour vous que mes conseils pour déchirer ses adversaires au poker… :D

De plus, à quoi sert un blog si ce n’est à mettre en avant publiquement quelque chose qui nous plait ! A mon tour de faire de la pub ! J’ai donc sélectionné deux long-métrages de fiction et deux documentaires : roulements de tambour, en avant marche et ouvrez grands vos oreilles !

LE GRAND SOIR de Benoît Delépine et Gustave Kervern (avec Benoît Poelvoorde, Albert Dupontel et Brigitte Fontaine)

C’est celui que j’ai le moins aimé des quatre mais il m’a suffisamment secouée pour figurer sur ma hot list du moment. Je ne sais pas comment les Grolandais ont pu réussir ce tour de force de rendre poétiques des images de zones commerciales, entre Leroy Merlin, Picard et Bricorama, mais ils l’ont fait. No man’s land de l’anti-capitalisme, cette fable burlesque oppose deux frères n’ayant à priori rien en commun : l’un est le plus vieux punk à chien d’Europe (Poelvoorde) et l’autre (Dupontel), le commercial de Top Literie à la vie le plus chiante d’Europe.

L’un a choisi de vivre en marge avec ses canettes de Kro, son (petit) chien et sa douche matinale à la fontaine du Rond Point des Lys. Et l’autre ne choisira pas d’être envoyé sur les rails de la marginalité. En bonne satyre sociale, les deux réalisateurs nous replongent dans nos 17 ans, quand nous voulions casser la gueule au monde entier, sans pour autant avoir une autre solution à proposer à la place. Le film est du 100% no future ; avec un pessimisme si hardcore qu’il forcerait presque le spectateur à prendre les armes de l’optimisme pour partir au combat.

Ne vous attendez pas à des rires en rafales, des blagues en mitraillettes ou des répliques cultes à la chaîne. Non, le film traîne et prend son temps comme un vieux punk bourré qui contemplerait le monde avec le cynisme et le mépris d’un gamin qui refuserait d’aller à l’école le lundi après-midi quand il fait beau dehors…

Au passage, vous pourrez aussi profiter de Poelvoorde dans le plus beau rôle de sa carrière…. Donc inspirez fort et plongez. Mais inspirez profondément : là où les Grolandais vous emmènent, vous aurez besoin d’air…

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LES BETES DU SUD SAUVAGE, de Benh Zeitlin avec Quvenzhané Wallis et Dwight Henry

Premier film, titre chelou, acteurs amateurs, film qui repose entièrement (et uniquement) sur les épaules d’une gamine de 6 ans, pas vraiment de synopsis si ce n’est un truc bizarre avec des aurochs sauvages qui se réveillent somewhere en Antarctique et une gamine qui vit avec son père dans le Bayou sur un territoire qui subit une montée des eaux sans précédent. Voilà. Sur le papier, c’est juste : "Next".

Sauf que le fait que le film ait tout raflé à Cannes, Deauville, Sundance, Londres ou Stockholm a fait quelque peu pencher la balance de l’autre côté. "Okay, let’s give it a chance…"

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Et là, après une heure et demie de film, comment dire… La claque a été telle, et je l’ai ressentie tellement fortement, que je n’aurais jamais les mots pour vous décrire la façon dont j’ai vécu ce film. J’ai eu des frissons du début à la fin, pleuré gaiement les 15 dernières minutes (même si le film n’est pas du tout une tragédie arrache-larme comme les films américains qu’on déteste) mais surtout, vu le film d’une façon que vous ne comprendrez jamais.

Parce que le vrai secret de ce film est là : vous aussi, vous verrez ce film d’une façon unique et personnelle. Il vous touchera d’une façon spéciale, et touchera votre voisin d’une autre. C’est juste la définition d’une vraie œuvre d’art : sa magie et sa poésie font que le spectateur comble les trous avec son propre imaginaire et son propre vécu pour le ressentir plus fortement.

Selon les spectateurs, les sujets abordés dans le film seront donc différents. On y retrouve un parfum de fin du monde, de résistance, de passage de l’enfance à l’âge adulte, de rebellion, de man vs wild, d’anti-capitalisme, de documentaire et de conte de fée à la fois… Perso, j’ai trouvé que ce film était purement et simplement du génie… Je vous le recommande vraiment. Mais genre VRAIMENT.

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Passons maintenant aux documentaires…

Il est vrai, et je ne vous le cacherais pas, que je traverse en ce moment une phase de "complot-à-gogo", saupoudrée de "On nous ment, on nous affabule" qui m’excite tout particulièrement. Et mon cas s’est quelque peu aggravé suite notamment à la découverte de ces deux reportages, qui ne sont pourtant pas des démonstrations de prosélytisme mais des bijoux d’investigation hors des sentiers battus…

UN MONDE SANS HUMAINS de Philippe Borrel

Un reportage diffusé sur Arte en octobre et qui a fait couler beaucoup d’encre. Et pour cause… Sans vouloir vous gâcher votre plaisir de découverte, il y est question de l’impact des nouvelles technologies sur notre vie et de la part énorme que celles-ci vont avoir dans notre futur (très) proche. En moins de 10 ans, nous sommes en effet déjà greffés à nos smartphones et autres ipad, mais ce n’est que le début d’un esclavagisme progressif qui réduira l’humanité à des bouts de chairs dépendant d’un cerveau extérieur. Dramatic much ? :)

Si je vous parle d’une "université", implantée sur le site de la Nasa et financée en partie par Google et les plus gros monstres anarcho-capitalistes du monde, et faisant des recherches sur la programmation du cerveau et la façon de le contrôler via des machines, ça vous parle ?

Voici un extrait de la présentation du film, sur le site d’Arte : "Les adeptes de ce mouvement de pensée, né aux États-Unis, voient dans les techno-sciences un moyen de créer un homme plus que parfait, bardé d’implants, dont les maladies et autres imperfections physiques seraient gommées grâce aux innovations technologiques. Les plus fervents vont même jusqu’à évoquer la possibilité de se jouer de la mort en sauvegardant nos consciences sur disque dur."

Philosophes, scientifiques, journalistes évoquent donc un futur qui où l’humanité sera divisée en deux : une élite post-humaine tendant vers "l’omniscience et l’immortalité" (dixit le big boss -et futur Dieu- de cette "Université" s’apparentant plus à une secte qu’autre chose) et le reste de la populace, qui trimera pour garder une place dans une société où, plus que jamais, le marketing et la sur-consommation seront les bases de notre civilisation.

Un film totalement révoltant et terrifiant et dans la même veine que le docu sur Goldman-Sachs. Ou comment des monstres d’égoïsme voulant devenir Dieu décident de tirer leurs épingles du jeu en crachant au visage des pauvres débiles philanthropes qui rêvent encore "d’un monde plus beau où l’humain grandit en se mettant au service de l’humanité et de la planête"… Très instructif.

Juste un exemple, pour finir, sur ce que la machine sait déjà faire : lors d’une expérience, on passe un sujet dans un IRM et on lui montre une image de voiture. Un ordinateur à l’autre bout va interprêter les résultats de l’IRM et répondre à la question "A quoi pense le sujet ?" par "Une voiture". Fun. Ou pas…

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LA REVELATION DES PYRAMIDES de Patrice Pooyard

Après avoir vu ce documentaire (cliquez ici pour le visionner), vous ne verrez plus jamais l’archéologie et la paléontologie de la même façon. Ici pourtant, il n’est pas question de délire mystique ou de théorie paranormales. Non. Dans ce docu de près de 2h, la voix-off d’une femme explique posément une démarche d’investigation se voulant "objective" et "ne rassemblant que des faits". Et en effet, pendant 90 minutes, seuls des faits sont présentés, à la chaine. J’en parlais hier avec un gros pro du circuit qui a joliment résumé la chose : "Après avoir vu ce doc, je suis devenu fou" 

Sans tout vous dévoiler, vous découvrirez que la pyramide possède en réalité huit faces (visibles uniquement façon ombre/lumière lors des solstices), qu’elle est orientée plein nord avec une différence de seulement 5° degrés (un niveau de précision qu’on atteindra en Europe qu’au 19e siècle), que les gigantesques blocs de granit dans la chambre du Roi sont alignés avec une précision de l’ordre du 1/10 de milimètre, que si elle a réellement été construite en 20 ans (la version officielle), cela signifie que chacun des 2 millions de blocs de plusieurs tonnes a été extrait/taillé/posé en 2 minutes et qu’on y retrouve le nombre d’or et π absolument partout. Et que tout ceci n’est "qu’une coincidence" et que les égyptiens étaient "juste très patients et méticuleux mais n’avaient évidemment aucune connaissance mathématique" selon la version officielle…

Si la science avait réussit à expliquer la construction des pyramides égyptiennes et mayas ou des colosses de l’Ile de Pâques, ce documentaire n’aurait pas de raison d’être. Sauf que voilà, même aujourd’hui, personne n’a d’explications si ce n’est des suppositions plus ou moins absurdes.
L’auteur s’aventure donc à donner une théorie (peu détaillée) dans les 15 dernières minutes, en précisant qu’il ne s’agit que d’une théorie et qu’elle n’est, pour l’instant, pas vérifiable. En réalité, son point est plus simplement de démontrer que les explications officielles ne fonctionnent pas.

Pourquoi alors ne sont-elles pas remises en question ? Parce que l’archéologie "officielle" fonctionne de façon collégiale et hiérarchique. Et que personne n’a le droit de remettre en question des théories admises comme fondement de l’archéologie moderne… Une pierre qui s’écroule à la base et ce sont 95% des "chercheurs" qui voient leur statut prestigieux de "docteur" ou, plus concrètement, leurs financements, s’évanouir au loin… L’archéologie deviendrait la risée des sciences : l’égyptologie moderne n’existerait plus. De même, comme en politique, pour grimper les échelons et se faire un nom, mieux vaut ne pas être trop audatieux et suivre la tendance, quitte à retourner parfois un peu sa veste selon le courant du moment…

En réalité, la grande pyramide de Gizeh ne peut pas être simplement le tombeau de Kheops comme le veut la théorie officielle. Et ils sont de très nombreux archéologues à soutenir cette théorie : le batiment était déjà là depuis très longtemps (ce qui contredirait le fait que les premières grandes civilisations sont nées il y a 6000 ans) et Kheops a choisi de mettre sa dépouille dedans, comme peut-être d’autres pharaons avant lui. Si Kheops l’avait fait construire pour lui, cela aurait signifié qu’elle ait été construite en 20 ans, la durée de son règne de Pharaon. Ce qui est absolument impossible. Surtout quand on regarde les outils dont disposaient les égyptiens en question à ce moment là : des pierres et des burins (une fois de plus, selon la théorie officielle). Par comparaison, il est admis en revanche que les pyramides mayas ont été construites en plus de 150 ans chacunes…

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Bref, si je me lance sur ce sujet, je vais dériver sur plein d’autres choses, dont les origines de l’homme (qui remonteraient en réalité à bien plus loin que la version officielle), les civilisations perdues, celles évoquées dans la Grèce Antique ("affabulation et imagination fertile", qu’ils nous disent) ou les diverses invertions de pôles magnétiques ayant déjà eu lieu et ayant entraîné des minis fins du monde lors des précédents millénaires… (mais oui, le 21 décembre,  je vais dormir sur mes deux oreilles :) ).

Et juste une question : si jamais, pour une raison X ou Y, notre civilisation venait à disparaitre (virus, changement climatique, super éruption, météorite, guerre bactériologique de fou etc…) que resterait-il de nous dans 10 000 ans? Sérieux ? Le plastique, le béton, le métal… Tout ça se décompose, s’abime ou rouille (sauf qqs métaux dont l’or). Il ne resterait que nos structures super massives en pierres (pour info, la grande pyramide, tout comme des murs mayas, sont bâtis et imbriqués d’une façon extrèmement complexe et anti-sismique).

Ci-dessous, un mur à l’Ile de Pâques… Comment dire… Chaque bloc pèse plusieurs tonnes et s’emboite à la perfection avec les autres. Ils étaient plutôt bons les mecs pour des primitifs en peaux de bêtes et avec des silex…

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Une fois de plus, je n’ai aucune théorie qui me séduise plus qu’une autre (et certainement pas celle des martiens) mais quand même, qu’on vienne pas me dire que "Ca c’est passé comme ça un point c’est tout. Et tout ce qui ne rentre pas dans la case, et bien, ça restera à jamais un mystère et un point non-résolu à ne plus prendre en compte. Et pis voilà…"

La bonne conclusion est, je pense, de garder un esprit ouvert et de ne jamais rien prendre pour acquis en dehors des faits. Le reste n’est que théorie et je pense que personne ne détient une vérité, surtout pas sur ce genre de sujets… Il est impossible de dire "Ca s’est passé comme ça, un point c’est tout". Sinon, une seule image me vient en tête, celle de Gallilée qui soutient que la Terre est ronde, faisant éclater de rire les plus grands scientifiques de l’époque.

Il ne faut pas oublier non plus que les médecins faisaient des saignées pour guérir les malades les plus faibles ou que les astronomes pensaient que le soleil tournait autour de la Terre… La seule vraie certitude que j’ai, c’est que les scientifiques dans 2000 ans riront à gorge déployée en voyant les conclusions officielles de notre siècle. Le reste n’est que théorie et je vous invite à faire la vôtre !

Pour les curieux, allez visiter ce site qui semble à première vue être un ramassis de trucs paranormaux, chelous, voire risibles mais il contient suffisamment de matière pour élargir son imaginaire et son champ de vision. L’essentiel après tout pour se faire un avis est de piocher à droite et à gauche avant de stabiliser son opinion, non ? En clair, avoir en main les versions officielles et celles qui ne sont pour l’instant que purs délires. Ensuite, il n’y a plus qu’à choisir sa route entre les deux !

Surtout, une fois que vous aurez vu un ou les quatre films ci-dessus, surtout n’hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé dans les commentaires ! J’ai hâte d’avoir votre avis et surtout, j’espère qu’ils vont vous plaire ! (et pis rien de tel après un bon gros bad run des familles que de se mater un film qui nous transporte loin, très loin, des tapis de jeu non ?)

Pourquoi jouer un tournoi à Aix-les-Bains peut être plus difficile qu’un EPT à Copenhague…

12 novembre 2012

Bon, ok, j’ai volontairement appuyé sur le champignon de la provoc’ dans mon titre, mais l’idée est là : de la difficulté de gagner un coup à une table de joueurs débutants. Et il est question de débutants relous. Pas de mecs gentils qui misent quand ils ont et foldent quand ils ont pas (une espèce malheureusement en voie de disparition).

Je vais commencer par un exemple qui en dit long. Nous sommes donc dans le Dream Poker Tournament dans le très joli casino d’Aix-les-Bains pour un buy-in de 1 100 euros (je tiens d’ailleurs à remercier l’organisation pour leur chaleureux accueil). Un joueur, appelons-le "Némo", paie un raise, call flop puis décide de monster raise turn sur un board 6 8 J 7. L’autre en face se gratte, souffre et finit par fold brelan de 6 en voyant la force sereine affichée sur le visage de Nemo. Ce dernier abat alors fièrement A9 avec un grand sourire. Silence… On se dit tous, "Wow, ok, beau bluff, punaise, il a des coucougnes le mec…" Sauf qu’il sort deux secondes plus tard : "C’est facile en même temps avec quinte !". Petit blanc gêné à la table… "Mmmh… Non, vous n’avez pas quinte…". Et là, Nemo, tout rouge, comprends son erreur et tente de se rattraper : "Mais je sais ! Bien sur que j’avais pas quinte !".

Ensuite, quelques heures plus tard, Némo décide de payer un raise hors position après avoir limpé avec 8h-6h. Le flop tombe 7h 7s 9h. Et là, dans un pot de 4k, Némo donk 40k et tapis (!). L’autre se précipite pour payer avec 7-9, créant un "Wow !" général à la table… Lorsque la river tombe, un 10 de cœur, évidemment, le mec avec 7-9 manque de tomber de sa chaise et se lève immédiatement pour parler aux murs. Pendant ce temps, alors qu’on compatit tous à la douleur du two-outé, Némo nous explique, en ramassant les jetons : "Ah mais j’étais quand même énorme au flop, les cœurs, la quinte, c’est pas non plus un truc horrible…" On lui explique alors qu’il y avait full en face et que du coup, seules deux cartes pouvaient le sauver, "Ah oui… Ah ben j’ai eu de la chance hein, hahaha !"

Maintenant ma question est : comment jouer contre un mec qui ne comprend rien ni à ce qu’il fait ni à ce que les autres font ? Le poker est un jeu où le talent de lecture est ce qui différencie un bon joueur d’un mauvais. Tout se joue dans l’habilité à mettre notre adversaire sur un range plus ou moins précis et jouer ensuite au premier, au second ou au troisième degré sur le "Il croit que je crois qu’il a cette main, donc je vais jouer comme ça pour tout lui prendre".

Sauf que contre un joueur qui ne sait pas ce qu’il fait, la lecture est par définition impossible. La stratégie non plus. Nous en parlions lors d’une discussion intéressante avec Ludovic Riehl (qui prépare justement un blog à ce sujet), Michel Abecassis et Fabsoul et le débat était animé : est-ce un cauchemar ou une bénédiction de jouer contre des débutants ? Car la seule façon de contrer un adversaire qui ne comprend rien est de jouer super tight, ne jamais bluff et de value au max toutes ses mains. Ok. Sauf que comment on fait quand on a pas de jeu ? Ce n’est même plus du poker, si ?

Jouer contre des mecs qui ne savent pas lire un board, n’ont aucune logique de mise (mise/raise pour value ou pour bluff?), aucun raisonnement et qui en plus, se trompent en lisant le board ou leurs cartes, c’est de la roulette. Le joueur pro en est réduit à jouer purement ses cartes, sans aucune fantaisie, aucune stratégie ou aucun bluff, ce qui est non seulement d’un ennui total mais en plus, un pacte unilatéral avec Dame Chance ("Pitié donnez moi du jeu et des mains à value")…

Quel joli lac que le Lac d’Annecy… Tant de promesses…

Miam miam, chomp chomp, burb…

"Je crois que j’aurais pas dû reprendre de dessert…"

Meugnnnnmeugnaraaaaaaaa… Plus jamais…

MASSACRATOOOOOOOOR !!!

Pardon pour la pauvreté de la BD ci-dessus mais bon, vous comprenez l’idée quoi… :)

Dans un tournoi de niveau moyen, prenons un Day 1 dans un WPT par exemple, il est possible de bluff des petits pots par-ci, par là, de grind à droite et à gauche car il y a du répondant en face. Les mecs bien souvent comprennent ce qui se passe et ne sont pas suicidaires. Ils ne paient pas deux barrels avec ventrale pour hit une paire miracle river par exemple…

Vous allez me répondre "Mais tous les jours, j’ai envie que le mec me paie en étant derrière !" Sauf qu’il y a "être derrière avec 5%" et "être derrière avec 40%"… La notion de long terme en tournoi live n’existe pas ; ce n’est pas du cash game ou du multi-tabling online où la succession de tournois amortit la variance. Non, c’est du one shot. Et avoir en permanence un mec qui paie votre AKo avec Q6s et qui est prêt à mettre sa chemise à la river sur un board T 9 6 7 2 avec une couleur qu’il n’aura même pas vue, c’est horrible. Le mec ne va pas aller loin sur le long terme, mais sur le court terme, il va vous pourrir. Et ensuite, même s’il saute, c’est un autre qui va prendre sa place…

Je vois par exemple dans ce tournoi, je n’ai eu en six heures de jeu que deux fois AT et une fois 66. Le reste du temps, j’avais des suited connectors qui trouvaient leur flop (mais jamais le reste) ou des poubelles injouables. J’ai stupidement tenté des moves de type "Je représente exactement cette main là et lui, comme il a AK, il va devoir fold" sauf que non, le mec ne fold jamais. Je n’aurais jamais dû tenter autre chose que de jouer purement mes cartes. Et comme sur toute la durée du tournoi, je n’ai hit que deux fois une paire (véridique, un truc de fou), je ne pouvais pas jouer, ce qui n’aurait pas été le cas dans un tournoi avec un field plus relevé.

Attention, je ne dis évidemment pas que je préfère un field épicé à un field de petit tournoi de casino… C’est juste que, comme tout le monde, je préfère l’entre-deux…

Je préfère perso tous les jours affronter un robot nordique médiocre (ils ne sont évidemment pas tous bons), genre ceux qui ne sortent jamais de leur ligne de conduite (call un raise HP avec main pas terrible : jamais, limp : jamais, call flop avec ventrale et une over : jamais, 3-bet automatique avec un range précis allant de 8-9s à AA, auto-push anytwo à 10BB left en late etc…) plutôt qu’un mec qui, à la question "Quel est son range de call ici ?" a pour réponse "Any two" et qui donk/over bet une fois sur deux selon son humeur et ses cartes préférées du moment…

Je suppose toutefois qu’il y a ici une belle piste à explorer pour arriver à jouer contre de très bons joueurs. L’effet de surprise et la faculté à sortir des sentiers battus, c’est d’ailleurs ce qui va faire la différence entre des très bons joueurs et des joueurs juste bons. La faculté à donner des maux de crâne… "Mais pourquoi il a joué ce coup comme ça ? Mais WTF ? Mais qu’est ce qu’il a ?"

Evidemment, et c’est là tout le problème, des plays élaborés ne peuvent être mis en pratique que contre des joueurs ayant le niveau en face de comprendre ce qui se passe… Et il n’est pas toujours facile d’être sûr à 100% du degré de lecture du mec en face… De même, sortir de la ligne implique forcément aussi de grosses prises de risques et la nécessité de virer hors de l’autoroute du mathématiquement correct.

En fait, ça me fait penser à la stratégie de kung fu de l’homme ivre. On croit qu’il fait n’importe quoi mais en fait, après petit coup de pied à gauche, une bonne banane à droite et un léger enfoncement thoracique au milieu, on comprend que le mec envoie du lourd, non pas dans son gosier mais dans ta pauvre face de blairette qui n’a pas compris ce qui lui arrivait.

J’en parlais dans les commentaires du post précédent, où il était question de créativité, qui à mes yeux représente toujours une grosse part de risque, sauf si on connaissait vraiment son adversaire et que l’on joue à un gros niveau. Je précisais aussi que pour moi, n’est pas Picasso qui veut et qu’avant de jouer en déconstruisant, il valait mieux sacrément maîtriser le pinceau… Perso par exemple, je sais que j’en suis incapable ; j’ai un jeu propre et solide mais je ne sais pas encore comment retourner un bon adversaire comme une crêpe en lui faisant croire ça, puis ça, avant de le raise puis check-raise puis whatever it is…

Bref, tout ça pour dire que mon prochain tournoi sera un side event à Prague en décembre où j’espère qu’il y aura plein de gentils petits robots nordiques. Pas les méchants robots qui donnent mal à la tête, non, juste les gentils qui jouent proprement… Et en attendant, retour à Londres pour le mois de novembre : quel bonheur d’être chez soi, surtout entourée des deux (trois) amours de ma vie :

Sean, mon idole de toujours et Fishou le Lapinou, mon nouveau porte-bonheur ! (il est un peu mort mais il est très doux…)

Sur ce, Londres est une ville extra-ordinaire et, contrairement aux idées reçues, il n’y fait pas plus mauvais qu’à Paris (il y fait juste mauvais tout pareil…). J’y retrouve un parfum de New York et de Brooklyn où le dynamisme et la réactivité sont un état de fait, où les restos ouvrent au gré du mood du moment, toujours à la pointe de l’innovation et du renouveau, où les boutiques sont hallucinantes, absurdes et audacieuses, où les gens sont brassés dans un melting pot géant d’où ne sort que le meilleur, où l’excentricité fait sourire, où on enchaine une promenade dans Hyde Park avec une soirée underground dans une ex-église… Bref, une métropole immense, un centre du monde bourré de surprises et de choses à découvrir en permanence. Perso, je ne pourrais plus vivre ailleurs !

Ok, sauf peut-être là…

Ou là, allez, soyons fous :

Et ce qui est fun, c’est qu’au final, je ne suis qu’à quelques (gros) flips de ces paysages de rêve! Et que vous aussi ! (Mode optimisme maximum ON) :D


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